-
T-shirt de soutien à Ceuta : de Madrid à Paris, Mbappé attaqué par la droite et l'extrême droite
-
Foot: Yannick Cahuzac sera l'entraîneur de Lens au-delà du match à Monaco
-
Turquie : Erdogan briguera un nouveau mandat lors d'une élection anticipée, affirme un conseiller
-
Peut-on "éteindre" une intelligence artificielle ?
-
Mark Carney balaie les menaces de Trump et salue une "nouvelle alliance" avec l'UE
-
Allemagne: un groupe de 44 joueurs et 16 novices pour la première liste de Klopp
-
Remaniement au Japon, les principaux ministres restent en poste
-
Indonésie/incendies: l'épaisse fumée entrave l'intervention des secours japonais
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, ports bloqués et réunion au ministère
-
Modi promeut l'Inde comme futur hub mondial de la fabrication de puces
-
Charles III réunit les poids lourds de l'IA en Ecosse pour réclamer des garanties
-
Après les menaces de Trump, l'UE cherche à rassurer sur son rapprochement avec le Canada
-
La Bourse de Paris dans le vert, soutenue par le recul des prix du pétrole
-
Macron reçoit le président libanais et le roi de Jordanie Abdallah II pour des réunions sur le Liban
-
En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins
-
Top 14: "Être sélectionné, ce n'est pas une fin mais une étape", juge le Toulousain Graou
-
Top 14: Couilloud, un retour et déjà une influence au LOU
-
En Indonésie, des villageois payés pour observer les animaux
-
Carburant: nouveaux blocages de pêcheurs dans l'Hérault et à Nice avant une réunion avec la ministre
-
Inde: un chant de la lutte pour l'indépendance au coeur d'une polémique
-
Lula ira à l'ONU dire à Trump de "ne pas se mêler" des élections au Brésil
-
Poissons avariés, commerces au ralenti: les Gambiens exaspérés par les coupures électriques
-
En Ecosse, Charles III réunit les poids lourds de l'IA et réclame des garanties
-
Ligue Europa: l'OM et l'Europe, pour quoi faire et comment faire ?
-
Messi marque son 100e but avec l'Inter Miami et glane un nouveau trophée
-
Une sonde de la Nasa permet de découvrir un nouveau cratère sur la Lune
-
Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie
-
Espagne: le Barça danse sous la pluie et fait cavalier seul
-
Ligue Europa: nul frustrant pour Rennes à Graz
-
Ligue Europa: Lyon débute bien face à Anderlecht
-
Espagne: critiqué, Mbappé affirme soutenir les habitants de Ceuta "à 100%"
-
L'inflation "trop élevée" pousse la Fed à serrer la vis et braver Trump
-
Yémen: les Houthis font état de frappes de Ryad, qui les accuse d'attaque à La Mecque
-
Le Congrès américain s'en prend aux centres de données, en plein débat sur l'IA
-
Le chef de l'ONU appelle à une "coordination mondiale" sur l'IA
-
Pour tenter de contenir la colère sociale, Lecornu prolonge les aides sur les carburants
-
La Fed relève ses taux face à l'inflation, à contre-courant de Trump
-
Déraillement en Normandie: la SNCF prévoit "plusieurs" semaines de travaux
-
La Bourse de Paris prend des risques calculés avant la Fed
-
Gaza: 21 morts dont 12 enfants dans l'effondrement d'un immeuble
-
"On perd le contrôle", met en garde le pionnier de l'IA Yoshua Bengio
-
La plus grande aciérie d'Italie reste en suspens
-
Les Bourses européennes terminent en hausse avant l'annonce de la Fed
-
Indonésie : les habitants de Pontianak suffoquent sous la fumée des incendies
-
La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen
-
Alpes 2030: le CIO rassuré, mais qui maintenant pour incarner ces Jeux?
-
L'ex-président du Kosovo condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Un plan national pour organiser la lutte contre le frelon asiatique
-
Cancer du sein: à l'Institut Curie, la recherche explore les tumeurs sur puce
-
France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
Le très long chemin pour relancer l'activité minière en France et en Europe
La France et l'Europe ont longtemps laissé à d'autres le soin d'extraire des minerais essentiels à leur prospérité. Mais au vu des tensions géopolitiques, les autorités entendent désormais davantage exploiter les sous-sols, ce qui prendra du temps et se heurte déjà à des oppositions.
"Quand on descend, soit on est mineur, soit on ne l'est pas, on le sent". Sébastien Chone, électromécanicien de 36 ans, lui, l'est. Depuis 15 ans. "Je ne me verrais pas travailler ailleurs" que dans la mine de sel de Varangéville (Meurthe-et-Moselle), la dernière mine souterraine en activité en France.
Le site du groupe Salins du Midi et Salines de l'Est, qui emploie une quarantaine de personnes, est "une petite ville" à 160 mètres sous terre: 300 kilomètres de galeries, 4 mètres de hauteur sous plafond et jusqu'à 500.000 tonnes de sel alimentaire, d'entretien et de déneigement remontées chaque année.
"C'est un travail varié, hors du commun" dit M. Chone devant un gros engin en métal jaune qu'il répare. "On est les derniers de France, c'est vraiment une fierté de vivre ça".
- "Absolument indispensable" -
Début septembre, l'alors ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, était venu visiter la mine, appelant à ce qu'elle ne soit plus la seule. "Sans activité minière, sans matières premières, au fond, il n'y a pas d'industrie", disait-il, jugeant "absolument indispensable" de redévelopper l'activité.
Une annonce "très positive" pour le directeur du site, Stéphane Bel, qui "commençait à se sentir un petit peu isolé."
Le constat est partagé à Bruxelles. En mars, la Commission européenne a lancé un programme visant à réduire la dépendance aux importations de matières premières jugées critiques.
"Pas de décarbonation possible" voire "pas d'industrie tout court" sans ces métaux stratégiques, disait alors le commissaire européen à l'Industrie, Stéphane Séjourné.
Il avait annoncé 47 projets prioritaires: du recyclage mais aussi des ouvertures de mines qui doivent bénéficier de procédures d'autorisation simplifiées et d'un soutien financier européen.
Mais les défis sont nombreux, au premier rang desquels l'acceptabilité: les citoyens peuvent voir d'un bon oeil une réduction de la dépendance à la Chine, mais pas forcément l'installation d'une mine près de chez eux.
Mines et carrières sont "mal acceptées", "on ne peut que le déplorer", témoignait un représentant du groupe français Imerys, Vincent Dufief, lors d'une conférence organisée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mi-octobre à Orléans (Loiret).
Les candidats à l'extraction, qui mettent en avant une exploitation bien plus "propre" que par le passé, font face à un "activisme sur place, gérable" selon M. Dufief, et à un "activisme juridique, de plus en plus compliqué à gérer".
Il s'exprimait alors que le BRGM présentait un point d'étape d'un vaste programme de détection, dans cinq régions françaises et à horizon de cinq ans, des zones "les plus favorables à la présence de gisements profonds" d'une cinquantaine de matériaux prioritaires.
Les recours judiciaires rallongent encore le temps déjà long pour rouvrir une mine, estimé entre 10 et 15 ans par les professionnels.
Juliette Renaud, de l'association des Amis de la Terre, justifie ces recours aussi bien par la crainte d'impact local que par une opposition plus systémique à "une forme de fuite en avant sur la consommation de matières premières". Pour protéger l'environnement, "il faut donner la priorité à la sobriété".
- "Frémissements" -
Dans tous les cas, le mouvement de réouverture n'en est qu'à des "frémissements", tempère Catherine Lagneau. La PDG du BRGM observe qu'il n'y a qu'une demi-douzaine de permis exclusifs de recherche déposés pour le sous-sol métropolitain.
Mais le poids de l'histoire est là: "la France a été un grand pays minier, certains territoires s'en souviennent et c'est une activité qui a apporté beaucoup de richesses", dit-elle à l'AFP.
D'autant que "l'exploitation d'aujourd'hui n'est pas du tout celle d'hier", avec des groupes "très attentifs aux impacts environnementaux".
A Varangéville, Marc Regneri, mineur de 51 ans, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de mineurs, parle d'un métier "merveilleux", "une belle aventure humaine et technique" dans laquelle "il faut rester humble face aux difficultés".
Mais il note une autre difficulté: avec la quasi extinction de l'activité, aujourd'hui "très peu de personnes connaissent ce métier, il reste un gros travail à faire" pour former de nouveaux mineurs.
A.Mahlangu--AMWN