-
"Clown", "corrompu" : Lula et Flavio Bolsonaro s'écharpent lors de leur premier débat
-
L'épisode actuel d'El Niño est-il à un record? Tout dépend de ce qui est calculé
-
Kenya : verdict dans le procès d'un gourou accusé d'avoir affamé 191 fidèles
-
En Alberta, un scrutin test pour l'unité du Canada
-
La COP17 sur la biodiversité s'ouvre avec un mot d'ordre : il faut en faire plus
-
Ukraine : Zelensky de nouveau attaqué par Trump malgré des contacts avec ses émissaires
-
Trump adoube Netanyahu avant des législatives décisives en Israël
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump, qui le critique à nouveau
-
Espagne: porté par Mbappé, le Real reste au contact du Barça avant le Clasico
-
Ligue 1 : vainqueur de Nice dans la souffrance, Lyon prend la tête
-
Italie : la Lazio revient en tête et enfonce la Juventus
-
Violences en France : pas de remise en cause du match de NFL prévu à Paris (Ligue)
-
Tennis de table : Félix Lebrun, nouveau roi d'Europe
-
Ukraine : Zelensky parle avec des émissaires de Trump pour apaiser les tensions avec Washington
-
Conflit avec les Houthis: de nouvelles frappes font neuf morts au Yémen, six blessés en Arabie
-
Premier recours climatique contre l’État italien: un tribunal doit se prononcer
-
Nouveaux heurts à Paris et Lyon, Macron prend la parole
-
Le Japon à l'assaut des lunes de Mars, avec une présence française à bord
-
Au Verdon, la mégaferme terrestre à saumons c'est "NON" pour une foule d'opposants
-
Champions Cup : le Stade toulousain miraculé contre Exeter
-
En Chine, l'essor du luxe d'occasion bouscule les marques occidentales
-
FC Barcelone: Koundé et Eric Garcia forfaits contre le PSG en Ligue des champions
-
Un "choc" : face à l'IA, la complexe équation des mathématiciens
-
La France en quête d'explications face au chaos, nouvelles tensions à Paris
-
Tennis : à 25 ans, Chwalinska ouvre son palmarès en fanfare
-
L1 : Marseille se donne de l'air à Angers
-
Ryad vit au ralenti face aux attaques houthies et déplore la mort de deux pilotes
-
Brésil: premier débat entre Lula et Bolsonaro, une semaine avant le second tour
-
"C'est la famille" : au Liban, l'angoisse d'habitants avant le départ de la Finul
-
A Kiev, sous les drones russes, une journée ordinaire dans une vie qui ne l’est plus
-
Le Vietnam signe un accord de libre-échange avec quatre pays européens
-
Exosens affûte sa vue face aux drones et vise les microréacteurs nucléaires américains
-
Albanie : sixième jour de manifestations à Tirana, Rama refuse de démissionner
-
Sur la côte géorgienne de la mer Noire, des rapaces pris pour cible
-
Fumées toxiques en Asie du Sud-Est : bond des ventes de bonbonnes d'oxygène et purificateurs d'air
-
Tennis: Davidovich s'offre à Shanghai son premier Masters 1000
-
Violences en France : à l'étranger, la sidération avant la présidentielle
-
Le pape s'adresse à la foule au Vatican pour la première fois depuis son opération
-
Ligue 1: l'OM attend le vrai Paixao
-
Champions Cup : Menoncello, le roc de Trévise à l'heure toulousaine
-
L'Arabie saoudite vit au ralenti face aux attaques houthies, deux pilotes tués
-
La France entre spectacle de désolation et critiques du maintien de l'ordre
-
Russie-Ukraine: nouvelles frappes croisées sur le système énergétique
-
Explosion de la rue de Trévise: pour les victimes, la nouvelle épreuve du procès
-
"Comme si on avait eu la guerre": Paris se réveille sidéré après les violences
-
La France face aux stigmates d'une journée de chaos "inédite"
-
Ethiopie: dans une ville du Tigré, les stigmates après le départ des soldats érythréens
-
NBA : Les Spurs et leur "Alien" Wembanyama visent les étoiles
-
Route du Rhum: Jérémie Beyou veut "boucler la boucle" en Imoca
-
Indonésie : des dizaines d'orangs-outans sauvés des incendies
Le Bangladesh se réveille au milieu de bâtiments incendiés et sans internet
Les habitants du Bangladesh se sont réveillés vendredi sans connexion internet, découvrant des bâtiments gouvernementaux incendiés la veille, en marge des affrontements entre forces de l'ordre et étudiants, qui ont fait 39 morts en 48 heures.
Au fil de la semaine, les manifestations qui ont commencé début juillet pour exiger la fin du système de quotas dans la fonction publique ont dégénéré en heurts de plus en plus violents, faisant 39 morts, dont 32 pour la seule journée de jeudi.
Des affrontements se sont déroulés dans près de la moitié des 64 districts que compte le Bangladesh.
"Des mécréants ont déjà incendié, vandalisé et mené des activités destructrices" contre des édifices de la police et du gouvernement, a indiqué la police dans un communiqué, publié jeudi soir, après une coupure "quasi totale" d'internet à travers tout le pays.
Parmi ces bâtiments figurent celui de la télévision d'Etat BTV dans la capitale Dacca, prise d'assaut par des centaines d'étudiants qui y ont mis le feu.
- 700 blessés -
"Une centaine de policiers ont été blessés lors des affrontements" de jeudi, a déclaré à l'AFP Faruk Hossain, porte-parole de la police de la capitale, précisant qu'une "cinquantaine de postes de police ont été incendiés".
Si ces actions destructrices se poursuivent, on sera "obligés de faire un usage maximal de la loi", a mis en garde la police dans le communiqué.
La police est à l'origine de plus des deux tiers des décès recensés, selon des informations obtenues par l'AFP auprès de sources hospitalières.
Plus de 700 personnes ont été blessées jeudi au cours de ces violents heurts entre la police et les manifestants, dont 104 policiers et 30 journalistes, selon la chaîne privée Independent Television, qui a affirmé que 26 districts du pays ont fait état d'affrontements.
Les manifestations quasi-quotidiennes pour obtenir la fin des quotas d'embauche dans la fonction publique ont commencé début juillet. Cette semaine, au fil des jours, les affrontements sont montés en puissance, de plus en plus meurtriers.
La Première ministre Sheikh Hasina a condamné mercredi le "meurtre" de manifestants dans un discours télévisé, et a promis que les responsables seraient punis quelle que soit leur couleur politique.
Mais cela n'a pas suffi. La violence n'a cessé d'augmenter, la police ouvrant le feu sur des manifestants de plus en plus déterminés avec des balles en caoutchouc et d'autres munitions.
- Empêcher toute communication -
Des affrontements ont également éclaté dans plusieurs villes du Bangladesh alors que la police anti-émeute chargeait les manifestants, qui avaient dressé des barrages humains sur des routes et les autoroutes.
Les étudiants exigent un recrutement dans la fonction publique basé sur le mérite. Ils estiment que le système des quotas vise à favoriser les enfants des partisans de Mme Hasina, qui gouverne le pays depuis 2009 et est accusée par les opposants de vouloir notamment éradiquer toute dissidence pour asseoir davantage son pouvoir.
Mubashar Hasan, un expert de ce pays à l'Université d'Oslo en Norvège, a relevé que ces rassemblements traduisaient l'expression d'un mécontentement généralisé à l'égard du régime.
Les manifestants "protestent contre le caractère répressif de l'Etat", a-t-il expliqué à l'AFP. Ils "remettent en question le leadership d'Hasina, l'accusant de s'accrocher au pouvoir par la force", "les étudiants la traitent en fait de dictatrice", estime-t-il.
"Nous exigeons d'abord que la Première ministre nous présente ses excuses", a déclaré à l'AFP Bidisha Rimjhim, une manifestante de 18 ans. "Il faut que justice soit rendue pour nos frères tués".
Une coupure d'internet "à l'échelle du pays" reste en vigueur, a déclaré vendredi l'organisation de défense du réseau Netblocks, basée à Londres.
"Les perturbations empêchent les familles de se contacter et étouffent les efforts visant à documenter les violations des droits de l'homme", a écrit l'organisation dans un message sur les réseaux sociaux.
O.M.Souza--AMWN