-
Pour Xavier Niel, la commission sur l'audiovisuel public est un "cirque"
-
Le baril de pétrole américain s'envole de plus de 10%, attisé par le ton offensif de Trump
-
Vives tensions Mauritanie-Mali après la multiplication d'incidents à la frontière
-
Loi Duplomb 2: Larcher et Duplomb réclament son insertion dans la future loi agricole
-
Exposition au cadmium: les sénateurs PS demandent une commission d'enquête
-
Pas "élégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Comment TotalEnergies a profité du chaos pétrolier au Moyen-Orient
-
Le Club Med va créer une quarantaine de nouveaux villages d'ici 10 ans
-
"Inélégant", "irréaliste", "ça parle trop": Macron répond aux critiques de Trump
-
Fermer CNews, comme le demande le maire de Saint-Denis? Pas si simple
-
La CEDH valide de lourdes amendes infligées à l'ex-chaîne C8
-
L'Iran n'a pas relancé l'enrichissement nucléaire, affirme à l'AFP son ambassadeur auprès de l'AIEA dénonçant "un gros mensonge"
-
Le gouvernement français annonce la relance des appels d’offres pour les énergies éoliennes et photovoltaïques
-
Peine de mort en Israël: huit pays musulmans dénoncent une "escalade dangereuse"
-
Carburants: "Pas de pénurie" en France, assure le gouvernement
-
Le président français Macron en Corée du Sud pour une visite d'Etat
-
Les opérations américano-israéliennes "cause première" du blocage d'Ormuz, selon Pékin
-
Champions Cup: Julien Dumora et sa nouvelle vie d'entraîneur à Castres
-
Interdiction des réseaux sociaux aux enfants: l'Indonésie met en demeure une deuxième fois Google et Meta (ministère)
-
Un mois plus tard, Trump tente de justifier la guerre auprès d'Américains mécontents
-
PMA: le diagnostic pré-implantatoire, un débat toujours vif en France
-
La Bourse de Paris repart dans le rouge après le discours de Trump
-
Chemsex: un psychiatre alerte sur le coût psychique de la "sexualité augmentée"
-
En Arménie, la thérapie par le sel, menacée, au coeur d'un débat sur les soins alternatifs
-
Moyen-Orient: les marchés financiers déçus par l'allocution de Donald Trump
-
Mondial-2026: opération dernière chance pour les supporters sans billet
-
Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon
-
Un cabinet d'avocats s'attaque aux tarifs des péages d'autoroutes
-
Ukraine: face à l'impérialisme russe, une riposte death metal
-
Indonésie: au moins un mort dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les interventions contre les nuisibles en hausse, la filière demande une approche préventive
-
Arnaud Rousseau, grand cultivateur et candidat unique pour présider la FNSEA
-
NBA: Wembanyama marque encore 41 points
-
Nouvelle-Calédonie: la réforme constitutionnelle vers un rejet à l'Assemblée
-
Au moins un mort en Indonésie dans un puissant séisme en mer des Moluques
-
Les Etats-Unis "proches de remplir" leurs objectifs en Iran, affirme Trump
-
Quatre astronautes sont partis vers la Lune pour la première fois depuis un demi-siècle
-
"Un proie idéale": Isabelle Adjani se défend en appel d'avoir cherché à frauder le fisc
-
Une grenouille marsupiale inconnue découverte au Pérou
-
Quatre jeunes écroués à Paris après l'attentat déjoué visant Bank of America, imputable à un groupuscule pro-iranien
-
Les astronautes en place à quelques heures du lancement de la mission lunaire Artémis 2
-
Wall Street termine en hausse, espère une fin du conflit au Moyen-Orient
-
La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran
-
Presse: nouvelles économies en vue au journal Sud Ouest, 50 départs envisagés
-
A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah
-
L'ex-plumassier du Lido condamné à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
Burundi: l'armée annonce 13 morts, tous civils, dans les explosions d'un dépôt de munitions, des "dizaines" de tués évoqués
-
300 tracteurs dans les rues de Vienne pour réclamer l'étiquetage de l'origine des produits
-
La Cour suprême se montre sceptique face à la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
Fermer CNews, comme le demande le maire de Saint-Denis? Pas si simple
Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a appelé à la fermeture de CNews, qu'il qualifie de "chaîne raciste", après la diffusion de propos polémiques le visant. Mais fermer une chaîne ne peut être que l'aboutissement d'un long processus.
- Pourquoi demander cette fermeture?
"Est-ce que nous sommes obligés d'avoir une offre médiatique avec des chaînes racistes comme CNews et d'autres?", a déclaré mercredi Bally Bagayoko à l'AFP.
La polémique fait rage sur le traitement réservé à l'édile sur la chaîne info dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Vendredi en plateau, un psychologue, Jean Doridot, a estimé qu'il était "important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes" et que "dans toute collectivité, dans toute tribu (...) il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité". Puis le philosophe Michel Onfray a évoqué samedi "une tribu primitive" et prêté à M. Bagayoko une attitude de "mâle dominant".
Gauche et gouvernement se sont indignés. Le maire a déposé plainte mercredi contre CNews, Jean Doridot et Michel Onfray. Le gouvernement étudie aussi la possibilité de poursuites.
M. Bagayoko et plusieurs élus de gauche agissent sur un autre front: auprès de l'Arcom, saisie de multiples signalements. Le régulateur de l'audiovisuel "doit être beaucoup plus sévère", selon le maire.
Première chaîne info en part d'audience en 2025, CNews a réfuté tout "propos raciste" à l'antenne.
- Quels sont les pouvoirs de l'Arcom?
L'Arcom, autorité administrative indépendante, attribue aux chaînes et radios le droit d'émettre, moyennant des obligations.
Si elles sont enfreintes, l'Arcom agit graduellement. Elle peut faire notamment une "mise en demeure", obligatoire avant toute sanction.
Les sanctions relèvent d'un processus plus lourd: un rapporteur instruit le dossier. L'autorité peut ensuite infliger à une chaîne une amende, plafonnée à 3% du chiffre d'affaires, 5% en cas de récidive. Au-delà, l'Arcom peut ordonner la suspension d'un programme, la réduction de la durée d'autorisation d'émettre (un an maximum), et enfin "le retrait de l'autorisation".
CNews est régulièrement épinglée par l'Arcom: elle avait par exemple écopé en février de deux amendes totalisant 100.000 euros pour deux séquences à l'été 2025, pouvant inciter selon l'autorité à la discrimination des musulmans et des Algériens.
L'Arcom souligne qu'elle ne peut intervenir qu'a posteriori. De même, elle "ne s'immisce pas dans la ligne éditoriale des chaînes", tant que les règles du pluralisme sont respectées.
Son patron, Martin Ajdari, souligne la "complexité" de la mission de l'autorité, "sous le feu de critiques simultanées de laxisme et de censure".
- Le pluralisme, autre front
En pointe, la députée écologiste Sophie Taillé-Polian a demandé à l'Assemblée nationale une mission d'évaluation sur le régulateur. L'Arcom doit jouer "son rôle de gendarme de l'audiovisuel face au racisme décomplexé et aux fausses informations", juge-t-elle, considérant que "le sentiment d'impunité" doit "cesser".
"Nous devons évaluer les moyens juridiques et financiers" de l'autorité, dit-elle à l'AFP.
Selon la députée, "le pluralisme interne n'est pas respecté" sur CNews. Mais l'Arcom n'a pas constaté de manquement.
Cependant, elle est tenue à un contrôle élargi du pluralisme, depuis une décision du Conseil d'État de 2024. L'Arcom s'intéresse désormais à "la diversité des invités, la variété des thèmes traités à l'antenne (et) la pluralité des opinions exprimées", ce qui est difficile à mesurer.
L'ONG Reporters sans frontières a saisi le régulateur du cas de CNews en janvier sur ce fondement, dossier de 112 pages à l'appui. L'Arcom doit statuer dans les prochaines semaines.
- Le précédent C8
Après des millions d'euros d'amendes, l'Arcom avait décidé de ne pas reconduire la fréquence TNT de C8. La chaîne, qui était comme CNews la propriété du groupe Canal+, a cessé d'émettre début 2025.
Devant les députés la semaine dernière, Vincent Bolloré a estimé que C8 avait été "confisquée". D'après lui, "celui qui était visé c'était moi, à travers Cyril Hanouna" son ancien animateur vedette.
"Nous ne sommes pas soumis, nous sommes libres et donc on déplaît", a-t-il asséné au sujet des sociétés et médias dans son giron.
CNews, dont l'autorisation d'émettre sur la TNT a été renouvelée au même moment pour dix ans, pourrait-elle devoir fermer également? "Tout est possible", a répondu M. Bolloré aux parlementaires.
B.Finley--AMWN