-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Accident de bus à Juvisy-sur-Orge: les véhicules récupérés dans la Seine, "aucun risque de pollution"
-
WTA 1000 de Madrid: tout en maîtrise, Andreeva file en finale
-
Décès du peintre allemand Georg Baselitz, connu pour ses tableaux à l'envers
-
Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés vont être conduits en Grèce, annonce Israël
-
Tour de Romandie: cannibalesque, Pogacar s'offre la deuxième étape
-
Destination Caracas pour le premier vol direct en 7 ans au départ de Miami
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
Au Mali, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué dans les attaques
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
Royaume-Uni: critiqué, le gouvernement promet d'agir après une série d'attaques antisémites
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
L'Ukraine a demandé des "détails" sur la proposition russe d'une trêve le 9 mai
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
En Irlande, un trentenaire défie la démence en courant 32 marathons
-
Mauvais début d'année en zone euro, avec une croissance quasi-nulle et des prix qui grimpent
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
IA: la Maison Blanche s'oppose à un projet d'Anthropic d'élargir l'accès à Mythos (média)
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Le Kényan Sawe, premier marathonien sous les deux heures, accueilli en héros au Kenya
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
La France suspend la vente d'un dispositif de stérilisation chez les femmes
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La "flottille pour Gaza" interceptée par Israël loin de ses côtes, 175 militants arrêtés
-
L'Indonésie, sanctuaire des requins-baleines, selon une étude
-
Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas, première banque européenne
-
La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, alerte RSF
-
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
-
La Société Générale garde le rythme au premier trimestre
-
Trump dit envisager une réduction des forces armées américaines en Allemagne
-
Samsung voit son bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA
-
La flottille pour Gaza encerclée par l'armée israélienne selon ses organisateurs
-
Attentat de Bondi: la police australienne avait été alertée sur le risque d'attaque antisémite
-
Après la conférence de Santa Marta, quelle suite pour la sortie du pétrole?
-
La BCE va maintenir ses taux malgré le choc énergétique
-
L'Insee va annoncer sur quel pied la croissance a entamé l'année
Dans les montagnes thaïlandaises, l'opium prospère à l'ombre de la guerre birmane
Jawa Jabo, 70 ans, s'est remis à consommer de l'opium. Comme des milliers de Lahu du nord de la Thaïlande, il est une victime collatérale de la guerre civile en Birmanie voisine, à l'ombre de laquelle prospère le trafic de drogue.
Epuisé par son travail et les tensions dans son couple, ce producteur de café de Mae Ai, dans la province de Chiang Mai, participe à une cérémonie de purification afin de combattre son addiction.
"Que tout ce qui est mauvais se noie dans la rivière et ne revienne jamais", scande un chaman en lui tenant les jambes pour en éliminer les toxines.
Au terme du rituel, Jawa brûle une cordelette blanche avant de la nouer autour de son poignet en guise de protection et pour lui rappeler ses engagements.
"La douleur s'est apaisée après la cérémonie", assure le septuagénaire. "A partir d'aujourd'hui, je dois arrêter l'opium".
- Méthamphétamine -
Peuple montagnard dispersé entre la Chine et plusieurs pays d'Asie du Sud-Est, les Lahu sont environ 300.000 de part et d'autre de la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande.
Cette région montagneuse se trouve dans le tristement célèbre "triangle d'or", qui a été au coeur de la production mondiale d'opium dans les années 1960 et 1970.
Elle avait reculé après la guerre du Vietnam, face notamment à la concurrence de l'Afghanistan, mais le coup d'Etat militaire de 2021 en Birmanie lui a donné un nouvel élan.
La méthamphétamine, une drogue de synthèse, s'est ajoutée à l'opium et les populations les plus vulnérables, comme les Lahu, sont les plus durement touchées.
"Les premières victimes sont les communautés qui vivent le long de la frontière", souligne Delphine Schantz, représentante régionale de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
"Plus elles sont proches des zones de production et moins les drogues sont chères", poursuit-elle. "Nous constatons une hausse de la consommation, en particulier chez les jeunes".
Selon une étude de l'université de Chiang Mai, la consommation de drogue a triplé entre 2019 et 2024 dans les huit provinces les plus au nord de la Thaïlande.
Les taux les plus élevés sont relevés dans les zones rurales les plus reculées, où le manque d'opportunités professionnelles pousse également les habitants à prendre part au trafic.
"Le moyen le plus rapide de gagner de l'argent, c'est de produire et d'acheminer de la drogue", explique le lieutenant-général Worathep Bunya, chef d'une force opérationnelle d'interception à la frontière.
- "J'ai arrêté" -
Elevé par son beau-père, un petit trafiquant de drogue, Sitthikorn Palor, 19 ans, a abandonné l'école dès la primaire.
Après avoir brièvement travaillé comme ouvrier agricole, il a commencé à livrer de la méthamphétamine.
"Je récupérais la drogue et la livrais aux clients", témoigne-t-il.
Pris en charge par un groupe de soutien, il a repris ses activités agricoles et rêve aujourd'hui d'ouvrir un garage automobile.
"Ils m'ont encouragé à changer", raconte le jeune homme. "Normalement, je n'écoute personne, mais lorsqu'ils sont venus me parler, comme des grands frères et soeurs, je les ai écoutés et j'ai arrêté ce que je faisais".
L'organisation With Loving Hearts a accompagné au fil des années des dizaines de Lahu tombés comme lui dans l'engrenage de la drogue.
"Les enfants Lahu ont la réputation d'être paresseux, non éduqués ou consommateurs de drogue", regrette la cofondatrice Yuphin Saja. "Mais derrière cette étiquette, ils essaient simplement de survivre par eux-mêmes".
- Patrouilles frontalières -
L'opium est cultivé depuis longtemps par les tribus montagnardes du triangle d'or, où les sols sont trop pauvres pour la plupart des autres cultures.
Mais selon l'ONUDC, la production a plus que doublé depuis le coup d'Etat de 2021 en Birmanie, où des groupes criminels tiennent également des laboratoires de méthamphétamine, facilement dissimulables dans la végétation.
La junte militaire au pouvoir et plusieurs organisations armées qui la combattent sont accusées de tirer profit du trafic de drogue pour financer leurs combats et l'épidémie s'étend aux pays voisins.
"Le trafic de drogue vers la Thaïlande augmente à mesure que la production devient plus efficace", dit le capitaine Khetsopon Nopsiri, de l'armée thaïlandaise.
Par une matinée brumeuse, il mène une patrouille de six soldats, fusil d'assaut à la main, le long de pistes de terre à travers la forêt.
Son unité surveille les routes de contrebande de drogue en provenance de Birmanie et se heurte régulièrement à des trafiquants présumés -- quatre fois rien qu'en novembre.
Un groupe de dix à douze suspects a récemment pris la fuite après un échange de tirs, affirme le capitaine. Ils ont laissé derrière eux plus deux millions de pilules de méthamphétamine.
F.Dubois--AMWN