-
Roland-Garros: un an après l'exploit, Boisson reprend le fil de son histoire parisienne
-
Ukraine: l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa en visite à Kiev
-
Huawei a développé un nouveau mode de fabrication de puces
-
La Bourse de Paris profite des espoirs de conclusion d'un accord au Moyen-Orient
-
Ski de fond: les JO-2030, "une grande source de motivation", assure Klaebo
-
Marchés: les espoirs de réouverture d'Ormuz poussent pétrole et taux à la baisse, les Bourses en forme
-
Rubio visite le Taj Mahal au moment où les discussions avec l'Iran s'intensifient
-
"Il est petit, il est bleu !": comment des chercheurs ont découvert un nouveau poulpe
-
En Guadeloupe, les sargasses empoisonnent la fin de l'année scolaire
-
Philippines: quatre morts et une quinzaine de disparus après l'effondrement d'un chantier
-
Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo
-
Play-offs NBA: Wembanyama et les Spurs dominent largement le Thunder et reviennent à 2-2
-
Chaleur: Météo-France étend la vigilance jaune à 18 départements dont Paris et petite couronne
-
Foot: Messi sort prématurément avec l'Inter Miami, crainte de blessure à l'approche du Mondial
-
Le pape publie un document majeur sur la dignité humaine à l'ère de l'IA
-
F1: Antonelli en Mercedes gagne au Canada et creuse l'écart avec son coéquipier Russell
-
Italie: les adieux de Conte, l'implosion du Milan, Côme en Ligue des champions
-
Roland-Garros: Djokovic cède un set, Zverev et Kostyuk passent au 2e tour
-
Roland-Garros: pas d'exploit pour les Français, Halys et Royer sauvent l'honneur
-
Euroligue: l'Olympiakos de nouveau roi d'Europe après 13 ans d'attente
-
Roland-Garros: Kostyuk gagne dans l'émotion, Zverev file aussi au 2e tour malgré la chaleur
-
Roland-Garros: débuts difficiles pour les Français, Halys sauve l'honneur
-
Liban: deux morts dans des frappes israéliennes
-
Foot: feu d'artifices d'émotions en Premier League, West Ham relégué
-
Episode de chaleur: records pour un mois de mai, vigilance jaune étendue lundi
-
Tour d'Italie: Dversnes fait triompher l'échappée, les sprinteurs crient au scandale
-
Episode de chaleur: la vigilance jaune dans 13 départements de l'Ouest lundi
-
Angleterre: adieux émouvants pour Guardiola, Silva, Salah et Robertson
-
Episode de chaleur: la vigilance jaune canicule dans 13 départements de l'Ouest lundi
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud et l'est du pays
-
Turquie: la police déloge le chef de l'opposition
-
Des familles yéménites réduites à manger des feuilles, faute d'aide alimentaire
-
Roland-Garros: très émue, l'Ukrainienne Kostyuk se promène et lance la quinzaine parisienne
-
Turquie: la police prend d'assaut le siège de l'opposition
-
Football: Pierre Sage assure qu'il va rester à Lens la saison prochaine
-
Aux Philippines, un mort et 20 disparus après un effondrement sur un chantier
-
Romuald Wadagni, un technocrate discret à la présidence du Bénin
-
Prix de l'énergie: "pas de remise en cause" des aides même en cas d'arrêt de la guerre, selon le gouvernement
-
A l'épicentre de l'épidémie en RDC, la peur d'Ebola
-
Catastrophe minière en Chine: l'angoisse des proches face au silence
-
Pakistan: au moins 24 morts dans l'attaque à l'explosif d'un train
-
Cannes: 2,8 millions de téléspectateurs devant la cérémonie de clôture
-
Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour
-
A Hanoï, le projet de mégapole bouleverse la vie des habitants
-
En Chine, une paisible localité endeuillée par la pire catastrophe minière depuis 2009
-
Au Bangladesh, l’IA pour lutter contre le trafic chaotique de la capitale
-
A La Mecque, des pèlerins venus du bout du monde malgré les tensions au Moyen-Orient
-
Amsterdam, ville du vélo, a interdit les fatbikes dans un de ses parcs les plus fréquentés
-
Au Pays basque, une dauphine star à préserver des nageurs trop curieux
-
Effondrement sur un chantier aux Philippines, 19 personnes recherchées
La pomme de terre, en crise de croissance à l'échelle européenne
Après de très belles récoltes, l'Europe est confrontée à une crise de surproduction de pommes de terre qui entraîne une chute vertigineuse des prix, subie en premier lieu par les agriculteurs.
Mi-janvier, une petite colline s'est formée sur le pont de la Concorde, devant l'Assemblée nationale française: 20 tonnes de pommes de terre ont été déversées comme autant de cris de colère. "Ça nous coûte moins cher d'offrir ces pommes de terre aux Parisiens que de les stocker chez nous", expliquait Denis Lavenant, venu des Yvelines.
En Belgique, c'est sur une autoroute de Flandres que des agriculteurs ont distribué tracts et pommes de terre, dénonçant des prix en berne et un marché fragilisé par les accords de libre-échange passés par l'Union européenne.
Comment en est-on arrivé là ? Le secteur en Europe "fait face cette année à une vraie difficulté, dont la raison principale est le déséquilibre entre l'offre et la demande", estime François-Xavier Broutin, directeur des affaires économiques au CNIPT, l'interprofession de la pomme de terre en France, premier exportateur mondial.
- Les frites en concurrence -
Depuis des mois, le réseau North-Western European Potato Growers (NEPG), qui regroupe les quatre premiers producteurs européens (Allemagne, France, Belgique et Pays-Bas), alerte quant aux risques d'une surproduction sur le Vieux continent.
Dans ces pays, qui représentent les deux tiers de la production européenne, les volumes récoltés en 2025 approchent 30 millions de tonnes, soit une hausse de 10% sur un an.
"Ce qui est particulier dans cette campagne, c'est que la récolte est abondante dans tous les gros pays producteurs": l'Allemagne, premier producteur européen, fait sa "meilleure récolte depuis 25 ans" et la France a vu ses surfaces cultivées "augmenter de 10%", souligne M. Broutin.
Or, alors que l'offre gonflait, la demande industrielle faiblissait.
Le réseau NEPG avance plusieurs raisons: "une contraction du marché des frites surgelées" en réaction à la hausse des droits de douanes américains (finalement de 15%); "un euro fort par rapport au dollar" qui pénalise les exportations européennes; et la concurrence accrue des "produits transformés venus de Chine, d'Inde, d'Egypte et de Turquie".
Ces deux dernières années, selon la même source, la Chine et l'Inde, les deux premiers producteurs mondiaux, ont "multiplié par dix leurs exportations de frites congelées vers les pays voisins", tandis que l'UE voyait ses exportations diminuer - jusqu'à -6% pour la Belgique, premier exportateur mondial de frites.
Pour François-Xavier Broutin, cette crise n'est sans doute que conjoncturelle car "la demande mondiale continue d'augmenter". En France notamment, "les surfaces ont augmenté trop vite: on a eu en 2025 les volumes dont on aura besoin en 2030, avec les usines en cours de construction".
Une usine a en effet récemment ouvert près de Dunkerque (Nord), avec une capacité initiale de 1.400 tonnes de frites par jour, et deux autres sont en chantier, dans la Somme et le Nord.
- Chute des prix contractuels -
Si la filière n'est pas menacée à long terme, le coup est rude pour les producteurs, qui voient les prix dégringoler.
Car si l'essentiel des volumes achetés par l'industrie est contractualisé (à 80% en France), ce qui garantit à l'agriculteur un prix négocié à l'avance, certains ont été touchés de plein fouet par les aléas du marché libre.
Fin 2025, les cours étaient toujours extrêmement bas: "entre 0,50 et 4 euros les 100 kg selon les pays", selon le réseau NEPG, qui demandait très frontalement aux agriculteurs européens s'ils étaient prêts à "produire tout en perdant de l'argent".
Deux mois plus tard, alors qu'approche la date des semis (mars-avril), les signaux se multiplient pour inciter les agriculteurs à réfléchir avant de décider des surfaces à consacrer au tubercule.
En France, l'UNPT, principale association de producteurs, dénonce à la fois un recul de la contractualisation - du fait de la frilosité des industriels dans un contexte de surproduction - et une "baisse de 25%" des prix contractuels proposés.
La tonne de pommes de terre Fontane, une des principales variétés cultivées, est proposée "autour de 130 euros" en 2026 contre "180 euros" l'an dernier, selon l'UNPT. Un prix qui pourrait inciter à réduire les surfaces cultivées.
S.Gregor--AMWN