-
L'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision mortelle sur une piste
-
Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027
-
Le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies, avertit le chef de l'AIE
-
USA: l'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision sur une piste
-
Climat: la Terre a accumulé une chaleur record en 2025, selon l'ONU
-
NBA: nouveau triple-double pour Jokic, les Wolves gagnent enfin à Boston
-
Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé
-
Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz
-
A Houston, la guerre au Moyen-Orient bouleverse le Davos de l'énergie
-
Au lendemain des municipales, l'heure des leçons pour les partis
-
Retour de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Grégoire élu maire de Paris haut la main, défaite cuisante pour Dati
-
Retour progressif de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Espagne: le Real bat l'Atlético lors d'un derby fou et reste au contact du Barça
-
Christophe Barthès, premier maire RN de Carcassonne
-
Masters 1000 de Miami: nouvelle sortie prématurée pour Alcaraz, battu au 3e tour
-
Benoît Payan, un maire de Marseille enfin élu et triomphant face au RN
-
Mondiaux d'athlé en salle: Hodgkinson supersonique sur 800 m, "Super Sunday" pour les Britanniques
-
Emmanuel Grégoire, l'habile et discret héritier à Paris
-
MotoGP: triomphe pour Bezzecchi et Aprilia au Brésil
-
Foot: fin de carrière pour Dimitri Payet, roi sans couronne
-
Après les municipales, retour aux affaires judiciaires pour Dati
-
Une mère et son fils disparus en Aveyron, d'importants moyens déployés pour les retrouver
-
Pluies diluviennes au Kenya : déjà 81 morts en mars
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie
-
Espace: Moscou reprend les lancements depuis un pas de tir ayant été endommagé à Baïkonour
-
Ligue 1: Olivier Giroud punit l'OM, Lyon sombre encore
-
L1: L'OM rechute contre Lille et voit ses rivaux revenir
-
France 3 Ile-de-France à nouveau en grève, pas de soirée électorale
-
Biathlon: Mazet veut poursuivre "l'excellent travail" en vue des JO-2030
-
Régionale allemande: le parti de Merz en tête et l'AfD en forte progression
-
Biathlon: pour la der à Oslo, des Bleus lessivés mais avec toujours plus de globes
-
Le nombre de cas de méningite en Angleterre revu à la baisse
-
Un chroniqueur de l'émission d'Hanouna hospitalisé après un coup violent hors antenne
-
Angleterre: Tottenham au fond du trou après une lourde défaite
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie occupée
-
Biathlon: Lou Jeanmonnot "épuisée" mais "vraiment fière" après son gros globe
-
Super-G: doublé pour Paris, Odermatt la tête ailleurs
-
Après leur guerre douanière, les Etats-Unis et la Chine tentent de réguler leurs relations
-
Cyclisme: Pogacar et le rêve du Grand Chelem
-
L'Iran et les Etats-Unis multiplient les menaces sur les infrastructures clés
-
Ski: Paris gagne le dernier super-G, nouveau globe pour Odermatt
-
Le Pakistan réprime de plus en plus la liberté d'expression, selon les défenseurs des droits
-
30.000 km par an: le monde sauvera-t-il cet oiseau migrateur qui traverse les Amériques ?
-
Ski: Goggia, victorieuse à Kvitfjell, décroche son premier globe du super-G
-
Le point sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
-
Ultimatum de Trump à l'Iran, qui menace en retour de frapper des infrastructures clés
-
Slovénie: Golob contre Jansa, deux personnalités diamétralement opposées
-
Municipales: les électeurs votent à un second tour à suspense
-
L'Italie organise un référendum très débattu sur la réforme judiciaire
Moins d'huile et plus de protéines, la recette pour sauver les enfants du sud du Pakistan
Devant des mères serrant leurs bébés faméliques, Asma cuisine son "pudding de semoule": avec ses recettes locales et abordables, cette Pakistanaise tente d'enrayer la malnutrition qui frappe près d'un enfant sur deux dans le Sud rural.
Aujourd'hui, cette travailleuse sociale de 37 ans propose deux versions: semoule frite pour les moins aisées ou agrémentée d'un œuf ou de lait, faciles à trouver au village et très nutritifs.
"Le paquet de semoule coûte moins de 50 roupies (15 centimes d'euros) et si vous utilisez une à deux cuillères à soupe par jour pour vos recettes, il tient facilement une semaine", assure-t-elle.
Car si le Sindh, province côtière de 55 millions d'habitants, abrite Karachi, le coeur économique du pays, à quelques heures à peine de la mégalopole, des villages entiers sont durement frappés par la malnutrition.
Dans ces zones rurales, où la contraception reste un tabou et où les familles nombreuses sont la norme, 3.500 mères ont bénéficié de cours de cuisine imaginés par l'Unicef.
Après un an de leçons, Shahnaz, 25 ans, a radicalement changé l'alimentation de ses six enfants.
"Ici, j'ai appris à faire le khichdi", un mélange de lentilles et de riz, "des pudding et des gâteaux de semoule", dit-elle, assise sur une natte colorée près du réchaud. "Alors qu'avant je ne donnais que des pommes de terre à mes enfants parce qu'il y en avait toujours à la maison".
"La santé de mes enfants s'est améliorée et on m'a dit récemment que ma fille ne souffrait plus de malnutrition,"se félicite-t-elle.
Comme elle, Koulsoum, 23 ans, espère sauver ses cinq enfants, tous nés prématurés.
"L'un de mes enfants est mort et ma plus jeune est extrêmement faible alors on m'a conseillé de suivre ces cours", dit celle qui n'a qu'un nom, comme la plupart des femmes de son district.
A Sujawal, de nombreuses mères racontent ne donner à leurs enfants, parfois âgés de quelques semaines, que des morceaux de galettes frites en guise de repas.
Résultat, dans le Sindh, 48% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et 20% d'émaciation, sa forme la plus mortelle, selon la dernière enquête nationale menée en 2018.
Plus vulnérables au manque d'eau potable et d'hygiène, ils ont souvent aussi la dengue ou le paludisme, souffrent de vomissements, diarrhées ou difficultés à uriner et ont le ventre anormalement enflé.
- Pas d'épices -
Dans le Sindh rural, souvent, les enfants ne mangent toujours pas de nourriture solide à six mois, et, pour ceux qui en ingèrent, ce sont les restes du repas des parents, trop épicés pour les estomacs de bébés.
Et même ainsi, "le principal problème est le manque de diversité alimentaire", affirme Mazhar Iqbal, nutritionniste pour l'Unicef.
Au Pakistan, 38% des enfants ne mangent que deux ou moins des huit catégories d'aliments recommandées par l'Unicef, - œufs, viande, poisson, produits laitiers...
Pourtant des alternatives peu coûteuses existent: si poisson, boeuf et dinde restent extrêmement chers et utilisés pour les grandes occasions, les abats de poulet, les os bouillis ou les légumineuses sont de bonnes sources de protéines.
Quant aux rares fruits et légumes, s'ils sont frits, comme c'est généralement le cas, ils perdent leurs nutriments.
C'est ce genre de conseils que Bakhtawar Kareem est venue chercher, après avoir perdu un enfant anémique.
Comme 72% des enfants de Sujawal, sa fille d'un an, léthargique, présente un retard de croissance et risque le retard cognitif, prévient l'Unicef.
- "Les femmes mangent les restes" -
Mais le cercle vicieux de la malnutrition commence chez les mères.
"Avec mariages précoces et grossesses répétées, plus de 45% des femmes du Sindh sont anémiques", affirme le nutritionniste Mazhar Iqbal.
"Cela augmente les risques d'avoir des bébés de faible poids à la naissance, plus susceptibles de souffrir de malnutrition".
A Sujawal, où seuls un quart des habitants savent lire et écrire, les idées reçues privent aussi les femmes de nutriments vitaux.
Régulièrement, Farrah Naz doit répéter que, non, les oeufs ou les fruits secs ne font pas saigner plus les femmes pendant leurs règles --et qu'ils ne doivent donc pas leur être interdits.
Au-delà, ajoute la patronne de la branche pakistanaise de l'Alliance mondiale pour l'amélioration de la nutrition (GAIN), "dans la plupart des familles, les filles et les femmes cuisinent et servent leurs proches. Ce n'est qu'ensuite qu'elles peuvent manger les restes".
Et quand la nourriture vient à manquer, ce sont leurs rations qui sont supprimées en premier, poursuit-elle.
Et ce, "alors même que les femmes écopent des tâches les plus physiques dans les champs".
X.Karnes--AMWN