-
Allemagne: des élections régionales à haut risque pour le chancelier Merz
-
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
-
Les Russes aux urnes pour le dernier jour des législatives
-
Moyen-Orient: Washington craint "une escalade rapide" après une attaque sur Ryad
-
Polémique autour de Gaza: sur scène, Ed Sheeran reconnaît "des erreurs"
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Coupe Davis: le Canada élimine la France
-
Le Danemark soulagé par l'accord sur le Groenland, après les menaces d'annexion de Trump
-
Ligue 1: en démonstration, Lyon éparpille Rennes
-
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté un missile tiré par les Houthis vers Ryad
-
Un "front du refus" inédit mobilisé à Arles contre une ligne aérienne THT
-
Women XV Global Series: les Bleues victorieuses des Australiennes au bout d'un scénario fou
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une attaque dans la capitale saoudienne
-
Le RN hausse le ton face à la Russie mais est accusé de "double discours"
-
Fumée noire près de l'aéroport de Ryad après des explosions, selon des habitants
-
Angleterre: naufrage d'Arsenal, parfum de crise à Tottenham
-
Top 14: Lyon seul en tête, le Racing 92 se réveille
-
Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri
-
Catherine Ringer inhumée à Paris aux côtés de Fred Chichin
-
Des journalistes de CNN et d'autres médias empêchés d'accéder à la Maison Blanche
-
Charles Sapin ne sera plus sur France Inter pour son édito contesté
-
MotoGP: Martin tape du poing sur la table
-
Meurtres de femmes en Afrique du Sud: des habitants se mobilisent pour dire "ça suffit!"
-
Jeux asiatiques: "Profondes excuses" des organisateurs pour avoir joué le mauvais hymne
-
Rugby: le Japon remporte la Coupe des nations du Pacifique face aux Fidji
-
Flammes et fumée noire visibles près de l'aéroport de Ryad, selon des habitants
-
Angleterre: Aston Villa gagne enfin et enfonce Tottenham (3-2), relégable
-
Trump promulgue une loi imposant de nouvelles sanctions contre la Russie
-
Charles Sapin annonce la "suppression" de son édito par France Inter
-
Accord sur le Groenland : Trump crie victoire, les Danois aussi
-
Budget: la dette publique de la France grimpera jusqu'à 121,7% du PIB en 2027, un record
-
Foot: Sandro Mazzola, une carrière entière à l'Inter
-
Russie: "puissantes" cyberattaques au deuxième jour des élections législatives
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie envoie des pompiers et des moyens aériens
-
MotoGP: Martin décroche la pole position en Autriche devant Marc Marquez
-
Le Danemark salue l'accord "contraignant" avec Trump sur le Groenland
-
Amazon renonce à la livraison gratuite de livres neufs dans ses casiers automatiques en France
-
L'IA de Google a perpétré des cyberattaques et deviné des identifiants
-
"Pas touche au Kennedy Center": à Washington, une chaîne humaine face aux assauts de Trump
-
Equateur: des hélicos bombardiers d'eau pour éteindre un feu de forêt à Quito
-
Au Texas, des éleveurs déçus par Trump sur la question du boeuf importé
-
Les concerts de Céline Dion, un jackpot qui ne ruisselle pas, déplore la filière musicale
-
Compagnon artificiel, robot stimulateur... L’IA, au chevet des malades d’Alzheimer
-
Coupe Davis: le Canada mène 2-0 d'entrée contre la France
-
La visite du pape dans un lieu d'accueil d'exilés: un "message" avant la présidentielle en France
-
Mondiaux de cyclisme: Remco Evenepoel pour l'histoire
-
Derrière "Lofi Girl", un entrepreneur français et un phénomène mondial sur YouTube
-
Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe
-
Pakistan: au moins 31 morts dans l'attaque d'un quartier général de police
-
Rush à Pékin pour revendre son drone avant l'interdiction totale
Budget britannique: Londres poursuit ses hausses d'impôts et rassure les marchés
Un an après des hausses d'impôts massives, le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mercredi un budget confirmant sa politique de discipline fiscale, avec de nouvelles taxes qui ont rassuré les marchés, mais aussi plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat.
"Ce sont mes choix: ni austérité, ni endettement, ni aveuglement face à l'injustice", a déclaré la ministre des Finances Rachel Reeves, chargée de présenter le plan gouvernemental devant les députés.
Au plus bas dans les sondages et devancé par le parti europhobe d'extrême droite de Nigel Farage, Reform UK, l'exécutif du Premier ministre Keir Starmer jouait gros politiquement avec cette échéance attendue de longue date.
Les regards se sont tournés dès la fin du discours de la Chancelière de l'Echiquier, le titre officiel de Mme Reeves, vers les marchés financiers, qui ont réagi positivement: la livre s'est renforcée et les taux d'emprunts de la dette ont sensiblement reculé.
"Cela suggère que la Chancelière a franchi un obstacle majeur avec ce budget et que ses mesures ont pour l'instant une crédibilité budgétaire auprès des investisseurs", estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB. "Dans l'ensemble, les marchés financiers respirent un peu."
Les hausses d'impôts annoncées mercredi rapporteront 26,1 milliards au budget annuel d'ici la fin de la mandature, puis 29,8 milliards de livres l'année suivante, en 2030/2031.
Selon l'Office for Budget Responsibility (OBR), organisme britannique chargé de la surveillance des finances publiques, les recettes fiscales représenteront alors 38% du PIB, du jamais-vu au Royaume-Uni.
- Taxe déguisée -
Après y avoir longtemps songé, Rachel Reeves a finalement renoncé à augmenter l'impôt sur le revenu, ce qui aurait rompu avec une promesse de campagne des travaillistes, pour une manoeuvre plus subtile, parfois qualifiée de taxe déguisée: l'extension du gel des seuils de cet impôt.
Cette mesure, principale source de revenu annoncée mercredi, fait payer davantage ceux dont le salaire augmente et franchit une tranche supérieure.
Des hausses de taxes sur les propriétés les plus luxueuses, les jeux d'argent ou sur les retraites privées ont aussi été dévoilées.
Ces décisions difficiles se sont imposées à Mme Reeves, avec une économie à la peine depuis le retour au pouvoir des travaillistes en juillet 2024: la croissance stagne (+0,1% au troisième trimestre), tandis que le déficit (aux alentours de 5% du PIB l'an passé) et la dette inquiètent les marchés.
Elle a encore blâmé mercredi les "décisions néfastes" des conservateurs, au pouvoir pendant 14 ans, ainsi que "l'héritage du Brexit et de la pandémie".
Mais son budget de l'an passé est aussi très critiqué: malgré 40 milliards de hausses d'impôts, dont 25 particulièrement décriées pour les entreprises, et des dizaines de milliards d'investissements, il n'a permis de retrouver ni le chemin de l'équilibre budgétaire, ni la croissance.
- "Sauvé son poste" -
"Elle avait juré que ce serait une mesure exceptionnelle. Elle avait déclaré à tout le monde qu'à partir de maintenant, la stabilité serait au rendez-vous et qu'elle financerait tout grâce à la croissance. Aujourd'hui, elle a rompu chacune de ces promesses", a attaqué la cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch.
Pour compenser le coût politique de ces hausses d'impôts, Rachel Reeves a présenté une série de mesures destinées à "apporter un soulagement immédiat aux familles".
Parmi elles, la suppression d'un plafond sur les allocations familiales, ainsi qu'une hausse supérieure à l'inflation des pensions de retraite et du salaire minimum.
Autant de marqueurs sociaux indispensables à un budget travailliste, dans un pays à l'inflation persistante (+3,6% en octobre), où le gaz et l'électricité coûtent cher.
Mme Reeves "a peut-être sauvé son poste et accordé plus de temps au gouvernement", estime l'analyste Kathleen Brooks. "Bien sûr, le véritable test sera de savoir si l’économie pourra rebondir."
L'OBR a apporté mercredi une réponse mitigée, en dégradant les prévisions de croissance du pays jusqu'en 2029, malgré une révision à la hausse pour cette année (de 1 à 1,5%).
O.M.Souza--AMWN