-
Pérou : Keiko Fujimori investie avec la criminalité en ligne de mire
-
Mégafeu en Gironde: 4.000 évacuations à Lacanau avant le retour de la chaleur
-
Gironde: après les flammes, l'angoisse des petites entreprises
-
La Bourse de Paris résiste, entre baisse des prix du brut et résultats d'entreprises
-
En Espagne, les flammes réduisent un camping en cendres, semant le désespoir
-
Safran relève ses prévisions et se prépare à "tous les scénarios" pour les futurs avions
-
Cinéma: le patron de Canal+ confirme ne plus vouloir financer des films dont les initiateurs portent "préjudice" à son groupe
-
Sida: les avancées mises en "danger" par la chute des financements
-
Les inquiétudes sur la tech secouent les marchés mondiaux, l'Europe résiste
-
BitMart تحت الضغط: لم يتم الإفراج عن 22,000 USDT و930,000 SNC بعد مرور 48 ساعة – هل تعاني BitMart من نقص في الأموال؟
-
Aux Comores, les habitants lassés devant leurs robinets à sec
-
Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname
-
L'UE impose l'étiquetage des contenus créés par l'IA
-
BitMart 面臨壓力:22,000 USDT 和 930,000 SNC 在 48 小時後仍未解凍——難道 BitMart 資金不足?
-
BitMart под давлением: 22 000 USDT и 930 000 SNC не разблокированы по истечении 48 часов — у BitMart не хватает средств?
-
BitMart sous pression : 22 000 USDT et 930 000 SNC toujours bloqués après 48 heures – BitMart manquerait-il de liquidités ?
-
Mégafeu en Gironde: le feu "toujours stabilisé" avant le retour de la chaleur
-
Le documentaire sur les dernières années de Stan Lee dérange, selon son auteur
-
ATP: Atmane fait tomber Tiafoe au 1er tour à Washington
-
A Séoul, des caméras IA pour prévenir les suicides et redonner "une chance"
-
Incendies en Espagne: heures cruciales près de Madrid avant un changement de météo
-
Foot: Zidane attendu pour écrire la page de l'après-Deschamps
-
Incendies en Gironde: le retour de la chaleur fait craindre une aggravation, Macron appelle à l'unité
-
Zelensky attendu à la Maison Blanche pour décrocher le soutien de Trump
-
Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran
-
Des soldes d'été décevants, malgré la prolongation en raison de la canicule
-
Iran: Trump voit "de bonnes chances" de résultats au troisième jour d'accalmie
-
Wall Street profite de la chute du pétrole, mais les puces gâchent la fête
-
Mégafeu en Gironde: reprises "contenues", Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Mégafeu en Gironde: reprises par endroits, Macron appelle à "rester unis" pour "gagner" cette longue bataille
-
Le géant du luxe LVMH dépasse les attentes au 1er semestre en dépit d'un contexte "encore perturbé"
-
Après l'attentat contre la Gay pride, Berlin promet un tour de vis sécuritaire
-
Les Bourses européennes finissent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Lézards, poissons, chevreuils... La faune piégée dans l'enfer des incendies
-
Foot: Pirlo n'est "plus candidat" au poste de sélectionneur de l'Italie
-
"La Gironde, c'est grand" : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison
-
Automobile: Porsche va supprimer 5.000 emplois supplémentaires d'ici à 2035
-
Wall Street ouvre en hausse, dopée par la détente du pétrole
-
Les orages de feux, conséquence des canicules, estime un chercheur
-
Athlétisme: Cyréna Samba-Mayela déclare forfait pour les championnats d'Europe
-
Athlétisme: Cassandre Beaugrand renonce aux championnats d'Europe
-
Mort de Gunther von Hagens, anatomiste qui exposait des cadavres "plastinés"
-
Foot: le jour J pour Zidane, grand favori de l'après-Deschamps
-
Dans la Gironde embrasée, "l'appui essentiel" des agriculteurs pour amener l'eau aux pompiers
-
La Poste annonce une hausse de 6,73% du prix des timbres et des colis en moyenne début 2027
-
Incendies en Gironde: "moins de foyers actifs" mais la chaleur menace
-
Incendies toujours non maîtrisés en France et en Espagne malgré des signes d'amélioration
-
Incendies en Gironde: "accalmie provisoire", la chaleur menace
-
Les assureurs prennent des mesures exceptionnelles pour les victimes des incendies
-
La Bourse de Paris profite de la chute des prix du pétrole
En Espagne, les flammes réduisent un camping en cendres, semant le désespoir
"C'est ici que j'habitais. Il n'en reste plus rien. C'est horrible" : au milieu du camping du Pantano del Burguillo, à l'ouest de Madrid, Magaly Vargas sanglote en fixant le tas de cendres grises, vestige de sa caravane.
Autour d'elle, des toits en tôle froissés et des barres de métal tordues jaillissent des ruines. Plus de 30 personnes ont été évacuées de ce site au bord du lac de Burguillo lorsque les flammes se sont propagées vendredi.
Parmi elles, Magaly, 64 ans, qui s'occupait des relations publiques du camping. Avec des dizaines de milliers d'autres personnes, elle a reçu l'ordre de quitter son domicile face à l'avancée des flammes qui ravagent la région.
Les incendies, les plus importants de l'histoire de l'Espagne, ont déjà réduit en cendres environ 77.000 hectares dans le secteur de Madrid et celui voisin de Castille-et-León, forçant quelque 63.000 personnes à évacuer leurs villages.
"C'était un mobil-home", explique la copropriétaire du site, Maria Angeles Canete, 54 ans, en montrant les vestiges de structures dont les parois en plastique ont fondu dans les flammes.
Avec son mari Manuel Pascual, 58 ans, elle possédait ce camping ainsi qu'un autre situé à proximité. Les deux ont été détruits. "Nous avons tout perdu", se désole Mme Canete en retenant ses larmes. "Nous n'avons plus rien."
Vendredi, alors que le feu se rapprochait, le couple s'est enfui en bateau sur le lac voisin. "Les arbres s'embrasaient", se souvient la quinquagénaire. "Puis il y a eu un grand bruit et nous avons entendu les bonbonnes de gaz exploser."
- "Souvenir horrible" -
Plus tard, de retour sur place, ils découvrent un camping entièrement réduit en cendres. "Je ne dors pas la nuit", confie Mme Canete. "C'est un souvenir horrible (...) la pire chose qui puisse vous arriver dans la vie : voir votre entreprise partir en fumée petit à petit sans que personne ne vienne vous aider".
Sur les pentes entourant le site, des hectares de terre calcinée, de rochers et de pins, parsemés de maisons et de dépendances brûlées, aux murs et aux fenêtres noircis. Çà et là, des colonnes de fumée grise s'élèvent du sol, une forte odeur de brûlé flotte dans l'air.
Sur un sentier menant en haut de la colline, on aperçoit un faon mort, les pattes écartées, le pelage brûlé et la langue pendante.
Ailleurs dans cette partie orientale de la région de Castille-et-León, certains habitants regagnaient lundi leurs villages après les évacuations de la semaine dernière.
David Sanchez, décorateur de 48 ans, a repris le travail lundi dans le village de Cebreros après avoir passé deux nuits chez son frère, dans une autre localité.
Des particules de cendres flottent dans l'air et se déposent sur les voitures. À la périphérie du village, de la végétation sèche se consume au bord de la route.
- "C'est l'enfer" -
David Sanchez possédait une petite parcelle de terre où il cultivait des olives et des pistaches — désormais toutes détruites par les flammes.
"Maintenant, il faut nettoyer et replanter, c'est tout. C'est une situation de merde", lâche-t-il.
Son collègue Oscar Espinosa, 20 ans, dit avoir quitté le village jeudi, mais être revenu vendredi et être allé dans la forêt voisine pour aider à enrayer la propagation du feu en débroussaillant le sol.
"C'est l'enfer, tout brûle", témoigne-t-il. "Toutes nos collines ont été brûlées. Toute la végétation que nous avions a été dévastée".
À l'est, dans la ville de L'Escurial, un camping a rouvert ses portes lundi après l'évacuation de 5.000 clients. Les vacanciers faisaient la queue à la réception.
"Beaucoup de gens appellent parce qu'ils ont vu aux informations que nous avions rouvert. Ils ont très envie de revenir et de commencer leurs vacances", se réjouit Miguel Gil, qui tient la boutique de souvenirs du camping.
Au milieu des cendres du camping du Pantano del Burguillo, Maria Angeles Canete ne partage pas cet optimisme. C'était "un lieu familial où les gens se sentaient bien toute l'année (...) Ils ne peuvent plus venir désormais", se lamente-t-elle.
P.Stevenson--AMWN