-
Ukraine: huit morts dans des bombardements russes, dont six d'une même famille
-
Séisme au Japon: le bilan monte à 28 morts
-
Mégafeu en Gironde: en sous-sol, un "feu zombie" qui risque de couver plusieurs mois
-
La folle jeunesse de la Voie lactée racontée par une "archéologue galactique" auréolée d'un prix
-
IA: pourquoi Doctolib va-t-il utiliser nos données de santé pour des recherches scientifiques ?
-
Cinq choses à savoir sur la Crimée, une péninsule annexée par la Russie
-
Le long d'un Danube asséché, bateaux échoués et pêcheurs sans travail
-
Drones, blackouts et bains de mer: l'été en trompe-l'oeil de la Crimée annexée
-
L'Insee dévoile la croissance française du 2e trimestre, après un recul au 1er trimestre
-
Les Etats-Unis reprennent leurs bombardements sur l'Iran
-
Le mégafeu dans le sud-ouest de la France n'a "pas progressé", espoir d'accalmie pour jeudi
-
Un labo de meth démantelé place le Nigeria sur la carte du trafic de drogue international
-
Nouvelles frappes américaines en Iran après les avertissements de Trump
-
Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed, les taux obligataires s'envolent
-
Le mégafeu de Gironde n'a "pas progressé", un retour à la "normale" envisageable
-
Trump avertit qu'il va frapper "fort" l'Iran
-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
-
La Bourse de Paris finit en baisse, entre résultats, Moyen-Orient et tech en recul
-
Après un remaniement chaotique, le chancelier allemand promet de "mieux faire"
-
L'ex-conseiller Covid Anthony Fauci refuse de répondre à nouveau au Sénat américain
-
La canicule est de retour et se déplace vers le Sud-Est
-
Airbus retrouve de l'élan après un début d'année poussif dans les livraisons d'avions
-
Stations-service, pharmacies, ports... Cuba ouvre de nombreux secteurs au privé
-
Chikungunya: un premier cas autochtone identifié cette saison en France
-
Megafeu: sur la presqu'île huppée du Cap-Ferret, les derniers irréductibles
-
La sécheresse frappe les Balkans, le Danube au plus bas en Serbie
-
Le gouvernement souhaite créer une "filière" des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies
-
Les marchés encaissent une flambée des prix du pétrole et une vague de ventes dans la tech
-
Levée de boucliers contre la Fifa, sommée de renoncer aux investissements privés
-
Trump avertit qu'il va frapper "fort" l'Iran, après des attaques contre des bases américaines
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par l'envolée du pétrole
-
Accusée d'être une "propagandiste" du Kremlin, la chroniqueuse russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d'expulsion
-
Xenia Fedorova, la Russe que la France veut expulser
-
En Gironde, le mégafeu à la merci de la chaleur et des vents
-
La canicule est de retour, jusqu'à 42°C dans le Sud-Ouest
-
Au coeur du centre européen qui orchestre la lutte contre les incendies
-
Bourse: Wall Street et l'Europe tempèrent la chute de l'IA à Séoul
-
Vent et chaleur attisent le mégafeu en Gironde
-
Corps de bébés retrouvés à Orange: la mère et son compagnon placés en garde à vue
-
En Syrie, des Kurdes déplacés attendent toujours de rentrer chez eux
-
Incendies en Espagne : avec une "situation favorable", des dizaines de milliers d'évacués rentrent chez eux
-
La population de tigres continue d'augmenter au Népal, avec 429 individus
-
Irak, Arabie saoudite: la guerre au Moyen-Orient se propage
Le très long chemin pour relancer l'activité minière en France et en Europe
La France et l'Europe ont longtemps laissé à d'autres le soin d'extraire des minerais essentiels à leur prospérité. Mais au vu des tensions géopolitiques, les autorités entendent désormais davantage exploiter les sous-sols, ce qui prendra du temps et se heurte déjà à des oppositions.
"Quand on descend, soit on est mineur, soit on ne l'est pas, on le sent". Sébastien Chone, électromécanicien de 36 ans, lui, l'est. Depuis 15 ans. "Je ne me verrais pas travailler ailleurs" que dans la mine de sel de Varangéville (Meurthe-et-Moselle), la dernière mine souterraine en activité en France.
Le site du groupe Salins du Midi et Salines de l'Est, qui emploie une quarantaine de personnes, est "une petite ville" à 160 mètres sous terre: 300 kilomètres de galeries, 4 mètres de hauteur sous plafond et jusqu'à 500.000 tonnes de sel alimentaire, d'entretien et de déneigement remontées chaque année.
"C'est un travail varié, hors du commun" dit M. Chone devant un gros engin en métal jaune qu'il répare. "On est les derniers de France, c'est vraiment une fierté de vivre ça".
- "Absolument indispensable" -
Début septembre, l'alors ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, était venu visiter la mine, appelant à ce qu'elle ne soit plus la seule. "Sans activité minière, sans matières premières, au fond, il n'y a pas d'industrie", disait-il, jugeant "absolument indispensable" de redévelopper l'activité.
Une annonce "très positive" pour le directeur du site, Stéphane Bel, qui "commençait à se sentir un petit peu isolé."
Le constat est partagé à Bruxelles. En mars, la Commission européenne a lancé un programme visant à réduire la dépendance aux importations de matières premières jugées critiques.
"Pas de décarbonation possible" voire "pas d'industrie tout court" sans ces métaux stratégiques, disait alors le commissaire européen à l'Industrie, Stéphane Séjourné.
Il avait annoncé 47 projets prioritaires: du recyclage mais aussi des ouvertures de mines qui doivent bénéficier de procédures d'autorisation simplifiées et d'un soutien financier européen.
Mais les défis sont nombreux, au premier rang desquels l'acceptabilité: les citoyens peuvent voir d'un bon oeil une réduction de la dépendance à la Chine, mais pas forcément l'installation d'une mine près de chez eux.
Mines et carrières sont "mal acceptées", "on ne peut que le déplorer", témoignait un représentant du groupe français Imerys, Vincent Dufief, lors d'une conférence organisée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) mi-octobre à Orléans (Loiret).
Les candidats à l'extraction, qui mettent en avant une exploitation bien plus "propre" que par le passé, font face à un "activisme sur place, gérable" selon M. Dufief, et à un "activisme juridique, de plus en plus compliqué à gérer".
Il s'exprimait alors que le BRGM présentait un point d'étape d'un vaste programme de détection, dans cinq régions françaises et à horizon de cinq ans, des zones "les plus favorables à la présence de gisements profonds" d'une cinquantaine de matériaux prioritaires.
Les recours judiciaires rallongent encore le temps déjà long pour rouvrir une mine, estimé entre 10 et 15 ans par les professionnels.
Juliette Renaud, de l'association des Amis de la Terre, justifie ces recours aussi bien par la crainte d'impact local que par une opposition plus systémique à "une forme de fuite en avant sur la consommation de matières premières". Pour protéger l'environnement, "il faut donner la priorité à la sobriété".
- "Frémissements" -
Dans tous les cas, le mouvement de réouverture n'en est qu'à des "frémissements", tempère Catherine Lagneau. La PDG du BRGM observe qu'il n'y a qu'une demi-douzaine de permis exclusifs de recherche déposés pour le sous-sol métropolitain.
Mais le poids de l'histoire est là: "la France a été un grand pays minier, certains territoires s'en souviennent et c'est une activité qui a apporté beaucoup de richesses", dit-elle à l'AFP.
D'autant que "l'exploitation d'aujourd'hui n'est pas du tout celle d'hier", avec des groupes "très attentifs aux impacts environnementaux".
A Varangéville, Marc Regneri, mineur de 51 ans, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de mineurs, parle d'un métier "merveilleux", "une belle aventure humaine et technique" dans laquelle "il faut rester humble face aux difficultés".
Mais il note une autre difficulté: avec la quasi extinction de l'activité, aujourd'hui "très peu de personnes connaissent ce métier, il reste un gros travail à faire" pour former de nouveaux mineurs.
A.Mahlangu--AMWN