-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Trump attribue la défaite républicaine à la guerre en Iran
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
Au Cap, un incontournable musée d'art contemporain africain
Sur le port du Cap, à la pointe sud de l'Afrique, un musée d'art contemporain fait des envieux: le Zeitz-MOCAA, repris en main par l'ambitieuse conservatrice camerounaise Koyo Kouoh, fait briller l'art du continent et de ses multiples diasporas.
"Pour moi, l'Afrique est une idée, une histoire qui dépasse les frontières", explique cette femme élégante de 56 ans, longues tresses vertes et regard vif.
"Je dis souvent à nos visiteurs américains que les Etats-Unis aussi sont un pays africain. Ils n'aiment pas entendre ça", s'amuse-t-elle, un brin provocatrice mais pourtant très sérieuse. Tout comme le Brésil, Cuba ou Haïti.
"Ce qui fait un pays, c'est l'agrégation et la combinaison d'expressions et d'influences culturelles. Or l'influence africaine aux États-Unis comme dans ces autres pays est indéniable", dit-elle.
"C'est pourquoi j'aime parler de géographies noires, plus que de diasporas africaines. Là où la culture noire, les corps noirs, les personnes noires ont influencé la société", dit-elle.
Arrivée à la tête de ce musée il y a quatre ans, Koyo Kouoh, élevée entre Douala et Zurich et qui a notamment monté un centre d'art pointu à Dakar, a repensé entièrement ses contenus.
Elle a remodelé ce premier musée d'art africain d'envergure, avec lequel les grandes institutions new-yorkaises ou européennes veulent aujourd'hui collaborer.
Dans cet ancien silo à blé, graphique et épuré, qui évoque une ruche aux multiples alvéoles, elle a hérité d'une institution "en panne". où l'urgence était selon elle "d'apporter une structure programmatique" pour forger une identité, une particularité.
Elle a cherché à "examiner les besoins, le type de valeur ajoutée que le musée peut apporter à la compréhension, la contemplation, l'appréciation" de l'art contemporain d'Afrique et de ses diasporas.
- Afrique stigmatisée -
Le panafricanisme, "pour moi est une évidence, il est nécessaire": "Le récit du continent a été largement défini par d'autres et c'est encore le cas aujourd'hui", estime-t-elle.
Des décennies après la fin du colonialisme, au cours desquelles "de nombreuses voix ont pourtant émergé et gagné en autorité" en Afrique, "les stigmates sont toujours extrêmement actifs, que vous les adoptiez, que vous les intériorisiez ou non".
La saisissante exposition "chercheurs, voyants et devins", actuellement présentée aux visiteurs, explore, via des projections de photos ou vidéos sur les murs ou différentes installations textiles, une sphère spirituelle voire surnaturelle.
"Il est absolument nécessaire d'apporter d'autres histoires sur la table. Et non comme un moyen de correction, je n'ai aucun intérêt à corriger, je ne possède pas et n'intériorise pas l'histoire erronée. Mais il faut s'approprier l'espace", juge-t-elle.
Dans l'urgence à faire émerger des récits du continent, les conservateurs africains ont eu tendance à monter des expositions groupées. "Nous voulions raconter des histoires à plusieurs voix".
Aujourd'hui, elle préfère favoriser des espaces dédiés à un ou une seule artiste. "C'est un format d'une grande richesse. Lorsqu'on conçoit une exposition de groupe, on espère créer une symphonie, mais la plupart du temps, on engendre une cacophonie".
Avec l'expo solo, "vous avez une véritable symphonie d'expériences et d'univers", relève-t-elle. Même si elle ne s'interdit rien.
Ainsi la récente exposition "When we see us" ("Quand nous nous voyons") du MOCAA, qui présente un siècle de peinture figurative africaine, doit quitter Le Cap pour être montrée bientôt à Bâle (Suisse).
Le musée est désormais reconnu mondialement pour son travail panafricain et pandiasporique. "C'est le seul qui a cette ambition", insiste Koyo Kouoh, dans l’ascenseur panoramique qui offre une vue plongeante sur le hall d'entrée de l'imposant bâtiment industriel.
Elle veut désormais se concentrer sur trois priorités: exposer des talents émergents, aux côtés d'artistes confirmés, mais aussi offrir une plateforme d'envergure aux femmes artistes, et célébrer "des pratiques qui n'ont pas reçu la reconnaissance qu'elles méritent".
"Nous sommes le seul musée à avoir exposé autant de femmes artistes africaines", souligne-t-elle, se défendant de tout militantisme mais se disant déterminée à les "promouvoir avec force".
L.Davis--AMWN