-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
-
Raymond Aabou absent de Fun Radio après une blessure lors d’une partie de padel
-
EuroMillions du 3 novembre : l’horoscope désigne un signe favorisé par le tirage
-
Attaque raciste de Trappes : l’enquête détaille la préparation de Kevin T.
-
Gisèle Pelicot évoque une nouvelle relation et une vie reconstruite
-
Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle
-
PostgreSQL 19 retardé après une vague de rapports de bugs générés par l’IA
-
Google glisse un hommage à Zelda Ocarina of Time dans son moteur de recherche
-
Zelda Ocarina of Time : le remake renonce au voyage rapide pour préserver l’exploration
-
Singles Day 2026 : les premières promotions apparaissent avant le 11 novembre
-
Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale
Au Nicaragua, des femmes défient le machisme en faisant du rodéo sur des taureaux
Eveling Perez est secouée par les ruades du taureau qu'elle monte lors d'un rodéo à Tipitapa, à une trentaine de kilomètres de Managua: un exercice dangereux qui défie la tradition machiste de la tauromachie nicaraguayenne.
Le bras gauche levé pour trouver l'équilibre, la main droite tient fermement le licol de l'animal furieux qui parcourt l'arène en tentant de se débarrasser de sa cavalière devant des centaines de spectateurs qui applaudissent et crient. Le but: rester plus de huit secondes sur la monture déchaînée.
Eveling Perez, une cuisinière de 33 ans, a décidé encore adolescente qu'elle voulait monter des taureaux... malgré les objections de son frère pour qui ce sport était réservé "aux hommes".
"Si les hommes le font, nous aussi nous pouvons le faire", rétorque Eveling Perez, du haut de son mètre soixante.
Désormais, vêtue d'une chemise noire à manches longues et coiffée d'un casque rose, cette mère de deux enfants gagne 200 dollars à chaque fois qu'elle monte un taureau.
La passion des rodéos, animés par des fanfares, attire dans tout le Nicaragua des spectateurs qui n'hésitent pas à se lancer dans l'arène ou dans les rues où les taureaux sont lâchés.
- Hématomes et fractures -
Pour relever le défi, en plus de son travail de cuisinière, Eveling Perez s'entraîne en courant deux kilomètres tous les jours... quand elle n'est pas blessée. Sa passion lui a en effet déjà valu hématomes et fractures.
Bien sûr, "la différence entre un homme et une femme c'est qu'une femme ne pourra jamais serrer plus le taureau qu'un homme, ni être aussi souple, mais nous les femmes nous essayons de le faire, parce que si ce n'est pas habituel de voir une femme monter un taureau, c'est possible", explique Eveling Perez qui voudrait que davantage de femmes l'imitent.
"c'est sûr que c'est plus difficile pour une femme", concède Carlos Conde un de ses équipiers. Mais, ajoute-t-il aussitôt, il n'est pas rare que des femmes fassent preuve de davantage de courage que les hommes.
Pour Marvin Bolanos, de l'association des monteurs de taureaux, les femmes devraient participer de plus en plus aux rodéos, de la même manière qu'elles font aujourd'hui des métiers autrefois réservés aux hommes.
"Aujourd'hui (...) les femmes sont présentes dans tous les secteurs et nous, comme époux, comme maris, si elles veulent monter, nous leur donnons la préférence, parce que c'est toujours la femme qui commande", commente-t-il.
"Il ne faut pas être machiste, il faut laisser les femmes (monter des taureaux) car il y a des femmes qui ont du courage", renchérit Francisco Orozco, propriétaire d'une douzaine de taureaux de rodéo.
G.Stevens--AMWN