-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
-
Terres rares: un "plan de résilience" face au monopole chinois
-
Royaume-Uni: Pornhub rouvre l'accès aux possesseurs d'iPhones
-
L'acteur américain John Malkovich obtient la nationalité croate
-
Emmanuel Moulin, un techno sarko-macroniste qui convoite la Banque de France
-
Carburant: TotalEnergies menace d'arrêter son plafonnement en cas de taxe sur les "superprofits"
-
Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
-
Le Burkina interdit la diffusion de TV5 Monde pour "désinformation" et "apologie du terrorisme"
-
Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues", leur nouvel album
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon ses soutiens
-
Voiture-bélier en Allemagne : le suspect interné en psychiatrie
-
La Bourse de Paris termine dans le vert grâce à une détente des prix du pétrole
-
Macron propose de nommer Emmanuel Moulin, ex-secretaire général de l'Elysée, comme gouverneur de la Banque de France
-
Unicredit lance une offre d'achat patiente sur Commerzbank
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sauf Londres
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon son avocate
-
Foyer d'hantavirus, un bateau de croisière toujours en quête d'un port d'accueil
-
Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
-
Macron et Pachinian scellent un accord renforçant les liens entre Paris et Erevan
-
Foot: la Premier League, royaume enchanté mais aux finances abimées
-
En Roumanie, le parlement renverse le Premier ministre pro-UE Ilie Bolojan
-
Israël: la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" prolongée jusqu'à dimanche
-
Le Parlement roumain vote la défiance contre le Premier ministre
-
Voiture-bélier en Allemagne: le suspect avait un passé psychiatrique, pas de mobile révélé
-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Christophe Gleizes, détenu en Algérie, renonce à son pourvoi en cassation pour une possible grâce
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Ukraine: nouvelles frappes russes meurtrières, Zelensky dénonce "le cynisme" de Moscou
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", les critiques pleuvent sur son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
De retour d'Eswatini, le président taïwanais défend son "droit d'établir des liens avec le monde"
-
Des lycéens préparent un bac option drones, une première qui intéresse l'armée
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
Les crédits carbone, un outil controversé pour lutter contre la déforestation
Planter des arbres ou protéger, voire développer, une forêt tropicale: les entreprises sont prêtes à tout pour compenser leur émissions de CO2 et s'afficher "neutres en carbone". Mais de récents scandales montrent que le monde des crédits carbone reste un Far West ouvrant de nombreuses possibilités d'écoblanchiment.
Parmi les cas emblématiques: Walt Disney et la banque JP Morgan, entre autres, auraient acheté des crédits carbone issus de projets de protection de forêts alors que ces dernières n'étaient pas menacées.
Une entreprise chargée d'exploiter 600.000 hectares (la moitié de l'Ile-de-France) aux Etats-Unis se serait faite payer 53 millions de dollars en deux ans pour des crédits qui n'ont pas vraiment changé la manière dont les forêts étaient exploitées.
Dans les deux cas, les crédits carbone vendus par les exploitants ont donné l'illusion aux entreprises qu'elles protégeaient des arbres, qui par la photosynthèse absorbent du carbone, alors qu'ils ne risquaient pas d'être abattus. Aucun carbone supplémentaire n'a été absorbé, pourtant les grandes entreprises vont les décompter de leur propre bilan carbone, pour compenser les émissions issues de leur activité.
Au One Forest Summit, coprésidé par la France et le Gabon du 1er et 2 mars à Libreville, les participants réfléchiront à l'amélioration de ces instruments financiers.
Les crédits carbone sont déjà massivement utilisés et selon différentes estimations, le nombre de tonnes de CO2 correspondant (un crédit = une tonne) pourrait être décuplé d'ici 2030, à environ 2 milliards de tonnes.
"Le côté risqué de ce marché, c'est qu'il ne s'autorégule pas", explique à l'AFP César Dugast, du cabinet Carbone 4. "Tout le monde a intérêt à maximiser la quantité de crédits carbone. Le porteur de projet parce qu'il sera ainsi capable de diluer le coût total dans un maximum de crédits. Et l'acheteur qui souhaite des crédits à bas coût. Et les certificateurs ont intérêt à ce que les projets se multiplient."
Mi-janvier, le Guardian, Die Zeit et une ONG ont révélé que plus de 90% des crédits carbone certifiés par Verra, leader incontesté des certificateurs, pour des projets encadrés par l'ONU permettant d'éviter la déforestation (REDD+) étaient probablement des "crédits fantômes" ne représentant pas "de réelle réduction" de gaz à effet de serre.
Des conclusions rejetées par le directeur général de Verra, David Antonioli. Il affirme que les "projets REDD+ ne sont pas des concepts abstraits: ils apportent des bénéfices réels sur le terrain".
- Crédits carbone en débat -
Dans la foulée, le prix de la tonne de carbone pour les crédits liés à la protection de la nature a chuté, explique Paula Vanlaningham, responsable carbone à S&P Global.
Au-delà des doutes sur la méthodologie des projets REDD+, les révélations ont ouvert un débat sur l'ensemble des crédits carbone. "Sont-ils les bons véhicules financiers pour mener à une transition plus juste? Oui et non", répond-elle à l'AFP.
Plusieurs agences de notation indépendantes ont ensuite défendu leurs méthodologies, en avançant le besoin crucial de financements pour les projets.
"D'abord, nous regardons l'additionnalité du projet: aurait-il existé sans le financement du carbone? Puis nous regardons comment a été établie la trajectoire, on établit une hypothèse de ce qu'il se serait passé sans le projet", argue Donna Lee, cofondatrice de l'agence Calyx Global.
Le problème central des projets censés empêcher la déforestation est qu'il est, par définition, impossible de prouver que la déforestation se serait produite sans les financements.
"Mais on peut regarder les scenarii de déforestation dans la région (...), les études scientifiques montrent que certains facteurs, comme la proximité d'une route, de populations ou la distance par rapport à l'orée de la forêt sont corrélés avec la déforestation", défend Donna Lee auprès de l'AFP, tout en admettant que des améliorations sont nécessaires.
Mais surtout, les entreprises qui achètent ensuite ces crédits devraient être "plus transparentes", plaide-t-elle, en indiquant clairement d'où viennent les crédits et comment elles arrivent à réduire leurs propres émissions.
Car c'est bien là la clé pour atteindre la neutralité carbone en 2050 visée par l'accord de Paris.
"Il faut que le mot compensation soit abandonné au profit d'une logique de contributions", conclut César Dugast. En clair: oui, les entreprises peuvent financer les forêts, mais pas comme un passe-droit les autorisant à de pas réduire leurs propres émissions.
P.Santos--AMWN