-
Tennis: titrée à Wimbledon en 2023, Vondrousova suspendue quatre ans pour refus de test antidopage
-
Partenariat sur l'IA entre A24 et Google, qui prend une participation dans le studio
-
Dangereux pour la santé, le "stress thermique" augmente fortement à l'échelle mondiale, selon une étude
-
Fibre Excellence: la direction retire son offre pour laisser la place au nouvel investisseur
-
En ouverture du congrès de la CFDT, Marylise Léon fustige l'extrême droite
-
Le fondateur de Wikipédia s'oppose à l'utilisation de l'IA pour éditer les articles
-
Les Bourses européennes clôturent sans direction claire
-
Plan de départs volontaires au sein du groupe de presse EBRA: jusqu'à 400 postes visés
-
Thom Browne propose des shorts et des jupes aux hommes de la canicule
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" en marche pour Downing Street
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16e, au lendemain du réveil espagnol
-
Le groupe de presse régionale EBRA annonce un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes
-
Sous une chaleur étouffante, plus de la moitié des Français en vigilance rouge
-
La grande distribution se rebiffe et se pose en défenseur du pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre en petite hausse, surveille les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Andy Burnham aux portes de Downing Street après la démission de Keir Starmer
-
L'ancien patron emblématique de la Fed Alan Greenspan est mort
-
Paris Basketball: Thomas dans les pas de Tuomas
-
Mondial-2026: la presse belge étrille ses Diables rouges et un De Bruyne "has been"
-
Alan Greenspan, le Maestro incontesté, ébranlé par la crise des subprimes
-
Pourparlers avec l'Iran: JD Vance salue des "bases très solides" en vue d'un accord
-
Chars: accord franco-allemand sur KNDS ouvrant la voie à la cotation
-
Canicule: le congé climatique, "mauvaise réponse à une vraie question", selon le président du Medef
-
Espagne: 24 ans de prison pour corruption pour l'ex-bras droit de Pedro Sánchez
-
Faim: le pape dénonce la bureaucratie qui entrave l'aide mondiale
-
Keir Starmer annonce sa démission, Andy Burnham aux portes de Downing Street
-
Ormuz: le trafic continue, malgré l'annonce iranienne d'une refermeture du détroit
-
Espagne : l'ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption
-
Keir Starmer, l'avocat discipliné incapable d'impulser le "renouveau" au Royaume-Uni
-
Keir Starmer, anatomie d'une chute en cinq dossiers clés
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16es, au lendemain du réveil espagnol
-
"Résistance !": des milliers de Colombiens manifestent contre le nouveau président pro-Trump
-
Grèce: à Santorin, les bus touristiques en grève, des croisiéristes annulent leur escale
-
Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
-
La "technoférence": un parent sur deux distrait par son téléphone face à son jeune enfant
-
Le natto: l'aliment japonais qui dégoûte autant qu'il séduit le monde
-
Philippines: trois adolescents tués lors d'une fusillade dans un lycée
-
La Bourse de Paris débute la semaine dans la prudence
-
L'acteur multi-primé Tony Leung sur l'IA et le cinéma: "Il n'y a aucune âme"
-
Enrôlement forcé d'Africains dans l'armée russe: un ministre dans la ligne de mire au Kenya
-
Keir Starmer prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Turquie: un monde sur papier dans le viseur des enfants
-
Mondial-2026: un élan à conserver et une qualification à chercher pour les Bleus
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump, chantre d'une "nouvelle ère"
-
Contrefaçon: la face sombre du Marché du Soleil en procès à Marseille
-
En Suisse, Américains et Iraniens progressent sur les questions du Liban et Ormuz
-
Starmer serait prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Mondial-2026: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
L'Europe face à une canicule qui s'accentue
-
Rouvrir ou non l'enquête: décision capitale dans le scandale du chlordécone
Santé: A Busan, le plastique vu comme un tueur, mais pas par tout le monde
Dans un village de l'Ontario, au Canada, trois jeunes du même âge sont morts de leucémie. Caleb Justin Smith-White, 33 ans, en est persuadé: il ne s'agit pas d'une coïncidence, "le plastique" les a tués.
"Nous n'avons aucune étude qui puisse lier ces cancers, nous sommes une trop petite communauté pour qu'elles puissent être efficacement menées", explique le jeune homme, membre du peuple autochtone Aamjiwnaang, communauté Chippewa qui compte un peu plus de 2.000 personnes installées près d'un des plus grands complexes pétrochimiques canadiens.
CJ Smith-White a participé cette semaine à Busan, en Corée du Sud, à une coalition de peuples indigènes venus faire entendre leurs voix aux diplomates de plus de 170 pays qui y négociaient le premier traité sur la pollution plastique.
Leur but ? Obtenir que le texte, en discussion depuis deux ans, soit légalement contraignant pour les industriels et les Etats, et protecteur pour la santé des populations. Ils demandent notamment que l'extraction du pétrole, matière première de quasiment tous les polymères plastiques, soit inclue dans le traité.
- "Vallée du cancer" -
La leucémie est "un cancer très commun dans la région" de Sarnia, surnommée "la vallée de la pétrochimie" ou la "vallée du cancer", explique à l'AFP CJ, évoquant notamment des "fuites de benzène" dans l'air.
Tout près de son village, l'un des premiers fabricants mondiaux de styrène, principal composant du polystyrène, Ineos, a annoncé début novembre la fermeture définitive d'ici 2026 de son usine, ouverte dans les années 1950.
"Ce n'est pas nous qui avons fermé l'usine, mais nous avons beaucoup poussé pour obtenir de nouvelles régulations environnementales, et ils ont décidé que cela ne valait plus le coup d'investir dans cette usine pour la mettre au niveau requis", explique le jeune homme.
Le sujet du plastique l'intéresse depuis la quatrième session des négociations onusiennes, qui se sont tenues en avril à Ottawa.
A Busan, les témoignages sur les méfaits du plastique pour la santé ou l'environnement se sont accumulés. Des représentants de peuples autochtones venant d'Etats pétroliers américains comme le Texas ou l'Alaska, d'Australie, du Népal ou d'Amérique Latine ont témoigné.
Avec des récits similaires, des terres ancestrales exploitées par des multinationales, la pauvreté de communautés villageoises voisines, des maladies rares qui se développent.
En Alaska, "nous voyons se développer une crise du cancer dans plusieurs des communautés indigènes avec lesquelles nous travaillons" témoigne auprès de l'AFP Pamela Miller, directrice exécutive de l'ONG Alaska community action on toxics.
Dans certains cas, ce sont les déchets plastiques qui ont inondé des villages de montagne manquant d'infrastructures de traitement des déchets, comme celui de Prem Singh, dans l'ouest du Népal. "Nous avons du plastique partout", dit-il à l'AFP.
Selon lui, le bétail ingère des débris de plastique abandonnés un peu partout, et meurt. Dans son village qui compte un millier d'habitants, les gens perdent le savoir-faire traditionnel de fabrication d'assiettes en feuilles végétales. Les couverts en plastique à usage unique les ont remplacées.
Alors que la négociation onusienne avait été initiée pour préserver les océans, les risques pour la santé humaine sont graduellement devenus un thème important.
- "Relation toxique" -
De nombreux intervenants à Busan ont demandé que des listes d'additifs chimiques dangereux pour la santé ou de types de polymères jugés "préoccupants" (bisphénol, phtalate...) soient annexées au texte du futur traité.
Des scientifiques, membres d'une coalition mondiale qui demande un traité "efficace", ont poussé en ce sens.
Une médecin brésilienne de Sao Paulo, Thais Mauad, invitée par Greenpeace, a présenté une étude selon laquelle des micro-plastiques ont été repérés jusque dans le cerveau humain.
"Il n'y a aucun doute" que les produits chimiques liés au plastique "affectent la santé humaine", relève Jane Muncke, toxicologue environnementale à l'Institut fédéral suisse de Technologie de Zurich. Elle dénonce notamment la "relation toxique" entre l'alimentation industrielle ultra-transformée et les emballages plastiques.
En juin, une étude parue dans The Lancet montrait qu'une naissance prématurée sur dix aux Etats-Unis était associée à l'exposition des femmes enceintes aux phtalates, présents dans les plastiques, les cosmétiques ou des peintures.
Mais lors des débats, plusieurs diplomates issus de pays pétroliers opposés à tout traité coercitif (Russie, Arabie saoudite...) ne se sont pas gênés pour affirmer publiquement que le plastique n'était pas dangereux pour la santé. Ce qui a forcé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à sortir de son habituelle réserve pour publier une note redressant certains propos.
"Si toutes les régulations chimiques" déjà existantes "fonctionnaient si bien que certains le disent, pourquoi trouve-t-on ces produits chimiques dans le corps humain ?" s'interroge Sarah Dunlop, neurologue militante anti-plastique, venue de Perth en Australie.
A.Mahlangu--AMWN