-
Madrid: le retour d'Arthur Fils, pile à l'heure pour Roland-Garros
-
Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient
-
L'ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI
-
Une collision entre deux trains fait cinq blessés graves au Danemark
-
Le prince Harry en visite surprise à Kiev
-
Top 14: multi-commotionné, Haddad (La Rochelle) regoûte au plaisir du rugby
-
Au Japon, les maîtres perruquiers donnent vie à la scène
-
La Bourse de Paris entrainée par des résultats d'entreprises salués
-
Zone euro: l'activité du secteur privé flanche en avril, freinée par le Moyen-Orient
-
Google lance deux nouvelles puces pour s'adapter à l'ère des agents IA
-
Quatre morts dans des frappes en Ukraine, deux en Russie
-
Samsung: des dizaines de milliers de salariés manifestent pour des hausses de salaire
-
Propulsé par son moteur phare, Safran démarre fort l'année malgré les incertitudes au Moyen-Orient
-
Play-offs NBA: OKC éteint Phoenix, Détroit égalise contre Orlando
-
Cyclisme: Paul Seixas, "l'élu", et alors ?
-
Bangladesh: des pirates rançonnent ceux qui s'aventurent dans la mangrove
-
Une collision entre deux trains fait plusieurs blessés au Danemark
-
À Abidjan, le difficile combat pour la propreté des rues
-
"Cendrier du Pacifique": au Fidji, un projet d'incinérateur inquiète
-
Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats
-
A Montauban, hommage national à Florian Montorio, Casque bleu français tué au Liban
-
Cyril Féraud devient le nouvel animateur de "Fort Boyard", son "rêve d'enfant"
-
Le "made in China" rêve d'une embellie avec la visite de Trump
-
Futur chef de l'ONU: pour les quatre candidats, priorité à la paix
-
Prêt quasi débloqué, Zelensky attendu à Chypre pour un sommet européen
-
Mexique: réouverture du site de Teotihuacán après une attaque armée
-
Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington
-
Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent
-
Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16
-
Akkodis reconnu comme "leader" dans le rapport ISG Provider Lens™ 2026 consacré aux services d'ingénierie numérique
-
Traversées irrégulières de la Manche: nouvel accord franco-britannique conclu
-
Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche
-
Espagne: le Barça repousse encore le Real mais perd Yamal
-
Tesla annonce des résultats en hausse au 1T, meilleurs qu'attendu
-
Coupe de France: Nice surprend Strasbourg (2-0) et rejoint Lens en finale
-
L'Iran saisit deux navires dans le détroit d'Ormuz, Washington minimise
-
Tesla dépasse les attentes au premier trimestre, l'action en hausse
-
Wall Street en forme, l'optimisme règne
-
Ligue 1: le PSG se balade contre Nantes et prend ses distances avec Lens
-
En Guinée équatoriale, le pape appelle au "respect des droits de chaque citoyen"
-
Foot: Rosenior à Chelsea, 23 matches et puis s'en va
-
Migrants expulsés des États-Unis vers la RDC: "Je ne voulais pas aller au Congo"
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge après une salve de résultats
-
Flèche Wallonne femmes: Demi Vollering impériale au sommet du Mur de Huy
-
Boeing amoindrit sa perte nette au 1er trimestre grâce au rebond des livraisons
-
Les Bourses mondiales partagées entre risque géopolitique et résultats d'entreprises
-
Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering
-
Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup
-
Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort
-
L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve
Au Japon, les maîtres perruquiers donnent vie à la scène
Chaque acteur de théâtre kabuki, art japonais traditionnel réputé pour son maquillage saisissant et ses costumes élaborés, dépend d'un élément essentiel pour habiter pleinement son rôle: la perruque.
Avant une représentation au célèbre théâtre Kabuki-za, dans le centre de Tokyo, le maître perruquier Tadashi Kamoji pose avec soin un chignon sur la tête d'un jeune acteur vêtu d'un kimono flamboyant.
"Un acteur de kabuki ne peut pas simplement entrer en scène tel qu'il est... ce n'est qu'en mettant une perruque qu'il devient vraiment un acteur de kabuki", explique à l'AFP M. Kamoji, 60 ans.
"Nous devons donc être fiers de notre travail et assumer une très lourde responsabilité."
Souvent dissimulé derrière le rideau, ce métier s'est retrouvé sous les projecteurs internationaux avec la nomination aux Oscars de "Kokuho", un succès au box-office consacré à deux "onnagata", des hommes interprétant des rôles féminins, dans la catégorie Meilleurs maquillages et coiffures.
Né au 18ème siècle, le kabuki mêle danse, théâtre et musique. Les acteurs y portent des costumes somptueux, des perruques et un maquillage épais, et jouent en ancien dialecte sur des décors élaborés.
- Pas de kabuki sans perruque -
Une fois les perruques fabriquées par des artisans à partir de cheveux humains, le travail de M. Kamoji consiste à les coiffer. Mais son rôle va bien au-delà de celui d'un simple coiffeur.
"On ne peut pas bien travailler si l'on ne comprend pas la nature du personnage", explique M. Kamoji, un "tokoyama" de quatrième génération, entré dans la profession à 18 ans.
Qu'il s'agisse d'un homme d'âge mûr animé par un fort sens de la justice ou d'une courtisane de haut rang, la perruque transmet l'âge, le statut social, la profession et la personnalité.
Dans son atelier, Tadashi Kamoji a passé deux heures à façonner la perruque du jeune acteur, sculptant des côtés élégamment courbés et un chignon appelé "mage", une coiffure classique aujourd'hui disparue du Japon moderne, pour un rôle de lutteur de sumo.
Agenouillé sur un tatami, il sépare les mèches à l'aide d'un peigne traditionnel, les lisse avec des fers chauffés à la vapeur, tenant parfois une ficelle entre ses dents pendant qu'il attache les cheveux.
"Ces spécialistes sont vraiment indispensables", confie à l'AFP l'acteur Nakamura Tanenosuke, 33 ans, qui reçoit la perruque.
"Il n'y a pratiquement pas de représentation de kabuki sans perruque", souligne l'acteur, qui travaille avec ces maîtres depuis l'âge de cinq ans et porte ce mois-ci une création de M. Kamoji pour un spectacle consacré à une querelle au sein d'une famille noble.
- "La touche finale" -
En coulisses au Kabuki-za, Tanenosuke recouvre son visage d'un épais maquillage blanc tandis que ses assistants l'aident à enfiler un large kimono rayé bleu marine et blanc.
"La perruque est la touche finale qui complète la transformation", explique-t-il.
"Outre le jeu des acteurs, la beauté des costumes et des décors est essentielle au plaisir du public, et je pense que les perruques y contribuent aussi."
On dénombre environ 400 types de perruques pour les rôles féminins et 1.000 pour les rôles masculins.
Une nouvelle perruque est créée pour chaque représentation et adaptée à chaque acteur, ce qui peut prendre de quelques heures à un mois selon la complexité.
Malgré 40 ans de métier, M. Kamoji estime n'avoir que récemment commencé à croire en ses capacités.
"Aujourd'hui encore, j'apprends des choses de mon père", âgé de 85 ans, dit-il. "C'est sans fin. Quand je regarde les anciens, on dirait que les cheveux dansent entre leurs mains."
"Je n'y suis pas encore, mais je pense que je saurai vraiment maîtriser les cheveux quand j'aurai l'âge de mon père."
L'effort est cependant récompensé lorsque les acteurs reçoivent une ovation sur scène.
"J'ai l'impression qu'une partie de ces applaudissements nous appartient aussi", confie M. Kamoji.
"Si le public trouve que l'acteur est magnifique, je me dis que notre perruque lui allait peut-être bien. J'en ressens une grande joie."
A.Malone--AMWN