-
TotalEnergies, Shell, Repsol: résultats exceptionnels portés par la flambée des hydrocarbures
-
L'image de Mbappé, du Real Madrid et de la Liga entachée pour longtemps en Chine
-
BCE: statu quo attendu sur les taux, les regards tournés vers l'après-Lagarde
-
Ukraine : 13 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Commerces pillés : vers des ouvertures dominicales jusqu'à Noël pour compenser
-
Au Texas, les Latinos déçus par Trump courtisés par les démocrates
-
Attentat des Yvelines : l'assaillant reconnaît le mobile raciste
-
WTA : Rybakina, victorieuse au 2e tour à Tokyo, assurée de finir l'année N.1 mondiale
-
Un an après une contestation réprimée dans le sang, un deuil sous chape de plomb en Tanzanie
-
Attentat raciste dans les Yvelines : Kévin T. reconnaît avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines
-
Covid, inflation, guerre en Ukraine : les moments-clés du mandat Lagarde à la BCE
-
BCE : Christine Lagarde quittera la présidence le 7 février 2027, avant la fin de son mandat
-
Espagne: ce que l'on sait de la catastrophe meurtrière entre deux trains
-
Du métal de guerre des Malouines à l'autel: le calice argentin de Léon XIV
-
Volkswagen dans le rouge vif, la direction presse le pas face à la crise chinoise
-
Piratage du fisc: un deuxième suspect, âgé de 16 ans, mis en examen
-
La Bourse de Paris en hausse après une salve de résultats
-
Arrêts maladie : début des négociations entre syndicats et patronat en vue d'une réforme
-
La firme de Hello Kitty se désolidarise d'une série télé japonaise critiquée en Chine
-
Le Pakistan a brièvement fermé son espace aérien aux vols taïwanais, affirme Taipei
-
Attentat raciste des Yvelines : l'assaillant au tribunal en vue de sa mise en examen par un juge antiterroriste
-
Incendie de Hong Kong : un rapport conclut à la responsabilité partielle des autorités
-
L'Espagne entame un deuil de trois jours après la catastrophe ferroviaire
-
Attentat raciste à Trappes : l'assaillant transféré au tribunal dans la nuit en vue de sa mise en examen
-
Un sommet entre l'UE et le Canada pour sceller un rapprochement inédit
-
COP17: 252 millions d'hectares de nature restaurés, niveau inédit selon l'ONU
-
Un an après une contestation réprimée dans le sang, l'impossible deuil en Tanzanie
-
La culture du pavot à opium repart à la hausse dans un Afghanistan en proie aux crises
-
Procès de Russel Brand pour viols : selon le comédien britannique, "le consentement est fondamental"
-
La Corée du Nord tire une dizaine de missiles balistiques vers la mer du Japon
-
Dopé par l'IA, Samsung Electronics multiplie par six son résultat net trimestriel
-
BCE: statu quo attendu sur les taux, la France au coeur des inquiétudes
-
NBA : un grand Wemby arrache la victoire avec les Spurs, premier succès pour Miami
-
L'Espagne observe un deuil de trois jours après la catastrophe ferroviaire
-
Dans la rue, au Parlement et dans les médias, le climat politique se tend à six mois de la présidentielle
-
Microsoft finance encore seul l'IA, mais n'exclut plus d'emprunter
-
Coupe de la Ligue anglaise : City in extremis en quart, Liverpool sort Chelsea
-
Depuis les États-Unis, Flavio Bolsonaro affirme être le "leader" du Brésil
-
La publicité ralentit chez Google, l'action dévisse malgré l'accélération du "cloud"
-
Italie: l'Inter Milan rejoint la Lazio en tête, la Juventus et l'AC Milan chutent
-
Microsoft finance l'IA sans emprunter, porté par ses centres de données
-
Taux directeurs : la Fed s'abstient avant les élections aux États-Unis
-
Wall Street clôture en hausse, entre Fed et résultats de la tech
-
Alphabet déçoit au 3T à cause de la publicité, l'action dévisse
-
Les résultats de Microsoft portés par l'informatique en ligne, deux jours après une offre de départs massive
-
Royaume-Uni: le militant d'extrême droite Tommy Robinson jugé coupable d'avoir harcelé des journalistes
-
Italie: l'Inter Milan prend son temps et rejoint la Lazio en tête
-
Avion de combat: Airbus plaide pour un programme de coopération, le GCAP comme option
-
Flavio Bolsonaro sous le coup de plusieurs enquêtes au Brésil
-
Andorre en voie de dépénaliser partiellement l'avortement
Brigitte Bardot, une longue proximité avec l'extrême droite
Brigitte Bardot, décédée dimanche à 91 ans, a longtemps flirté avec l'extrême droite et voyait en Marine Le Pen, patronne du Front national (devenu RN) "la Jeanne d'Arc du XXIe siècle", tout en assurant que ses choix politiques étaient avant tout dictés par la cause animale.
"On m'a fermement collé une image de frontiste" pour avoir répondu au début des années 1990 à un questionnaire du quotidien catholique d'extrême droite Présent, affirmait-elle en 2018 dans son livre testament "Larmes de combat".
"N'ayant jamais fait de politique de ma vie, je ne savais tout simplement pas ce qu'était +l'extrême droite+", assurait l'icône du cinéma français devenue militante de la cause animale. "A partir de ce jour-là, je fus considérée comme raciste, FN, égérie de Jean-Marie Le Pen et j'en passe".
"Je n'ai jamais demandé à personne d'être raciste et je ne pense pas nourrir de haine raciale", affirmait-elle en dépit de plusieurs condamnations, notamment pour des propos contre les musulmans.
Brigitte Bardot, qui prêta ses traits à la Marianne républicaine dans les années 1960, se revendiquait "conservatrice" en politique et "patriote". La droite est le "seul remède urgentissime à l'agonie de la France", écrivait-elle dans son "BBcédaire" paru en 2025.
En 1996, dans sa biographie "Initiales B.B.", elle rendait hommage à Jean-Marie Le Pen, "un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses" et ne cachait pas partager les idées du fondateur du FN (devenu Rassemblement National) contre "la poussée terrifiante de l'immigration". C'est chez lui qu'elle avait rencontré son quatrième mari, Bernard d'Ormale.
En 2012, B.B. appelait les maires de France à apporter leurs parrainages à Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, et annonçait voter pour cette "femme admirable". Avant la présidentielle de 2017, elle affirmait encore: "Marine Le Pen, je l'aime beaucoup et depuis longtemps".
Brigitte Bardot, qui se disait "contre le vivre ensemble", voyait en elle une responsable politique capable de "reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français".
- "Perspective identitaire" -
Jean-Marie Le Pen et sa fille ont régulièrement rendu hommage à l'ancienne actrice. "Les plages françaises sont celles de Bardot et Vadim", affirmait Marine Le Pen en pleine polémique sur le burkini à l'été 2016, en allusion au film "Et Dieu... créa la femme".
"La référence à Bardot est faite dans une perspective identitaire" et permet au parti de gagner en légitimité, alors qu'il est dans l'ensemble boudé par les artistes, décryptait en 2018 Sylvain Crépon, enseignant-chercheur en sciences politiques, auprès de l'AFP.
Souvent reçue à l'Elysée, Brigitte Bardot a pu avoir la dent dure avec les chefs de l'Etat, pas assez engagés, selon elle, dans la protection des animaux.
Invitée par Charles de Gaulle, elle était arrivée vêtue d'une veste à brandebourgs et avait été accueillie par un "Chic! Un militaire". Valéry Giscard d'Estaing, "son ami", l'avait "draguée", racontait-elle.
François Mitterrand, "maudit soit le jour de son investiture. (...) Toute la détresse que nous subissons est la suite de son oeuvre maléfique", lâchait-elle dans son "BBcédaire".
Quant à Jacques Chirac, "c'est le roi des menteurs" qui "fait la course" avec Nicolas Sarkozy, avait-elle assuré dans une interview à France 2.
Dans une lettre ouverte, elle fustigeait encore l'"inutilité", la "lâcheté" et le "mépris des Français" d'Emmanuel Macron.
"Je juge les politiques à l'aune de ce qu'ils proposent pour la cause animale. C'est aussi simple que ça", disait-elle au Monde en 2017.
"J'ai eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale. Mais j'ai aussi sollicité (le chef de file de La France insoumise) Mélenchon (...) Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j'applaudis et je vote", assurait-elle.
La cause animale a souvent figuré dans les programmes électoraux en France, parmi les pays d'Europe qui comptent le plus d'animaux de compagnie, rappelait le politologue Sylvain Crépon. Mais, selon lui, Brigitte Bardot avait "une sémantique beaucoup plus proche du FN".
L.Mason--AMWN