-
Dialogue ou affrontement: l'attitude face aux groupes armés divise en Colombie
-
Olivier Andriès, le patron cash de l'aéronautique française
-
Venezuela: disparition forcée et mort, une crainte latente pour les prisonniers politiques
-
Brésil: Flavio Bolsonaro dans la tourmente à l'approche de la présidentielle
-
Tennis: Arthur Fils se présente en outsider à Roland-Garros
-
Le dentiste, un fil solide entre l'Ukraine et ses exilés
-
Champions Cup: Ben Tameifuna, le pilier totem de l'UBB
-
"Chacun a son propre Coluche", dit Michel Denisot, auteur d'un documentaire sur l'humoriste
-
Marges dans la grande distribution: la commission d'enquête du Sénat dévoile ses recommandations
-
La Cour internationale de Justice s'apprête à statuer sur le droit de grève
-
Suppression des ZFE, artificialisation des sols: décision très attendue des Sages sur la loi de simplification
-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France risquent une condamnation en appel
-
Samsung: des actionnaires s'opposent à l'accord avec les syndicats sur les profits de l'IA
-
Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire
-
Play-offs NBA: le Thunder, champion en titre, répond aux Spurs de Wembanyama
-
Un buffle "sosie" de Donald Trump est devenu une star au Bangladesh
-
Bolivie: le président Paz annonce un remaniement après des semaines de contestation
-
Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le dilemme de Lecornu
-
Aux Etats-Unis, dernier épisode du "Late Show" détesté de Trump
-
Stellantis annonce ce jeudi son plan stratégique pour redémarrer avec un partenariat chinois
-
SpaceX lance la dernière version de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse
-
L'Iran examine une offre américaine, situation "sur le fil" pour Trump
-
Nvidia: résultats trimestriels encore supérieurs aux attentes, la demande d'IA accélère
-
Ligue Europa: Et de cinq pour Emery qui a porté Aston Villa tout en haut
-
Tennis: Nadal a voulu être "sincère" et "transparent" dans son documentaire Netflix (à l'AFP)
-
Climat: l'Assemblée générale de l'ONU adopte un texte pour consolider les obligations des Etats
-
Hôtel, location de voiture, courses livrées: Airbnb se rêve en agence de voyage complète
-
L'UE bientôt prête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger
-
Wall Street clôture en nette hausse, l'optimisme fait son retour
-
Sophie Adenot a eu "la chair de poule" en parlant avec l'équipage d'Artémis
-
Un ex-journaliste de Canal+ condamné en appel à verser 142.500 euros à son ancien employeur
-
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
-
L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" des négociations pour Trump
-
Un couple arrêté en Allemagne pour espionnage pour le compte de la Chine
-
La Cour suprême israélienne confirme l'interdiction pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens
-
La Coupe du monde d'esport, plus gros événement du genre, pour la première fois à Paris cet été
-
Tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout
-
Climat: le pire des scénarios écarté, mais le meilleur aussi
-
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
-
Poutine à Pékin: l'essentiel de son sommet avec Xi
-
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
-
Israël: Netanyahu sous pression après un vote ouvrant la voie à des législatives anticipées
-
Un "homme-poisson" descend l'Amazone contre la pollution
-
L'acteur Kevin Spacey, boycotté par Hollywood, monte les marches du festival de Cannes
-
Les Etats-Unis augmentent leur pression sur Cuba en inculpant Raul Castro
-
Le ballet des fraises à neige pour rouvrir le col du Galibier
-
La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro
-
Un ex-agent autrichien du renseignement condamné pour espionnage au profit de la Russie
-
Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
La Cour internationale de Justice s'apprête à statuer sur le droit de grève
La plus haute juridiction des Nations unies va rendre jeudi un avis sur le droit de grève qui, selon les syndicats comme les employeurs, pourrait avoir de profondes répercussions sur les relations de travail à l'échelle mondiale.
La Cour internationale de Justice (CIJ) a été saisie d'une demande d'avis consultatif visant à déterminer si un traité élaboré en 1948 par l'Organisation internationale du travail (OIT) comprend implicitement le droit de grève.
Ce traité, connu sous le nom de Convention n°87, est un accord entre les syndicats et les employeurs qui reconnaît notamment le droit des deux parties "d'organiser leur gestion et leur activité".
Les syndicats représentés à l'OIT affirment que le traité inclut le droit de grève, tandis que les employeurs ne sont pas de cet avis.
Le collège de 15 juges de la CIJ, qui siège à La Haye, rendra donc son arrêt qui, dans la pratique, clarifiera la question du droit de grève en droit international, bien qu'il n'aura pas de caractère contraignant.
La CIJ a été saisie de la question suivante : "Le droit de grève des travailleurs et de leurs organisations est-il protégé par la convention (n°87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 ?"
Derrière l'interprétation juridique laborieuse d'un traité vieux de plusieurs décennies se cache une bataille acharnée entre syndicats et organisations patronales au sein de l'OIT, qui s'est révélée lors d'audiences en octobre 2025.
"Cette affaire va au-delà des abstractions juridiques", a déclaré aux juges le représentant de la Confédération syndicale internationale (CSI), Harold Koh.
"Elle aura des répercussions sur les droits concrets de dizaines de millions de travailleurs à travers le monde", a ajouté M. Koh, avertissant que si la CIJ statuait que le droit de grève n'était pas inhérent à la Convention, les entreprises et les gouvernements pourraient commencer à remettre en cause les accords sociaux partout dans le monde.
"Les organisations patronales nationales contesteraient le droit de grève pays par pays, en ciblant d'abord les nations dotées de tribunaux complaisants, d'une société civile faible et de médias inefficaces", a-t-il poursuivi.
- "Provocateurs et alarmistes" -
De l'autre côté du débat, Roberto Suarez Santos, de l'Organisation internationale des employeurs, a déclaré que la convention de 1948 "ne couvre ni explicitement ni implicitement le droit de grève".
M. Santos a fait remarquer que les règles régissant les actions collectives variaient considérablement d'un pays à l'autre.
"Ces divergences ne peuvent être résolues en se contentant d'interpréter la Convention n°87 comme consacrant un droit abstrait à la grève et en tentant de l'imposer aux employeurs, aux travailleurs et aux gouvernements", a-t-il ajouté.
Rita Yip, qui représentait également les organisations patronales, a quant à elle rejeté les arguments syndicaux, les qualifiant de "provocateurs et alarmistes".
"Le droit de grève reste protégé par les législations nationales", a fait valoir Mme Yip, ajoutant qu'il n'a "pas besoin d'être inscrit dans des normes standardisées, imposées au plus haut niveau".
Exhortant la Cour à répondre "non" à la question qui lui est posée, Mme Yip a déclaré que cette affaire "touche à la crédibilité de l'ensemble du système international du travail".
Th.Berger--AMWN