-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
-
F1: Antonelli, le vent de fraîcheur qui a conquis le paddock
-
Top 14: Pau fait tomber Toulouse pour la 2e fois de la saison
-
Ligue 1 : l'OL retrouve le podium, Marseille enchaîne
-
Ukraine : fin d'une trêve exceptionnelle à Olechky
Présidentielle: les candidats croisent le fer à distance
A drôle de campagne, drôle de débat. Huit des 12 candidats à la présidentielle dont Emmanuel Macron ont confronté leurs idées lundi soir mais les uns après les autres, pour la première grande soirée électorale largement consacrée à la guerre en Ukraine, à 26 jours du premier tour.
Relations avec Vladimir Poutine, place de l'Europe, énergie et carburants, pouvoir d'achat, retraites: un à un, à tour de rôle, les huit prétendants à l'Elysée ont égrené dans une atmosphère policée leurs propositions pour faire face à la crise actuelle, dans ce débat télévisé au format inédit où les candidats ne se sont jamais croisés ni ont échangé directement.
Les adversaires de M. Macron, qui avait au préalable imposé ses conditions à la chaîne TFI en refusant un débat à huit au grand dam de ses opposants, en ont surtout profité pour s'en prendre à l'action du président-candidat, qui caracole en tête des intentions de vote (environ 30%) au premier tour selon les sondages, loin devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.
"Ce que j'essaie de faire au nom de la France, mais ce que nous essayons de faire en Européens, c'est d'essayer de stopper cette guerre sans faire la guerre", a fait valoir le président-candidat Macron, qui a indiqué être mobilisé pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu.
Interrogé pour savoir s'il considérait son homologue russe Vladimir Poutine comme un "dictateur", M. Macron a répondu: "C'est pas en insultant ou en qualifiant que ce sera le plus efficace", en précisant qu'il entendait continuer à lui parler.
Marine Le Pen, ainsi que l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon ou encore Eric Zemmour, tous trois soupçonnés de connivences passées avec le président russe, ont également refusé de se prononcer, préférant le terme d'"autocrate", contrairement à la socialiste Anne Hidalgo, l'écologiste Yannick Jadot, ou encore la candidate LR Valérie Pécresse. Elle a aussi regretté que l'Europe n'ait "pas vu venir la menace (...) peut-être qu'une diplomatie beaucoup plus construite, aurait permis d'éviter cette menace".
Interrogé de son côté pour savoir s'il était "va-t'en-guerre", comme l'en accuse M. Mélenchon, Yannick Jadot a lancé: "Ce n'est pas être va-t'en-guerre que de vouloir soutenir la résistance héroïque des Ukrainiens".
Il a dit qu'il fallait "traquer les milliardaires russes partout" et plaidé pour un embargo sur le gaz et le pétrole russe -- plusieurs candidats sont contre -- appelant aussi "à lancer un plan de mobilisation extraordinaire" sur l'énergie.
- Prix à la pompe -
Les candidats ont longuement parlé de la flambée des prix du carburant, conséquence concrète la plus immédiate pour l'instant de la guerre en Ukraine pour les Français, et plus généralement sur la défense du pouvoir d'achat, préoccupation numéro un des électeurs.
Mais Emmanuel Macron n'a pas profité de l’arène pour annoncer de nouvelles mesures de soutien aux Français soulignant, un sourire au coin de la lèvre, que "le candidat a été précédé par le président et c'est normal". Il a rappelé que le gouvernement avait déjà dégagé 20 milliards d'euros en faveur du pouvoir d'achat des Français citant par exemple le chèque inflation.
Plusieurs candidats ont dénoncé l'annonce du gouvernement d'une remise à la pompe de 15 centimes par litre à partir du 1er avril, estimant qu'elle "vient trop tard", à l'image de Mme Hidalgo qui a même ironisé sur un éventuel "poisson d'avril".
M. Mélenchon a lui plaidé un blocage des prix à "1,30 euros ou 1,40 euros à la pompe".
Le débat, policé et sans annonce nouvelle, a également tourné autour de la question des retraites, M. Macron confirmant son intention de repousser l'âge de la retraite à 65 ans, ou encore concernant les économies d'énergie et le nucléaire où ils ont affiché de profondes divergences.
Jean-Luc Mélenchon (LFI) a insisté sur le "danger" du nucléaire civil en cas de guerre et l'écologiste Yannick Jadot sur la nécessité d'en sortir, Anne Hidalgo défendant un "mixte". Les autres, y compris le communiste Fabien Roussel, ont eux défendu le nucléaire comme instrument d'indépendance énergétique.
Pour l'occasion, TF1 avait imaginé un plateau tout en bleu sous forme de ring, les candidats décidant alors soit de rester debout comme Valérie Pécresse, soit de s'asseoir sur un tabouret installé au milieu de la scène comme Emmanuel Macron ou Yannick Jadot. M. Mélenchon est lui passé de l'un à l'autre.
Plusieurs candidats très bas dans les sondages n'avaient pas été conviés comme Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) à l'extrême gauche ou à droite le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ou encore Jean Lassalle qui a dénoncé le fait d'être traité comme un "candidat de merde et inutile".
H.E.Young--AMWN