-
L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger
-
La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge
-
Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant
-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Les Etats-Unis bombardent près du détroit d'Ormuz, l'Iran promet de "venger" Larijani
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
-
Cuba rétablit son réseau électrique, Washington accentue la pression
-
C1: le bijou d'Eze envoie Arsenal en quarts contre le Sporting
-
Ligue des champions: le Real Madrid éclipse Manchester City, encore
-
Ligue des champions: le PSG tout en talent et en maîtrise pour confirmer contre Chelsea
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Ligue des champions: le Sporting brise le rêve de Bodo Glimt
-
Poursuivi par sa soeur pour atteinte à la vie privée, Alain-Fabien Delon affirme avoir voulu "protéger son père"
-
Israël affirme avoir tué Ali Larijani, promet le même sort à Mojtaba Khamenei
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
"Pas de trêve contre le terrorisme", exhorte Milei en commémorant un attentat anti-israélien en Argentine
-
Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main
-
Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso réélu pour un 5e mandat
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
L'Equateur nie avoir bombardé le territoire colombien
-
Washington accentue la pression sur Cuba qui rétablit peu à peu le courant
-
Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran
-
Israël affirme avoir tué le chef de la sécurité en Iran Ali Larijani
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Protéger les pétroliers de l'Iran rime avec déploiement militaire massif, à Ormuz et au-delà
-
Opposé à la guerre en Iran, un haut responsable de l'antiterrorisme américain annonce sa démission
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Starmer appelle à "ne pas perdre de vue" l'Ukraine, en recevant Zelensky à Londres
-
Aux assises de Paris, le supplice des femmes yazidies traitées comme des "objets sexuels"
-
Etienne Davignon ou les tourments de l'histoire belge
-
Procès pour corruption en Argentine : "Je risque de mourir en prison" lance Mme Kirchner
-
La protection des sources des journalistes ne s'arrête pas aux portes du restaurant
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la crainte d'un choc pétrolier ressurgit
-
Wall Street résiste au rebond du pétrole
-
Logement: les expulsions ont atteint un niveau record en 2025
-
Financement libyen: Guéant "pas en capacité de comparaître" au procès en appel
-
Au tribunal, l'ex-leader du Sinn Fein Gerry Adams dément toute appartenance à l'IRA
-
Allemagne: des Ukrainiens suspectés de préparer des sabotages pour Moscou devant la justice
-
Municipales: Delogu se retire à Marseille, Knafo pourrait l'imiter à Paris
-
Israël annonce avoir tué le chef de la sécurité en Iran
-
Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
-
En Suède, une prison se prépare à accueillir des enfants de 13 ans, malgré les critiques
-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 ans
La psychanalyse aide-t-elle encore à soigner ?
Elle bénéficie d'une vaste aura médiatique mais la psychanalyse n'a pourtant plus qu'une petite place dans la pratique des psychiatres. Certains lui reconnaissent toutefois un intérêt pour aider à soigner des troubles mentaux bien précis.
"Il y a une résonance médiatique des interventions de psychanalystes qui donnent un avis sur des problèmes de société", résume à l'AFP le psychiatre français Pierre-Michel Llorca.
Or, ces positions sont "à distance de la pratique clinique", ce qui "cause beaucoup de confusion" au grand public, estime-t-il.
Certes, les psychanalystes n'ont plus l'omniprésence intellectuelle et médiatique qu'ils avaient acquis en France dans les années 1960 ou 1970, quand de grandes figures comme Jacques Lacan ou François Dolto renouvelaient les thèses héritées de Sigmund Freud.
Mais leur place est toujours conséquente. En témoigne, dans la foulée de l'énorme succès de la série télévisée "En Thérapie" (sur Arte), l'écho accordé cette rentrée à deux psychanalystes --Claude Halmos et Juan-David Nasio-- par deux grands médias, le quotidien Le Monde et la radio France Inter.
Pourtant, "la pratique psychanalytique n'est plus enseignée du tout, ou de façon marginale, dans les cursus psychiatriques", remarque Pierre-Michel Llorca.
Cette désaffection est la conséquence d'un grand tournant scientifique et médical, que l'on peut globalement dater de la fin du XXe siècle. De nombreuses études ont alors mis en évidence l'intérêt d'une autre catégorie de thérapies, dites "cognitivo-comportementales" (TCC).
- Vague de critiques -
Ces thérapies se concentrent sur des techniques par lesquelles le patient peut réduire ses anxiétés ou autres blocages, tandis que les approches psychanalytiques obéissent à une autre stratégie, qui met l'accent sur la compréhension de ressorts psychologiques enfouis.
Le succès scientifique des TCC s'est, par ailleurs, accompagné d'une vague de critiques sur la psychanalyse, que ce soit sur la faiblesse de ses fondements théoriques ou sur ses approches thérapeutiques parfois désastreuses, en particulier face aux enfants autistes.
En 2019, encore, plusieurs psychologues et psychiatres appelaient à ne plus accepter des psychanalystes parmi les experts judiciaires.
La psychanalyse obéit à des "dogmes idéologiques, fondés sur des postulats obscurantistes et discriminants sans aucune validation scientifique", jugeaient les signataires.
La réalité est-elle si tranchée ? La littérature scientifique des 10 ou 15 dernières années n'est pas explicite quant à une absence totale d'intérêt thérapeutique des approches psychanalytiques, aussi qualifiées de "psychodynamiques" dans le monde anglo-saxon.
Plusieurs méta-analyses --des travaux qui compilent et pondèrent d'autres études pour donner un tableau le plus solide possible de l'état des connaissances--, publiées dans des revues de référence, divergent dans leurs conclusions.
"Les preuves de l'efficacité des thérapies psychanalytiques de long terme sont limitées et, au mieux, contradictoires", résumait l'une en 2012 dans la Clinical Psychological Review. Une autre concluait en 2017, dans l'American Journal of Psychatry, que "la thérapie psychodynamique est équivalente aux traitements dont l'efficacité est avérée".
- Démarche volontaire -
Ces résultats discordants ont systématiquement donné lieu à de vifs débats sur leur méthodologie, témoignant de la difficulté d'évaluer scientifiquement l'efficacité des psychothérapies, par contraste avec des médicaments facilement comparables à des placebos.
Cette difficulté est mise en avant par plusieurs psychiatres avec qui l'AFP s'est entretenue, dont Pierre-Michel Llorca. Ils tendent à accepter les approches psychanalytiques, mais dans une minorité de cas.
"Il y a vraiment très peu d'indications" où la psychanalyse aurait clairement un intérêt supérieur à d'autres thérapies, estime ainsi la psychiatre flamande Livia de Picker.
La psychanalyse, qui suppose une démarche volontaire de la part du patient, apparaît notamment inadéquate face à des troubles psychotiques, telle la schizophrénie, dans lequel leur discernement est affecté.
Elle est aussi probablement moins adaptée que les TCC face aux troubles anxieux ou phobiques, dans lesquels le patient a tout à perdre à creuser des pensées déjà obsédantes et parasites.
Que reste-t-il, alors ? Livia de Picker, favorable à la possibilité de s'inspirer de plusieurs types de thérapies, cite certains troubles de la personnalité --narcissique, antisocial...-- qui se définissent par une difficulté à contenir ou gérer ses émotions.
"Chez les patients qui, à cause de leur personnalité ou de traumatismes remontant loin dans leur vie, ont du mal à entretenir des relations satisfaisantes, (...) ça peut être utile de recourir à une thérapie qui ne touche pas seulement à la surface", avance-t-elle.
S.F.Warren--AMWN