-
Fibre Excellence : d'ex-salariés relancent les machines au nom de "la sécurité"
-
Réseaux sociaux: quels changements en vue pour les jeunes Européens?
-
Les Bourses européennes terminent en hausse après la décision de la Fed
-
A bord de l'Itsas-Bellara, le bateau pêcheur de déchets flottants au Pays basque
-
Ligue 1: Toppmöller parti, à Cahuzac de jouer à Lens
-
Deux candidats à la reprise de Duralex veulent sauver la moitié des emplois
-
Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge
-
L'administration Trump s'en prend à la protection des espèces menacées
-
Nestlé sera rejugé pour ses décharges sauvages dans les Vosges
-
Charles Sapin sur France Inter: la direction fait des propositions mais la grève est maintenue
-
Micron Technology à Taïwan: après des propositions de la direction, les salariés réclament davantage
-
Andersson promet de faire "avancer la Suède" après sa victoire aux législatives
-
Information inexacte sur Rima Hassan: Laurent Nuñez se défend, LFI veut sa démission
-
En Ecosse, Charles III met en garde les géants de la tech contre les "risques existentiels" de l'IA
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, réunion au ministère
-
Carburant: les pêcheurs lèvent les blocages à Nice et à Frontignan
-
Apologie du terrorisme: Dieudonné condamné à six mois sous bracelet électronique
-
T-shirt de soutien à Ceuta : de Madrid à Paris, Mbappé attaqué par la droite et l'extrême droite
-
Foot: Yannick Cahuzac sera l'entraîneur de Lens au-delà du match à Monaco
-
Turquie : Erdogan briguera un nouveau mandat lors d'une élection anticipée, affirme un conseiller
-
Peut-on "éteindre" une intelligence artificielle ?
-
Mark Carney balaie les menaces de Trump et salue une "nouvelle alliance" avec l'UE
-
Allemagne: un groupe de 44 joueurs et 16 novices pour la première liste de Klopp
-
Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste
-
Indonésie/incendies: l'épaisse fumée entrave l'intervention des secours japonais
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, ports bloqués et réunion au ministère
-
Modi promeut l'Inde comme futur hub mondial de la fabrication de puces
-
Charles III réunit les poids lourds de l'IA en Ecosse pour réclamer des garanties
-
Après les menaces de Trump, l'UE cherche à rassurer sur son rapprochement avec le Canada
-
La Bourse de Paris dans le vert, soutenue par le recul des prix du pétrole
-
Macron reçoit le président libanais et le roi de Jordanie Abdallah II pour des réunions sur le Liban
-
En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins
-
Top 14: "Être sélectionné, ce n'est pas une fin mais une étape", juge le Toulousain Graou
-
Top 14: Couilloud, un retour et déjà une influence au LOU
-
En Indonésie, des villageois payés pour observer les animaux
-
Carburant: nouveaux blocages de pêcheurs dans l'Hérault et à Nice avant une réunion avec la ministre
-
Inde: un chant de la lutte pour l'indépendance au coeur d'une polémique
-
Lula ira à l'ONU dire à Trump de "ne pas se mêler" des élections au Brésil
-
Poissons avariés, commerces au ralenti: les Gambiens exaspérés par les coupures électriques
-
En Ecosse, Charles III réunit les poids lourds de l'IA et réclame des garanties
-
Ligue Europa: l'OM et l'Europe, pour quoi faire et comment faire ?
-
Messi marque son 100e but avec l'Inter Miami et glane un nouveau trophée
-
Une sonde de la Nasa permet de découvrir un nouveau cratère sur la Lune
-
Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie
-
Espagne: le Barça danse sous la pluie et fait cavalier seul
-
Ligue Europa: nul frustrant pour Rennes à Graz
-
Ligue Europa: Lyon débute bien face à Anderlecht
-
Espagne: critiqué, Mbappé affirme soutenir les habitants de Ceuta "à 100%"
-
L'inflation "trop élevée" pousse la Fed à serrer la vis et braver Trump
-
Yémen: les Houthis font état de frappes de Ryad, qui les accuse d'attaque à La Mecque
Procès libyen: Guéant riposte par procuration et déstabilise Sarkozy
Le coup le plus dur est donc venu de son ancien bras droit: empêché par sa santé d'assister au procès libyen en appel, c'est par la voix de son avocat que Claude Guéant a déstabilisé mardi Nicolas Sarkozy, qui avait mis en cause sa probité à l'audience.
Pour le dernier jour de son interrogatoire, le contraste avec les audiences précédentes ne saurait être plus cruel pour l'ex-chef de l'État, condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en première instance.
Les choses ont tourné vinaigre cinq minutes après l'ouverture de l'audience mardi: Me Philippe Bouchez El Ghozi, avocat de Claude Guéant, se lève et entame deux heures tendues de riposte à l'ancien président, qui s'était dit "surpris" par ce que le dossier lui aurait révélé sur le compte de M. Guéant.
"Si, comme c'est vraisemblable, il est sous-entendu que l'intérêt personnel serait un intérêt financier, je tiens à affirmer que je n'ai jamais de ma vie reçu ni sollicité d'argent de quiconque. Le sous-entendre est grave", y écrit l'ancien préfet de 81 ans.
Outre sa rencontre secrète avec le beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, Claude Guéant est accusé d'avoir accepté une montre de luxe puis 500.000 euros de l'intermédiaire Alexandre Djouhri.
"Pourquoi raisonnez-vous par hypothèse pour Claude Guéant" en laissant entendre qu'il aurait pu bénéficier d'argent libyen? demande Me Bouchez El Ghozi, calme mais implacable: "un raisonnement par hypothèse serait admissible pour Claude Guéant mais pas pour vous ?". L'absence de preuve d'un financement libyen de sa campagne est un argument central de Nicolas Sarkozy.
Comme la semaine dernière, l'ex-président vante le travail "remarquable" de son ancien secrétaire général à l'Elysée. Mais il répète sa gêne sur "des éléments apparus dans le dossier qui ne pouvaient pas relever de son travail".
- "Claude, voyez cela" -
Il y a toutefois quelque chose que Me Bouchez El Ghozi peine à comprendre: comment celui que Nicolas Sarkozy qualifiait d'"honnête homme" en première instance ne le serait subitement plus un an plus tard?
"Le pouvoir présente une telle pression que certains peuvent, à un moment ou un autre, disjoncter", suppute le prévenu. Puis, un peu plus loin, glacial: "Peut-être qu'il m'a fallu un temps de digestion. Parfois j'ai trouvé que certaines choses étaient un peu indigestes. Indigeste, c'est le mot. Et encore je suis très calme".
L'avocat ne relâche pas l'étreinte. Nicolas Sarkozy, inhabituellement nerveux, s'agace. "Pardon, mais vous n'êtes pas mon avocat", dit-il. "Non. Je suis celui de Claude Guéant", riposte Me Bouchez El Ghozi avant de susurrer: "Des esprits chagrins pourraient considérer que ces déclarations pourraient constituer une nouvelle stratégie de défense facilitée par l'absence médicalement imposée de Claude Guéant...".
"J'ai dit ce que j'avais à dire, pas par stratégie, par conviction", rétorque Nicolas Sarkozy. Même si, lâche-t-il, sa condamnation a pu jouer dans son cheminement: "l'association de malfaiteurs, là, c'est trop pour moi".
C'est ce délit qui lui avait valu d'être condamné en septembre: lui était reproché d'avoir laissé M. Guéant et un autre proche, Brice Hortefeux, négocier fin 2005 un financement de sa campagne présidentielle avec Abdallah Senoussi qui aurait, en échange, été notamment en quête d'une amnistie ou d'une grâce après sa condamnation à perpétuité pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA (170 morts).
Dans son attestation, Claude Guéant soutient que Kadhafi a évoqué le sort judiciaire de son beau-frère lors d'un dîner officier à Tripoli en juillet 2007, avec Nicolas Sarkozy, fraîchement élu président. "Claude, voyez cela", lui aurait alors demandé le chef de l'Etat.
Un épisode catégoriquement démenti par Nicolas Sarkozy, qui cingle: "Je suis heureux pour Claude Guéant qu'il ait retrouvé cette mémoire-là et qu'il soit suffisamment en forme pour se souvenir de ce qu'il s'est passé il y a 19 ans."
À la barre, Nicolas Sarkozy dit comprendre "qu'il y ait pu avoir beaucoup de tristesse, de regrets, d'aigreur" chez Claude Guéant.
"Mais quand je suis rentré à la (prison de) la Santé, vous croyez que j'avais des sentiments grandioses à l'endroit de mes amis qui avaient rencontré Senoussi ?", grince-t-il.
S.F.Warren--AMWN