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Santé des Français: les grands enseignements d'une vaste enquête
Les Français sont-ils en bonne santé? Alcool, tabac, santé mentale, sommeil... Une vaste enquête, présentée jeudi, apporte des réponses mitigées. La majorité des gens disent bien aller, mais ce constat recouvre des réalités très variables, en particulier selon le niveau social.
- Une vaste photographie -
L'agence Santé publique France actualise régulièrement, depuis une trentaine d'année, un "baromètre" de la santé des Français. L'édition actuelle a été réalisée en 2024 à partir d'environ 35.000 questionnaires auprès des 18-79 ans.
"Cette photographie n'a jamais été aussi précise", a déclaré, lors d'une conférence de presse, Yann Le Strat, directeur scientifique de Santé publique France, évoquant à la fois des "nouvelles encourageantes" et de "grands défis".
Principal enseignement de ce baromètre, les inégalités sociales influent beaucoup sur la situation des Français en matière de santé. En témoigne, le chiffre sur la proportion de personnes se jugeant en bonne santé: elles sont deux sur trois en général, mais ne sont plus que la moitié chez les personnes en difficulté financière.
La plupart du temps, les problèmes de santé - diabète, hypertension... - sont ainsi plus importants pour les plus pauvres et les moins diplômés.
Dans de rares cas, comme la consommation excessive d'alcool et la sédentarité, la situation est en revanche défavorable chez les personnes favorisées.
- Le tabagisme, la bonne nouvelle -
Point positif important, selon M. Le Strat: la baisse du tabagisme. Ce n'est pas une surprise, l'agence ayant déjà communiqué dessus en novembre, mais moins d'une personne interrogée sur cinq fume au quotidien.
C'est le premier recul depuis la crise du Covid-19, qui avait vu un rebond de la tendance, mais tout le monde n'est pas égal face à la situation. La consommation quotidienne de tabac monte à 30% chez les personnes en difficultés financières.
Reste que "la lutte contre le tabagisme (...) a permis de réduire de 4 millions le nombre de fumeurs en dix ans", se félicite Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, en introduction du baromètre.
- Climat et santé mentale inquiètent -
"Les impacts directs du climat sont désormais des enjeux de santé publique à part entière", souligne M. Le Strat.
Quatre Français sur cinq disent avoir été confrontés à un événement climatique dit "extrême", ce qui inclut surtout les canicules. Et 40% des personnes interrogées affirment avoir souffert "physiquement" de ces événements.
Quant à la santé mentale, décrétée grande cause nationale cette année et prolongée pour 2026 par le gouvernement, le sujet reste majeur.
En 2024, "16% des adultes ont vécu un épisode dépressif caractérisé (et) un adulte sur 20 a eu des pensées suicidaires", explique Jean-Baptiste Richard, responsable des enquêtes chez Santé publique France. Là encore, les inégalités sont marquées, avec une plus grande proportion chez les femmes, les jeunes ou les personnes en difficulté financière.
Mais les hommes sont défavorisés sur un point. Chez les dépressifs, ils sont bien plus nombreux (53,9%) à se dire sans prise en charge thérapeutique que chez les femmes (37,9%).
Facteur important pour la santé mentale, le sommeil des Français est souvent perturbé. Ils dorment environ sept heures et demie par nuit - dans les clous des recommandations - mais un tiers se disent victimes d'insomnies, en particulier les femmes de plus de 50 ans.
- Des connaissances à améliorer -
Sur de grands sujets de santé, les Français restent insuffisamment informés.
Certes, un grand nombre - environ 80% - des personnes interrogées se disent favorables à la vaccination. Mais la baisse est frappante par rapport au début des années 2000 - 90% -, une tendance générale quel que soit le niveau social.
Cet indicateur recouvre par ailleurs des réalités différentes selon les vaccins. Celui contre le Covid-19 reste l'objet d'une défiance sans égale, avec un quart de personnes réticentes, alors que les vaccins sont considérés comme sûrs et efficaces par les autorités sanitaires sur la base de données provenant de milliards de vaccinations dans le monde.
Quant à la résistance aux antibiotiques, le sujet reste mal appréhendé par de nombreux Français. Deux personnes sur cinq disent ne jamais avoir entendu parler de cette problématique qui constitue pourtant un enjeu majeur de santé publique à travers le monde.
La même proportion ignore que les antibiotiques sont inefficaces contre la grippe, un chiffre préoccupant dans un contexte où les autorités sanitaires promeuvent de longue date une consommation raisonnée de ces médicaments.
Ch.Kahalev--AMWN