-
Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte
-
Iran: audience judiciaire mercredi pour le cinéaste dissident Jafar Panahi
-
Pour les primaires, Trump ouvre la saison des vengeances
-
Cours à distance sans électricité: les étudiants cubains voient leur "futur hypothéqué"
-
Kim Kardashian demande un euro de dommages et intérêts pour son agression à Paris en 2016
-
Record du loyer médian à Manhattan, supérieur à 5.000 dollars pour la 1ère fois
-
Affaire Patrick Bruel: enquête rouverte plus de trois ans après le classement d'une plainte pour viol
-
Collaboration Swatch-Audemars Piguet: une demande "phénoménale", des "problèmes" dans une vingtaine de magasins
-
Wall Street ouvre sur une note prudente face au flou diplomatique
-
Moyen-Orient: les taux d'intérêt des dettes d'Etats se stabilisent, les Bourses sans élan
-
A Cannes, embarras généralisé face au spectre d'une "liste noire" de Canal+
-
Décès d'Etienne Davignon, ancien diplomate belge cité dans l'affaire Lumumba
-
Retour en France et cap à l'est: le Tour de France partira de Reims en 2028
-
Le nouveau patron de la BBC, Matt Brittin, prévient de "choix difficiles" à venir
-
Le nouveau patron de la BBC, Matt Brittin, prend ses fonctions dans un contexte de crise
-
Tourisme: avec la guerre au Moyen-Orient, les voyageurs modifient leurs plans
-
Moyen-Orient: les taux d'intérêt des dettes d'Etats se stabilisent à un haut niveau, les Bourses sans élan
-
La guerre au Moyen-Orient plonge Ryanair dans l'incertitude
-
Mondial-2026: l'équipe iranienne de football en route pour la Turquie
-
Le ministre français de la Justice à Alger, un pas de plus vers une détente
-
Espagne: la justice ordonne au fisc de rembourser à Shakira plus de 55 millions d'euros indûment perçus
-
Royaume-Uni: le Brexit s'invite dans la crise politique au Labour
-
Hantavirus: le navire de croisière Hondius achève son voyage aux Pays-Bas
-
L'Indonésie veut renforcer sa défense avec la livraison d'avions de combat Rafale
-
Dernière édition du marathon caritatif ZEVENT du 4 au 6 septembre
-
Urgo annonce 150 millions d'euros d'investissement en 2026-2027
-
Tour d'Italie: Mathys Rondel, le grimpeur français qui monte
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes d'inflation
-
Moyen-Orient: les dettes d'Etats toujours sous pression, les Bourses reculent
-
Ebola en RDC: ce que l'on sait de l'épidémie
-
Hantavirus: à Ushuaïa débute la traque d'un éventuel rongeur porteur du virus
-
Inde: il faut renouer avec les "tribus interdites" des Andaman-et-Nicobar, plaide un scientifique
-
Les paris chinois de Stellantis pour rebondir
-
Avis de grands travaux et de péril écologique sur l'île indienne de Grande Nicobar
-
Au Kenya, les fourmis, cibles surprenantes de nouveaux braconniers
-
A bord du Kalighat, la "ligne de vie" des îliens des Andaman-et-Nicobar
-
Hantavirus: le Hondius attendu aux Pays-Bas, risque sanitaire toujours "faible" selon l'OMS
-
En plein conflit au Moyen-Orient, le G7 Finances à Paris au chevet de l'économie mondiale
-
L'OMS ouvre son Assemblée annuelle sur fond d'hantavirus et d'Ebola
-
Neuf jurés délibèrent sur le sort des créateurs de ChatGPT, attaqués par Musk
-
Défaits par la DZ Mafia, Félix Bingui et des rescapés du clan Yoda jugés à Marseille
-
Un "choc d'autorité" face aux raves et aux rodéos motorisés: le projet de loi Ripost arrive au Sénat
-
Festival de Cannes: à mi-parcours, Canal+ secoué et une compétition qui tarde à décoller
-
Nouvelle-Calédonie: le gouvernement engagé dans un contre-la-montre incertain au Parlement
-
Le ministre français de la Justice à Alger pour contribuer au dégel des relations
-
Corée du Nord: Kim veut renforcer la première ligne contre "l'ennemi juré" sud-coréen
-
NBA: Gilgeous-Alexander élu MVP comme l'an dernier, Wembanyama doit patienter
-
Espagne: l'Atlético Madrid rend hommage à "la légende" Griezmann, ému au larmes
-
Ligue 1: les tops et les flops de la saison
-
Top 14: La Rochelle corrige Toulouse et reste en course pour la qualification
Cours à distance sans électricité: les étudiants cubains voient leur "futur hypothéqué"
A Punta Brava, un quartier de la périphérie de La Havane, Alejandro Benitez, étudiant en quatrième année d'architecture, n'a pas dormi normalement depuis presque une semaine.
Les coupures d'électricité interminables ont transformé les nuits du jeune Cubain en veilles intermittentes : dès que le courant revient, quelle que soit l'heure, il allume son ordinateur de bureau et travaille sur ses travaux pratiques, avec la crainte constante de tout perdre lors d'une nouvelle coupure.
Quant à l'interaction avec les professeurs, "nous faisons tout par WhatsApp ou Telegram", explique le jeune homme de 28 ans, qui a de temps en temps accès à l'ordinateur portable de son compagnon, mais doit aussi batailler avec une batterie qui ne résiste pas très longtemps.
Comme des milliers d'autres étudiants cubains, il tente de suivre ses cours à distance dans un pays plongé dans une très grave crise énergétique en raison du blocus pétrolier américain.
Début février, les autorités ont suspendu les cours en présentiel dans les universités afin d'économiser l'électricité. Mais l'enseignement à distance se heurte à une réalité quotidienne : réseau instable, connexion limitée et délestages prolongés rendent les conditions d'études extrêmement précaires.
La situation s'est encore détériorée la semaine dernière, l'île n'ayant plus de diesel et de fioul pour compléter la production d'électricité de ses centrales, avec des coupures dépassant les 20 heures quotidiennes dans la capitale.
Dans la même maison, son compagnon, Alfredo Rodriguez, 34 ans, professeur de design, affronte les mêmes difficultés du côté des enseignants.
Il tente de maintenir un enseignement conçu pour le présentiel, désormais contraint à un format numérique.
"Il y a des parties du programme que les étudiants n'ont tout simplement pas vues", reconnaît-il.
Dans des filières comme l'architecture et le design, où l'apprentissage repose sur un échange pratique constant, le virtuel n'est pas seulement une adaptation, il s'apparente à un renoncement.
"L'échange direct avec le professeur, sur le moment, est très précieux", souligne Alejandro Benitez, qui regrette que cet espace n'existe plus.
Ces difficultés scolaires sont aggravées par des problèmes matériels. Chez lui, la cuisine se fait au charbon, raconte l'étudiant qui depuis février n'a pas quitté son quartier en raison des pénuries de transport.
Sa vie universitaire comme sa vie sociale se réduisent à quelques kilomètres.
- Discipline individuelle -
A Alamar, de l'autre côté de La Havane, Shalia Garcia, 19 ans, étudiante en deuxième année de design industriel, fait face aux mêmes difficultés.
"Nous n'apprenons pas toutes les matières", explique-t-elle, précisant que certains enseignements, essentiels pour sa formation, ont été suspendus ou fortement réduits.
Les professeurs envoient des plannings, des contenus et des dates de remise de travaux que les étudiants sont censés respecter de manière autonome, dans un modèle qui dépend plus que jamais de la discipline individuelle.
Le mauvais accès à internet aggrave la situation. Le forfait mensuel de données mobiles auquel les étudiants universitaires ont accès ne suffit pas à télécharger des fichiers volumineux, et la communication avec les professeurs n'a pas l'immédiateté de la salle de classe.
"Ce mode d'enseignement repose davantage sur l'étudiant, et c'est quelque chose que j'ai du mal à gérer", reconnaît Shalia Garcia.
Dans sa famille, l'inquiétude est palpable. Sa mère, Luisa Odalys Destrade, médecin, reconnaît que, même si elle comprend le contexte, elle redoute les conséquences sur la formation universitaire de sa fille.
"Je suis très préoccupée, mais il n'y a pas d'autre choix que d'affronter la situation", soupire-t-elle.
Face à toutes ces contraintes, les enseignants ont dû assouplir leurs exigences. Les délais de rendu sont régulièrement repoussés.
"Nous ne pouvons pas exiger la même chose quand nous savons qu'il y a des étudiants sans électricité ou sans connexion", souligne Alfredo Rodriguez.
A Punta Brava, les journées continuent d'être rythmées par l'incertitude des délestages électriques.
Lorsque le courant revient au milieu de la nuit, il faut choisir entre dormir ou travailler, entre gérer la vie quotidienne ou la vie universitaire.
Dans ce dilemme permanent, se joue bien plus qu'une simple année universitaire. "Quel architecte vais-je devenir ? Notre avenir est hypothéqué", soupire Alejandro, sans cacher son anxiété.
P.Stevenson--AMWN