-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Avalanche au Pakistan: dix disparus dont l'alpiniste Nirmal Purja
-
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
-
Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée
-
Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire
-
Après l'incendie dans le sud-ouest de la France, des habitants redoutent "le début de la crise"
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement
-
Argentine: Milei veut une banque centrale rigoriste et un "shutdown" en cas de déficit
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Afflux de migrants à Ceuta, neuf morts
-
Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse
-
Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"
-
Wall Street repart de l'avant, portée par la tech
-
Neuf morts durant l'entrée massive de migrants à Ceuta, Madrid envoie l'armée
-
Le Pakistan fait état de négociations entre Washington et Téhéran
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
Des tigres imperturbables mais des soigneurs terrifiés: un zoo près de Madrid face à l'avancée du feu
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine, une famille décimée
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Varsovie accuse Moscou après la chute d'un missile en Pologne
-
Hautes-Alpes: trois personnes seront jugées pour avoir abattu des loups illégalement
-
Grèce: 300 pompiers face aux incendies en Crète, 8.000 évacués
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
-
En Gironde, un "cap" franchi dans la lutte contre le mégafeu
-
IA : pour rester dans la course, l'UE lance un appel d'offres géant
-
Angleterre: 2.877 décès liés aux canicules de mai et juin
-
La centrale nucléaire de Golfech arrêtée pour la 3e fois de l'été
-
Démographie : toujours moins de bébés en France, à mi-2026
-
Après le feu, le méticuleux travail des enquêteurs experts
-
Société Générale, ovationnée en Bourse, affiche un deuxième trimestre record
-
Campari, le roi du spritz à la conquête de l'Ouest
-
Ebola: le vaccin "le plus prometteur" selon l'OMS va être développé par un groupe singapourien
-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
Grèce: les pompiers à la lutte avec un incendie en Crète
-
L'assaillant de Salman Rushdie reconnu coupable de terrorisme
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Adidas décroche en Bourse malgré le succès de son pari sur le football
-
Le groupe de K-pop BTS renonce aux Grammy Awards après l'introduction d'une nouvelle catégorie
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
En Ukraine, un héros de guerre "bionique" réapprend à vivre
Valeriï Koutcherenko a reçu la plus haute décoration militaire ukrainienne, mais il n'a plus d'avant-bras, amputés après une blessure au combat, et sa mission est désormais de réapprendre à vivre avec deux prothèses.
C'était un jour d'octobre 2023. Le sergent Koutcherenko, un gaillard de 30 ans, conduisait alors une attaque dans la région orientale de Lougansk quand l'explosion d'une grenade a déchiqueté ses bras, une de ses jambes et a atteint ses yeux.
Après ces blessures, il se voit décerner le titre de "Héros de l'Ukraine".
Sur son lit d'hôpital, il reçoit la visite du président Volodymyr Zelensky qui lui assure que "personne n'oublie de tels héros".
A l'instar de Valeriï Koutcherenko, des milliers de soldats ukrainiens ont été grièvement blessés et doivent se réinsérer dans un pays peu équipé pour les personnes handicapées.
"J'ai de nouveaux bras et je dois m'y habituer. Il me faut réaliser que c'est pour le reste de ma vie et que c'est mon avenir", dit Valeriï Koutcherenko, en treillis militaire, avec, au sommet du crâne, une crête iroquoise en guise de coiffure.
La Protez Foundation, une ONG américaine, lui a offert ces bras bioniques - des prothèses mobiles et motorisées de nouvelle génération - grâce à une campagne de financement participatif.
Fabriqués par une start-up ukrainienne, Esper, ils fonctionnent avec des batteries électriques rechargeables et sont reliés aux muscles dans ses moignons.
- "Courbe d'apprentissage" -
Après la pose de ces prothèses, l'ancien soldat raconte que la première chose qu'il a voulu faire a été d'"aller aux toilettes de façon autonome, parce que c'était un gros problème pour moi". Une chose qui reste pour le moment difficile.
En revanche, "il peut manger tout seul", raconte à l'AFP sa femme Veronika, 25 ans.
Le couple a deux filles de deux et sept ans.
En testant sa main bionique, Valeriï Koutcherenko parvient à soulever une bouteille d'eau jusqu'à sa bouche.
Puis elle glisse et Veronika la rattrape. A la tentative suivante, il sert si fort la bouteille qu'il l'écrase.
En voyant ça, Veronika plaisante en affirmant que c'est précisément pour cela qu'il a très peur d'uriner avec ses mains bioniques.
"Il a besoin d'apprendre, de s'entraîner. Et ensuite il y aura un résultat", résume-t-elle.
Tout le monde n'a toutefois pas encore la chance d'avoir un tel appareillage.
La Protez Foundation a une liste d'attente de 1.600 militaires blessés.
Le spécialiste américain Jim Henrichsen, qui lui a posé ses nouveaux bras, souligne que les soldats qu'il côtoie sont "forts" mais beaucoup d'entre eux ne se rendent pas compte des difficultés qui les attendent.
Apprendre à utiliser une prothèse demande beaucoup de travail. "Il y a une courbe d'apprentissage."
Dans la vie courante en Ukraine, le handicap est aussi perçu différemment.
"La plupart des personnes (...) sont compréhensives (...). Mais il y a aussi beaucoup de gens qui ne comprennent pas", raconte Valeriï Koutcherenko.
Récemment, il utilisait encore un fauteuil roulant à Kiev et trouve que la capitale ukrainienne n'est "pas adaptée du tout" aux personnes à mobilité réduite.
- "Je peux le faire" -
A la clinique de la Protez Foundation, des baies vitrées permettent aux passants de voir les patients amputés. C'est délibéré.
Un soldat blessé est "par deux fois un héros", explique le directeur de la fondation, Ioury Arochidzé.
"Les Ukrainiens et en particulier les habitants de Kiev doivent voir et comprendre les conséquences de la guerre", approuve Valeriï Koutcherenko.
Avec sa médaille, il est quant à lui censé recevoir gratuitement un appartement mais, pour l'instant, il en loue un au sud de la capitale, où l'AFP a passé une journée avec lui.
Le matin, sa femme l'aide à s'habiller.
Pour certaines tâches, il préfère utiliser une prothèse mécanique avec des crochets, comme pour attraper une tasse de thé ou une cigarette.
Au petit-déjeuner, sa fille aînée Valeria lui verse du lait et lui donne à manger avec une fourchette.
Puis, plus tard, pour sortir, il enfile l'un de ses bras bioniques et part la chercher à l'école.
Valeriï Koutcherenko, qui avait déjà combattu entre 2015 et 2017 avant de se réengager au moment de l'invasion russe en 2022, aimerait devenir instructeur militaire.
"Je ne pourrai plus combattre mais je pourrai toujours aider les forces armées", estime-t-il.
Dernièrement, il a rendu visite aux soldats de son unité et a même tiré avec un fusil d'assaut. C'était pour leur montrer que "je suis là, je suis vivant et je peux le faire".
photo-am/rco/pop/bds
Y.Kobayashi--AMWN