-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Moyen-Orient
-
Premier tour des municipales: timide participation à mi-journée, suspense dans les grandes villes
-
L'Iran met en garde les autres nations contre "toute action" pouvant étendre la guerre
-
XV de France: LBB, Ramos, Meafou... les hommes du titre
-
Zelensky dénonce le "chantage" européen envers Kiev sur la réouverture de l'oléoduc Droujba
-
F1: Antonelli offre la victoire à Mercedes en Chine et décroche son premier succès à 19 ans
-
Six Nations: derrière le titre, des Bleus très contrastés, entre folie offensive et largesse défensive
-
Trump "ne veut pas" d'un accord avec l'Iran, malgré le coût de la guerre
-
Kazakhstan: référendum censé assouplir un système politique à la main du président
-
En Cisjordanie, une vague de violences meurtrières menées par des colons israéliens
-
Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs
-
Victime d'arnaque aux cryptomonnaies, un Singapourien veut conjurer "la honte"
-
Au Pakistan, les gravures remplacent les photos dans les cimetières chiites
-
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
-
Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes
-
NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori
-
Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives
-
La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe
-
Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée
-
Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne
-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
-
Bolsonaro toujours en soins intensifs, détérioration rénale (hôpital)
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif
-
Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver
-
Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon
-
Jürgen Habermas: philosophe engagé de la démocratie
-
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort, selon sa maison d'édition
-
Kolesnikova, opposante bélarusse, reçoit le prix Charlemagne en Allemagne
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, trois morts dans des frappes sur un groupe pro-Iran
-
L'île de Kharg, hub pétrolier de l'Iran, ciblée par les Américains
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
Ukraine: au moins quatre morts dans une attaque russe "massive" sur la région de Kiev
-
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes
-
En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones
-
Explosion de nuit devant une école juive d'Amsterdam
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) partira en première position du GP de Chine, plus jeune "poleman" de l'histoire
-
Avant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Aux Etats-Unis, des élus républicains multiplient les propos anti-musulmans
Egalité, contraception, consentement : l'éducation sexuelle sur les bancs du lycée
"Est-ce que vous pensez que c'est toujours au garçon de faire le premier pas?" : dans cette classe de 1ère du lycée d'Avon (Seine-et-Marne), cette question est accueillie par un brouhaha de rires et de "bah oui" sans appel.
"C'est mal vu qu'une fille fasse le premier pas", estime Marion (tous les prénoms ont été changés), l'une des 16 élèves à assister ce matin-là à cet atelier d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité - un enseignement obligatoire mais encore rarement effectué.
"La meuf est vue comme une +timp+ (une pute)" si elle le fait, renchérit Anna. "C'est aux garçons de faire le premier pas, c'est clair mais après les filles prennent trop la confiance", juge Nordine.
"C'est une mauvaise chose que les filles aient de la confiance?", rebondit Jeanne Brunet de l'association Dans le Genre Egales qui anime la séance. "Non mais il ne faut pas que ça soit trop", tranche Nordine.
Couple, contraception, consentement, égalité, règles, violences sexuelles ... pendant deux heures, une série de thématiques vont être abordées devant des élèves assis en demi-cercle et particulièrement attentifs.
"Je vous donne des informations, que vous les utilisiez dans votre vie ou pas après, cela vous regarde", prévient d'emblée Jeanne Brunet. "Le but, c'est qu'on discute ensemble, qu'il n'y ait pas de tabou, que ce soit un espace de confiance. La règle c'est : on ne juge pas".
- Emprise -
Pour faciliter les échanges, des cartes double face ont été distribuées. Une face verte pour exprimer son accord, une face rouge pour dire son désaccord.
"Est-ce que vous pensez que la jalousie c'est une preuve d'amour?", demande Jeanne Brunet, provoquant une levée de cartes des deux couleurs.
"C'est une preuve d'amour mais il y a un +level+ (niveau) à respecter", juge Nadia.
"Pas du tout", réplique Inès. "La jalousie ça veut dire que tu n'as pas confiance, tu projettes ton insécurité sur ton partenaire et ça peut entraîner de graves problèmes".
"C'est vrai", reprend Jeanne Brunet, qui en profite pour revenir sur l'importance d'une "relation égalitaire" dans un couple.
"Dans une relation de couple, est-ce qu'il y a une hiérarchie? Non.", dit-elle. "Interdire à un partenaire de sortir, de voir certaines personnes, de s'habiller d'une certaine manière, c'est une restriction de liberté, c'est de l'emprise et on appelle ça des violences...."
"Conjugales", complètent plusieurs élèves.
"Sur la tenue et sur les sorties, ça dépend si tu es marié", lance Nordine. "Si une femme est mariée, son corps appartient à son mari", ajoute-t-il, interrompu par des rires et dénégations d'autres élèves.
"Notre corps c'est le nôtre que tu sois marié ou pas, il n'est pas à disposition, il t'appartient et à toi seul", le reprend Jeanne Brunet qui distribue dans la foulée un violentomètre. Cette échelle graduée du vert au rouge permet de repérer les signes d'une relation violente.
- "Idées reçues" -
L'atelier se poursuit, avec la notion de consentement, "un accord libre et éclairé et enthousiaste".
"Si je dis oui le lundi, je ne dis pas forcément oui le mardi, le consentement est rétractable à tout instant", insiste l'animatrice.
Les violences sexuelles? 80% des agresseurs sont des proches des victimes, en moyenne trois enfants par classe de CM2 sont victimes d'inceste, rappelle-t-elle. "C'est énorme", chuchote Gabrielle.
Le volet consacré à la contraception et à la protection contre les infections sexuellement transmissible (IST) laisse lui la place à de nombreuses questions. Une plaquette de pilules et un stérilet passent de mains en mains.
L'atelier se termine par deux dernières questions : est-ce que regarder de la pornographie est l'occasion d'apprendre à faire l'amour? Est-ce qu'il est normal d'avoir mal lors du premier rapport?
"Le porno, c'est de la mise en scène, les corps sont refaits", estime Katia. "Cela donne une vision faussée de la sexualité" et "c'est important d'avoir en tête qu'il n'y a aucun rapport entre la taille d'un sexe et la qualité d'un partenaire", insiste Jeanne Brunet.
Quant à la douleur lors du premier rapport, la réponse des élèves est affirmative à l'unanimité. "Il y a plein d'idées reçues sur l'hymen qui se déchirerait et qui provoquerait une douleur", rectifie l'animatrice. "Il n'y a pas de terminaison nerveuse dans l'hymen donc il n'y aucun lien avec la douleur ni le saignement".
A la fin des préservatifs sont posés sur une table, à disposition. Certains élèves s'en remplissent les poches, d'autres passent devant sans leur jeter un regard.
A.Malone--AMWN