-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Aude: un an après les feux, un "trail des cendres" pour faire vivre le territoire
-
24 heures du Mans: une Cadillac en tête, une autre abandonne
-
"Aucune limite": l'actrice-star chinoise Xin Zhilei en quête de nouveaux défis
-
Mondial-2026: le petit Poucet Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
-
Mondial-2026: les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane se mesure à Pereira pour la ceinture par intérim des poids lourds
-
Finale NBA: les Knicks enfin au firmament, Wembanyama devra patienter
-
A New York, le Mondial a démarré, vite éclipsé par le triomphe des Knicks en NBA
-
24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage
-
Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche
-
Les Suisses aux urnes sur le plafonnage de la population et le service civil
-
Les "No-G7" à l'assaut de Genève avant le sommet d'Evian
-
Mondial-2026: la Suisse rate ses débuts en concédant le nul face au Qatar (1-1)
-
Top 14: Le Racing 92, en spécialiste, s'offre le barrage à Pau
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann refuse l'"esprit de défaite"
-
Le chef du gang Tren de Aragua tué dans une opération américano-vénézuélienne
-
L'hôtel Royal d'Evian-les-Bains, écrin du G7 pour la seconde fois
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
Tour Aura: la folle remontée inachevée de Paul Seixas
-
Tennis: Serena Williams associée à Karolina Muchova en double à Berlin
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après des avertissements d'Israël
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Mondial-2026: coup de chaud sur les Bleus
-
24 heures du Mans: la course est lancée, BMW en tête
-
"La haine est la seule menace pour nos rues": à Belfast, des milliers de manifestants après les violences
-
Tour Aura: Paul Seixas, auteur d'une folle remontada après une chute
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après un avertissement d'Israël
-
Viols: le jockey Pierre-Charles Boudot de retour en piste au lendemain d'un pourvoi en cassation
-
Italie: à Florence, la restauration des fresques de Giotto dévoilée
-
Les durées des arrêts de travail limitées à partir du 1er septembre
-
Chlordécone: l'indemnisation des victimes envisagée d'ici "un an"
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
"Guerre de l'IA", "souveraineté" : la suspension d'Anthropic s'invite dans la présidentielle française
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Onze pouliches pur-sang de trois ans en quête d'un titre de championne d'Europe
-
Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord
-
Les Thaïlandais rendent hommage à leur princesse disparue
-
Après trente ans d'absence, les maîtres du sumo de retour à Paris
-
Mondial-2026: Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine
-
Australie: une nageuse dans un état critique après avoir été mordue par un requin
Japon: après les attaques d'ours, leur viande s'invite dans des restaurants
Une viande "juteuse et savoureuse": à l'heure où le Japon tente de réduire le nombre d'ours après une série d'attaques meurtrières, Koji Suzuki cuisine des morceaux grillés de l'animal, peinant à satisfaire les nombreux gourmets curieux.
La viande, mijotée en fondue avec des légumes sauvages, provient d'ours abattus avec l'aval des autorités pour endiguer les attaques qui ont fait un nombre record de 13 morts à travers l'archipel cette année.
L'établissement de M. Suzuki, situé dans l'agglomération vallonnée de Chichibu près de Tokyo, sert également du cerf et du sanglier, mais la popularité de ses plats d'ours a explosé après des mois d'incidents largement médiatisés: plantigrades s'introduisant dans des maisons, rôdant près des écoles, semant la panique dans des supermarchés...
"Avec toutes ces informations sur les ours, le nombre de clients qui veulent en manger a beaucoup augmenté", explique Koji Suzuki, 71 ans, également chasseur.
"Il vaut mieux utiliser sa viande dans un restaurant comme celui-ci plutôt que d'enterrer" sa carcasse, estime-t-il.
Son épouse Chieko, qui gère le restaurant, affirme refuser régulièrement des clients, mais reste discrète sur l'ampleur de la fréquentation supplémentaire.
Takaaki Kimura, compositeur de 28 ans qui a, de haute lutte, réussi à obtenir une table, goûte la viande d'ours pour la première fois, avec un plaisir non dissimulé.
"C'est tellement juteux, et plus on mâche, plus c'est savoureux!", lance-t-il en souriant, assis autour d'une marmite avec des amis.
- Rupture de stock -
En abattant les ours - qui peuvent peser une demi-tonne et courir plus vite qu'un homme - les autorités espèrent endiguer la menace dans certaines régions du nord du Japon.
Le nombre de victimes d'attaques décédées cette année est déjà deux fois supérieur au précédent record annuel, alors qu'il reste encore quatre mois d'ici la fin de l'exercice nippon qui s'achèvera fin mars.
Les scientifiques attribuent le phénomène à une population d'ours en forte croissance, une pénurie de nourriture et le dépeuplement humain de certaines régions.
Pour réagir, Tokyo a déployé des militaires et des unités de policiers anti-émeutes. Le nombre de 9.100 ours tués sur l'année 2023-2024 a déjà été dépassé en six mois.
Parallèlement, les autorités espèrent que la viande pourra devenir une source de revenus pour les villages ruraux.
"Il est important de transformer ces nuisibles en quelque chose de positif", a insisté le ministère de l'Agriculture plus tôt en décembre.
Les autorités locales recevront 100 millions d'euros pour contrôler les populations d'ours et promouvoir une consommation "durable".
Certains restaurateurs n'ont guère besoin d'être convaincus, à l'instar de Katsuhiko Kakuta, 50 ans, qui dirige depuis 2021 un restaurant dans le département d'Aomori (nord), l'une des régions les plus touchées par les attaques.
Il affirme avoir écoulé tout son stock de viande d'ours plus tôt ce mois-ci: "Cette année, notre établissement a beaucoup attiré l'attention, surtout après qu'un influenceur a parlé de nous".
- "Ressource touristique" -
À Sapporo, sur l'île septentrionale de Hokkaido, le chef Kiyoshi Fujimoto propose à présent de la viande d'ours dans son restaurant français chic.
"Davantage de gens veulent y goûter, et j'ai fait des réserves", déclare-t-il à l'AFP. "La plupart des gens qui en mangent disent que c'est délicieux!".
Les ours bruns ne vivent qu'à Hokkaido, où leur population a doublé en l'espace de trois décennies pour dépasser 11.500 individus en 2023. Les ours noirs sont eux communs dans une grande partie du pays.
Mais l'an dernier, le gouvernement a ajouté les ours à la liste des animaux soumis à un contrôle démographique, revenant sur une protection qui avait favorisé leur prolifération. La région prévoit d'en abattre 1.200 par an durant la prochaine décennie.
Pour autant, une grande partie de la chair des ours abattus est souvent perdue, notamment à cause du manque d'installations agréées pour sa transformation.
Le Japon compte 826 abattoirs spécialisés dans le gibier, mais seulement quelques-uns dans les départements du nord les plus touchés par les attaques.
L'établissement de Katsuhiko Kakuta dispose de sa propre boucherie, laquelle fournit du curry d'ours et d'autres plats sur un marché fermier et à un hôtel voisin.
"La viande d'ours est une ressource touristique pour nous", dit-il. "Nous utilisons quelque chose qui, autrement, serait enterré comme un déchet."
P.Mathewson--AMWN