-
Keir Starmer, acculé deux ans après le retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
-
Ebola en RDC: l'OMS constate une accélération de la transmission
-
Après la guerre, la République islamique d'Iran toujours debout et une opposition hors jeu
-
Les dirigeants des 27 croisent le fer sur le méga-budget européen
-
La Terre ne finira (peut-être) pas avalée par le Soleil
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, de l'ADN du suspect retrouvé
-
Maisons du Monde s'en remet à des fonds britanniques après des pertes massives
-
La Bourse de Paris en hausse sur un marché tranquille
-
L'intoxication des données, la menace invisible qui cible les chatbots IA
-
Indonésie: l'insémination artificielle pour sauver le rhinocéros de Bornéo
-
Malaisie: des scientifiques découvrent un "hyperparasite" s'attaquant au "champignon zombie"
-
Un manuscrit inédit de Mozart, petit trésor mis en musique à Paris
-
"Comme dans un réfrigérateur" : les troglodytes échappent à la canicule
-
Après l'accord avec l'Iran, Trump veut se concentrer sur la Corée du Nord, selon le président sud-coréen
-
A peine signé, l'accord entre Iran et Etats-Unis semble vaciller
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" à la conquête de Downing Street
-
En Suède, les scandales glissent sur le Premier ministre avant les élections
-
Mondial-2026 : après les violences xénophobes en Afrique du Sud, les Africains boudent les Bafana Bafana
-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, révèle l'autopsie
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un robot avec sourcils et mains, à la rencontre des patients dans un hôpital italien
-
Top 14: Toulouse, l'ombre d'un doute avant la demi-finale contre le Racing 92
-
Athlétisme: à Doha, Tinch veut répondre à Tharp sur 110 m haies
-
Les principales réformes économiques annoncées à Cuba
-
"Toilette de chat": les refuges en montagne inquiets pour leur ressource en eau
-
Accord USA-Iran: report des négociations prévues en Suisse
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Chili : après 100 jours au pouvoir, le président Kast ajuste ses ambitions
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
A Chicago, Obama entouré de trois anciens présidents pour l'inauguration de son musée
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
Ebola en RDC: une épidémie sans vaccin, des groupes armés et une défiance populaire
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Khamenei approuve l'accord avec Washington, incertitude sur le début des pourparlers
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
La justice se prononce sur le renvoi en procès pour viol du footballeur Achraf Hakimi
-
Colombie: accord de paix avec le gouvernement Petro, une centaine de guérilleros déposent les armes
-
Face à la déferlante chinoise, les Européens cherchent la parade
-
Mondial-2026: la Suisse cartonne et se relance, le deuxième round est lancé
-
Cuba annonce un virage économique historique
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Mondial-2026: la Suisse se réveille sur la fin et écrase la Bosnie 4-1
-
Scandale financier au Brésil : un sénateur proche de Lula perquisitionné
-
La quarantaine levée pour presque tous les passagers du navire touché par l'hantavirus
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
1er-Mai: des boulangeries ouvertes, les hausses de salaires au coeur des manifestations
Syndicats et manifestants défilaient vendredi pour des hausses de salaires sur fond de guerre au Moyen-Orient et contre la remise en cause du caractère férié et chômé du 1er-Mai, en ce jour où de nombreux boulangers et fleuristes ont fait travailler leurs salariés, avec le soutien de l'exécutif.
"Ce n'est pas le vol du 1er-Mai qu'il faut mettre à l'ordre du jour du Parlement. C'est un grand plan pour l'augmentation des salaires", a expliqué la leader de la CGT Sophie Binet, à côté de Marylise Léon, son homologue pour la CFDT, en tête du cortège de la manifestation parisienne.
Dans une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu, Sophie Binet demande une hausse du Smic de 5% et une indexation des salaires sur les prix.
Marylise Léon réclame, elle, une augmentation du Smic en raison de l'inflation mais aussi "des négociations dans les différentes branches professionnelles".
Pour montrer leur soutien aux boulangers qui veulent faire travailler leur salariés - une nouvelle tolérance en ce 1er-Mai - le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est rendu en Haute-Loire où il a acheté du pain dans une boulangerie et Gabriel Attal est brièvement passé derrière le comptoir d'une autre à Vanves, près de Paris.
"C’est une provocation passible de deux amendes, estime l'inspectrice du travail et responsable CGT Céline Clamme. "L’une pour travail le 1er-Mai, l’autre pour travail dissimulé puisque le bénévolat n’est pas autorisé dans une entreprise à but non lucratif".
"On a raisonné comme un 1er-Mai classique, il n’y a pas de flou, le droit n’a pas changé", a affirmé cette fonctionnaire mentionnant des contrôles en Isère, dans le Maine-et-Loire, en Ile-de-France et à Marseille, notamment.
"Les responsables politiques qui vont dans une boulangerie, je pense que ça fait partie d'une politique spectacle dont on n'a pas besoin aujourd'hui. On a besoin de donner à voir ce qu'est la réalité d'un salarié en boulangerie", a commenté Marylise Léon.
Devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement avait écarté une proposition de loi de Gabriel Attal visant à élargir le travail salarié le 1er-Mai, en la resserrant sur les artisans boulangers et les fleuristes.
L'exécutif a précisé vendredi qu'il était "légitime qu'il y ait des contrôles pour vérifier que les salariés sont volontaires et payés doubles". En cas d'amende, "si les conditions sont respectées, il y aura une solution dans la loi" assure le gouvernement.
Mercredi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait appelé à "l'intelligence collective", assurant n'avoir donné aucune instruction aux inspecteurs du travail.
- "On n'a pas hésité" -
Trois cent vingt manifestations étaient prévues en France, avec un peu plus de 100.000 personnes attendues, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, alors que le 1er-Mai tombe un vendredi et pendant les vacances pour certaines zones.
A Toulouse, entre 5.500 personnes, selon la préfecture et 12.000 d'après la CGT, ont manifesté dans la matinée "pour nos salaires, pour nos retraites, contre l’extrême droite et pour la paix", selon la banderole de tête, qui affirmait aussi: "Journée de lutte depuis 1889, férié depuis 1947, le 1er-Mai, vous n’y toucherez pas".
A Lyon, la préfecture a décompté 6.500 manifestants, à Marseille, 3.400 (contre 3.600 l'an dernier). A Nantes, où 4.000 personnes, selon la police, ont défilé, un policier a été blessé au visage lors d'incidents.
"Si on veut vraiment peser l'année prochaine pour la présidentielle, il nous faut un énorme rapport de force dans la rue", affirme à Marseille Anouar Bendahmane, 18 ans, étudiant en sciences politiques.
Odette Monneron manifeste à Paris du haut de ses 85 ans. "Il faut respecter le travail. On vit dans un monde où on veut que l'argent domine et pour avoir de l'argent, on est prêt à faire n'importe quoi", a déploré cette enseignante à la retraite, dont le mari était mineur.
Vendredi, un certain flou régnait dans les rues où quelques supérettes de chaînes à Paris et dans l'agglomération bordelaise étaient ouvertes malgré l'interdiction, a constaté l'AFP.
A Lille, la boulangère Marianne Chevalier a fait travailler ses salariés, estimant que "ça ne dérange personne": "tout le monde est content de travailler, 10 heures ou cinq heures, sachant qu'on est payé double."
"On n'a pas hésité une seule seconde à ouvrir. Il n'y a aucune logique à ce que des fast-food puissent ouvrir et les boulangeries non", a témoigné Morgane, responsable d'une boulangerie à Mérignac, près de Bordeaux, qui n'a pas voulu donner son nom complet, ni celui de son établissement.
Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie et de la boulangerie-pâtisserie française, avait assuré que "70% des boulangeries" seraient ouvertes.
bj-boc-max-mer-avr-alc/rap/rl
Y.Nakamura--AMWN