-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
-
Bourses mondiales: la facture de l'IA plombe Wall Street
-
Biodiversité: à quelques heures de la fin de la COP17, peu d'optimisme sur un consensus
-
Mobilisation sociale: sécurité "amplifiée" samedi pour de nouvelles manifestations
-
Espagne : l'identification des victimes de la collision ferroviaire face à l'angoisse des familles
-
BP quadruple ses bénéfices grâce aux prix des carburants
-
Rugby: "s'y filer" ou se défiler, quand les staffs mettent la main à la pâte
-
L'hypothèse de leur vie renversée par une IA ? Trois maîtres de l'informatique témoignent auprès de l'AFP
-
Inde: assailli de critiques, le parc animalier géant de Vantara promet de se réinventer
-
Italie: des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sous haute surveillance
-
Manifestations de samedi à Paris : les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits
-
Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
-
"Les conduire à destination en vie" : les chemins de fer ukrainiens sous les drones russes
-
Zhang Shengmin, le Monsieur propre de l'armée chinoise promu au Politburo
-
Les ports français et européens perturbés par une grève des dockers
-
En France, le PIB recule au 3ème trimestre et "l'économie française est à l'arrêt"
-
La pollution due aux incendies a tué 3.560 Indonésiens en septembre
-
"Ils nous ont tués": le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce sa fermeture
-
La Bourse de Paris hésite, de nombreux résultats à digérer
-
En Syrie, les chauffeurs de taxi se tournent vers l'électrique face à la flambée du pétrole
-
Angleterre: une ONG lève 30 millions de livres pour transformer un immense domaine en sanctuaire de biodiversité
-
Entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la destruction de forêts met à l'épreuve les efforts de paix
-
La Corée du Sud va durcir les sanctions pour triche aux examens avec des lunettes connectées
-
Manifestations de jeunes prévues dans toute l'Italie vendredi
-
Vents mauvais autour des chaînes info
-
Le HCR lance un appel aux dons pour aider 9 millions de personnes supplémentaires cet hiver
-
"L'économie française est à l'arrêt" et "ira dans le mur" si elle ne redresse pas ses comptes, dit Lescure
-
La Corée du Nord teste des drones d'attaque, Kim veut la "supériorité absolue"
-
Au Malawi, pénurie de carburant et envolée des prix aggravent la crise économique
-
MotoGP : le leader Marquez et Martin au poignet cassé en duel en Malaisie après le GP annulé en Australie
-
TotalEnergies annonce baisser le prix du gazole dans certaines stations dès samedi
-
Ligue 1: le Paris SG sur sa lancée, Rennes à l'affût
Chavkat Mirzioïev, l'ambitieux réformateur de l'Ouzbékistan aux accents autoritaires
Longtemps au service de son prédécesseur, le redouté Islam Karimov, le président réformateur de l'Ouzbékistan Chavkat Mirzioïev a sorti le pays le plus peuplé d'Asie centrale de décennies d'isolement sans toutefois mettre fin à la tendance autoritaire du régime.
La nouvelle Constitution lui permettra à cet égard de prolonger son règne. Grâce à la remise à zéro de ses mandats et au passage au septennat après l'adoption à une écrasante majorité par référendum dimanche de la nouvelle Constitution, cet homme de 65 ans a l'occasion de rester au pouvoir théoriquement jusqu'en 2040.
A la tête de cette ex-république soviétique depuis 2016 et la mort d'Islam Karimov, M. Mirzioïev avait été réélu dans un scrutin sans véritable concurrence en 2021.
A son arrivée à la présidence après la brutalité qui a marqué les 25 années au pouvoir de Karimov, avec le travail forcé d'enfants dans les champs, la torture des détenus ou encore le massacre de centaines de civils en 2005 à Andijan, il suscite l'espoir.
Ce fidèle serviteur du régime répressif d'Islam Karimov, dont il a été le Premier ministre pendant treize ans, s'efforce de s'en distancier.
- Bain de sang-
Mais, malgré plusieurs réussites, il partage désormais un triste point commun avec son prédécesseur : la violente répression de mouvements de contestation.
En juillet 2022, 21 personnes sont tuées, selon le bilan officiel, au moment de la dispersion d'une rare manifestation au Karakalpakstan, dans le nord.
Cette tâche indélébile sur le bilan de cet ancien ingénieur agronome n'a pas pour autant replongé l'Ouzbékistan dans l'isolement.
M. Mirzioïev a en effet rendu son pays de nouveau présentable grâce à des réformes d'envergure tant au niveau local, en relâchant l'étreinte sur la population, qu'international, pour attirer les investissements.
"A la surprise générale, Chavkat Mirzioïev a rapidement mis en oeuvre des réformes courageuses pour libéraliser l'économie du pays, réduire la mainmise des services de renseignement sur la vie politique intérieure et ouvrir le pays à ses voisins", résume pour l'AFP Olivier Ferrando, enseignant-chercheur à l'Université catholique de Lyon.
Mais selon l'ONG Human Rights Watch, "le système politique de l'Ouzbékistan reste profondément autoritaire". D'après Reporters sans frontières, "la situation des médias n’a connu que peu d’amélioration" et Transparency International estime que l'Ouzbékistan reste plus corrompu que la moyenne.
Né en 1957 dans la province de Djizak, M. Mirzioïev se lance en politique au crépuscule de l'Union soviétique.
Après la chute de l'URSS en 1991, il gouverne plusieurs régions. Selon sa biographie officielle, il a "dès les premiers jours de l'indépendance gagné la confiance d'Islam Karimov en travaillant de façon désintéressée en tant que collègue et allié".
Récompensé, il est nommé Premier ministre en 2003 et le demeurera jusqu'à la mort de Karimov à 78 ans.
- Réformes -
Chavkat Mirzioïev s'impose alors au sommet de l'Etat en évinçant notamment le redouté chef des services secrets, Roustam Inoïatov, qui deviendra son conseiller.
Ayant les mains libres, il ouvre son pays pour attirer touristes - en mettant en avant les trésors architecturaux des antiques cités des Routes de la Soie - et investisseurs, en libéralisant une économie ultra-étatiste.
Il assouplit également le contrôle de l'islam dans ce pays musulman, alors que le régime Karimov réprimait toutes les expressions publiques de piété, prétextant la menace islamiste.
Si le respect des droits humains reste problématique, l'abolition du travail forcé dans les champs de coton ouzbeks, y compris des enfants, est présentée comme un symbole de l'ère Mirzioïev.
Il s'affaire à maintenir une politique étrangère équilibrée et se fait le chantre de la coopération régionale en Asie centrale, alors que l'Ouzbékistan a longtemps entretenu des relations tendues avec ses voisins.
Et depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan tout proche, M. Mirzioïev est d'autant plus courtisé par les grandes puissances, qui ont besoin d'un allié fiable.
Mais ce père de trois enfants s'est aussi attiré des accusations de népotisme. L'une de ses filles, Saida Mirzioïeva, est chargée de la communication présidentielle.
Un autre point commun avec son cruel prédécesseur, dont l'aînée, Goulnara Karimova, avait occupé un temps plusieurs hautes fonctions publiques.
M.Thompson--AMWN