-
Destination Caracas pour le premier vol direct en 7 ans au départ de Miami
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
Au Mali, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué dans les attaques
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
Royaume-Uni: critiqué, le gouvernement promet d'agir après une série d'attaques antisémites
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
L'Ukraine a demandé des "détails" sur la proposition russe d'une trêve le 9 mai
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
En Irlande, un trentenaire défie la démence en courant 32 marathons
-
Mauvais début d'année en zone euro, avec une croissance quasi-nulle et des prix qui grimpent
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
IA: la Maison Blanche s'oppose à un projet d'Anthropic d'élargir l'accès à Mythos (média)
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Le Kényan Sawe, premier marathonien sous les deux heures, accueilli en héros au Kenya
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
La France suspend la vente d'un dispositif de stérilisation chez les femmes
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La "flottille pour Gaza" interceptée par Israël loin de ses côtes, 175 militants arrêtés
-
L'Indonésie, sanctuaire des requins-baleines, selon une étude
-
Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas, première banque européenne
-
La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, alerte RSF
-
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
-
La Société Générale garde le rythme au premier trimestre
-
Trump dit envisager une réduction des forces armées américaines en Allemagne
-
Samsung voit son bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA
-
La flottille pour Gaza encerclée par l'armée israélienne selon ses organisateurs
-
Attentat de Bondi: la police australienne avait été alertée sur le risque d'attaque antisémite
-
Après la conférence de Santa Marta, quelle suite pour la sortie du pétrole?
-
La BCE va maintenir ses taux malgré le choc énergétique
-
L'Insee va annoncer sur quel pied la croissance a entamé l'année
-
Destination Caracas: premier vol direct jeudi au départ des Etats-Unis
-
La justice américaine inculpe le gouverneur de l'Etat mexicain de Sinaloa pour trafic de drogue
-
Meta soutenu par l'IA au premier trimestre, mais le marché s'inquiète de ses dépenses
-
Genèse d'OpenAI: Elon Musk placé face à ses ambiguïtés dans un interrogatoire tendu
-
Madrid: Arthur Fils a rendez-vous avec Jannik Sinner en demi-finale
-
Microsoft continue sur sa lancée au 3e trimestre, dopé par le "cloud" et l'IA
-
Ligue des champions: l'Atlético Madrid et Arsenal sortent vivants de la première manche
-
Pays-Bas: Un incendie ravage un terrain d'entraînement militaire
-
A New York, une campagne d'affichage sauvage contre Jeff Bezos au Met Gala
-
A Santa Marta, les pays africains défendent leur droit à forer du pétrole
"Me voici, très belle": derrière les murs d'un centre de cyberarnarque au Cambodge
"Me voici, très belle": la perquisition d'un centre de cyberarnaque par la police cambodgienne révèle les méthodes utilisées par les fraudeurs pour piéger leurs victimes étrangères, entre scripts multilingues et photos de jeunes femmes.
Alignés côte à côte dans une vaste pièce dépouillée, les écrans d'ordinateur sont restés allumés après la descente de police et offrent un rare aperçu de cette industrie clandestine florissante en Asie du Sud-Est.
"Salut Charlie, comment ça va aujourd'hui? Tu es toujours à Nice?"; "Salut Andrei, tu es guide à Strasbourg?", peut-on lire sur une note en anglais parmi d'autres questions pré-rédigées.
D'autres ordinateurs montrent des "scripts" destinés à une vingtaine de pays européens, dont la France et la Belgique, des faux profils sur les réseaux sociaux ou des canaux Telegram en chinois sur la cuisine anglaise ou la vie quotidienne américaine.
Le Cambodge est devenu ces dernières années une place forte de la cybercriminalité. Des arnaqueurs - consentants ou contraints de travailler sous la menace - y piègent des internautes du monde entier à travers de fausses relations amoureuses ou des investissements dans les cryptomonnaies.
Mais sous la pression de la Chine et de plusieurs autres pays, les autorités cambodgiennes, longtemps accusées de fermer les yeux, affirment s'attaquer avec force à cette industrie pesant des milliards de dollars.
L'AFP a été invitée mercredi par la police à visiter un centre perquisitionné la veille au 30e étage d'un immeuble du centre de Phnom Penh, où huit ressortissants chinois et 57 Cambodgiens ont été arrêtés.
Ils sont accusés d'avoir commis "des escroqueries en ligne en persuadant des victimes en Europe d'investir dans de faux placements", dit le commissaire adjoint Bun Sosekha, qui a conduit la descente de police.
"Auparavant, les délinquants étaient des étrangers, mais les Cambodgiens commencent aussi à s'y mettre", souligne-t-il.
- "J'ai 33 ans" -
Selon le contenu des ordinateurs, les escrocs se livraient notamment à des arnaques sentimentales, qui consistent à amadouer les victimes pendant des semaines avant de leur soutirer de l'argent.
" Si ça ne te dérange pas, est-ce que je peux te demander si tu es plus vieux ou plus jeune que moi? J'ai 33 ans", dévoile une conversation en tchèque.
"52", répond l'autre personne.
"Les hommes de cet âge sont très attirants, stables et mûrs", enchaîne l'arnaqueur présumé avant d'envoyer la photo d'une femme aux traits asiatiques. "Me voici, très belle".
On trouve également sur les écrans restés allumés un système de pointage des travailleurs, détaillant à la seconde près le temps passé aux toilettes, à manger ou à fumer.
Largement concentrée dans la région du Mékong, l'industrie de la cyberarnaque a atteint des " proportions industrielles", avec des revenus mondiaux annuels estimés à 64 milliards de dollars, selon un récent rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
Elle a profité d'un vide juridique et de la pandémie de Covid pour proliférer au Cambodge, qui compte l'"éradiquer" d'ici le mois d'avril, a déclaré à l'AFP Chhay Sinarith, chef de la commission gouvernementale anticybercriminalité.
Selon lui, près de 350 centres d'arnaque et casinos ont été fermés par les autorités depuis juillet, plus de 200.000 personnes ont fui le pays et environ 10. 000 ont été expulsées.
Mais les réseaux criminels semblent s'adapter rapidement à la campagne de répression des autorités cambodgiennes, que certains analystes dénoncent comme un écran de fumée.
Ils abandonnent les grands complexes trop visibles pour "mener des activités à petite échelle", note Chhay Sinarith. Les bureaux perquisitionnés mardi à Phnom Penh se trouvaient à 15 minutes de route du siège de la police nationale.
F.Dubois--AMWN