-
Russie-Ukraine: nouvelles frappes croisées sur le système énergétique
-
Explosion de la rue de Trévise: pour les victimes, la nouvelle épreuve du procès
-
"Comme si on avait eu la guerre": Paris se réveille sidéré après les violences
-
La France face aux stigmates d'une journée de chaos "inédite"
-
Ethiopie: dans une ville du Tigré, les stigmates après le départ des soldats érythréens
-
NBA : Les Spurs et leur "Alien" Wembanyama visent les étoiles
-
Route du Rhum: Jérémie Beyou veut "boucler la boucle" en Imoca
-
Indonésie : des dizaines d'orangs-outans sauvés des incendies
-
Washington relativise l'exemption de sanctions contre Moscou
-
La France sonnée au lendemain d'une journée de mobilisation ayant viré au chaos
-
"Il n'arrête pas d'entendre les coups de feu": à Bend, des enfants traumatisés par la tuerie scolaire
-
Cisjordanie: des colons attaquent un convoi diplomatique européen et frappent un maire français
-
"Du jamais vu" : dans le centre de Paris, des scènes de pillage hors de contrôle
-
Scènes de chaos et pillages à l'issue des manifestations contre la "vie chère"
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, exploit de Montpellier à Bath
-
Céline Dion clôt en apothéose cinq semaines de concerts près de Paris
-
Première ligue féminine : Lyon reste la bête noire du Paris SG et se détache en tête
-
Ligue 1 : Mbappé et Giroud sauvent Lille du piège brestois
-
"Arrêtez-le": aux États-Unis, la contestation anti-Trump s'emploie à mobiliser dans les urnes
-
Saccages et pillages à grande échelle dans les villes de France
-
L1 : entre deux chocs européens, le PSG renverse Strasbourg grâce à Dembélé
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, La Rochelle seul vainqueur français
-
Espagne: le FC Barcelone corrige le Betis Séville et enchaîne une neuvième victoire
-
Tennis de table : les frères Lebrun conservent leur titre de champions d'Europe en double
-
Les grandes villes en proie aux pillages en marge des manifestations
-
Mobilisation aux États-Unis pour transformer la contestation anti-Trump en vote
-
Angleterre: Manchester City et Liverpool gagnent en serrant les dents
-
Tennis : Swiatek blessée et éliminée à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Washington passe à l'offensive en Asie centrale
-
Inde: le chef des "cafards" remis en liberté après sa garde à vue
-
Tennis de table: Alexis Lebrun sorti, Prithika Pavade et Félix Lebrun sourient
-
Le pape de retour au Vatican quatre jours après son opération au poumon
-
Inondations au Népal : un "moment décisif" pour la lutte contre le changement climatique, selon l'ONU
-
Albanie : cinquième jour de manifestations et d'affrontements à Tirana
-
Tennis: Swiatek éliminée par Chwalinska à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Angleterre : Chelsea gagne à Everton (2-0), sans prendre de but
-
Sri Lanka: panne d'électricité de six heures à l'échelle nationale
-
Conditions d'enseignement: 5e jour d'affrontements à Tirana
-
Dans l'armée norvégienne, des véhicules chinois très indiscrets
-
Tennis: Davidovich surprend Zverev, finale 100% espagnole à Shanghai
-
L'ex-président sénégalais Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU
-
Aux Fidji, un village ravive les lieux de pêche en restaurant des coraux
-
Le siège de CNews et Europe 1 dégradé, des actes "d'intimidation" selon ces médias
-
Mobilisation du 17 octobre: des milliers de manifestants en région, de vives tensions à Paris et Marseille
-
Mobilisation du 17 octobre: des milliers de manifestants en régions, de vives tensions à Paris et Marseille
-
Tennis: la Britannique Sonay Kartal s'offre sa première finale en WTA 1000
-
Aux États-Unis, samedi de mobilisation pour transformer la contestation anti-Trump en vote
-
Anthropic propose une loi sur l’IA qui confierait à un juge le dernier mot sur tout blocage
-
Au Brésil, les candidats ont la cote: des paris aux allures de faux sondages
-
Tennis de table: Alexis Lebrun, tenant du titre, éliminé en quart de finale des championnats d'Europe
"Comme si on avait eu la guerre": Paris se réveille sidéré après les violences
Une riveraine s'immobilise devant un amas de vélos calcinés en plein coeur de Paris. Il est 08H00 dimanche, l'air sent encore le brûlé et le verre crisse sous les pas des ouvriers qui dégagent les débris. Au lendemain des violences urbaines, la capitale se réveille dans un décor de saccage.
"C'est lamentable, effarant, des meutes de jeunes qu'on a vues hier ici, qui pillent, qui cassent en toute impunité", déplore Cécile Rogue, 57 ans, médusée devant les carcasses noircies de bicyclettes en libre service entremêlées dans un amas de métal tordu.
De l’autre côté du boulevard, des hommes soulèvent à bout de bras un grand panneau de verre brisé.
"C’était la vitrine de Roche Bobois", magasin de meubles, dit l'un d’eux à l’AFP. Plus loin un fauteuil vert apparaît dans l'ouverture béante d'une autre vitrine éventrée.
- "La France n'est plus comme avant" -
Devant, un abribus a volé en éclats.
En short, t-shirt orange, une queue de cheval dépassant de sa casquette, Anita Gras poursuit son jogging en slalomant entre les bris de verre dans la pénombre de l'aube et lâche un terme ordurier à l'adresse des casseurs.
"On n'a jamais vu une telle violence", ajoute-t-elle, affirmant que des lycéens ont participé aux dégradations et aux pillages.
A Paris, comme dans plusieurs villes de France, les violences et les pillages ont éclipsé la mobilisation samedi contre "la vie chère", même si dans d'autres quartiers la manifestation s'est déroulée dans le calme.
"Ils sont entrés dans la boutique Asics, une paire de baskets coûte 200 euros (...) Ils sont restés dans le quartier jusqu'à 1H00 du matin. On a eu peur qu’ils nous lancent quelque chose", raconte Mme Gras.
La veille, samedi en plein chaos, elle a dû aller chercher son fils, employé dans une boutique du quartier fortement touchée par les dégradations.
"C'est comme si on avait eu la guerre", se désole Mehmet Ozden, ancien couturier de 78 ans d'origine turque, qui habite boulevard Sébastopol depuis qu'il est arrivé en France en 1970 "quand de Gaulle était encore vivant".
Il promène son chien qui "a eu trop peur" samedi soir. "On a dû rentrer".
"C'est nous qui paieront tout ça. C'est inacceptable. La France n'est plus comme avant", soupire le retraité.
- Peur pour le tourisme -
Devant ces scènes de saccage, Cécile Rogue, qui se présente comme "organisatrice de voyages", anticipe déjà des répercussions négatives sur son activité.
"Ce n'est pas une super image pour le tourisme. Le pape était là il y a quinze jours et c'était une tout autre ambiance", poursuit-elle.
Soigneusement maquillée, en long manteau rouge, une femme s'engouffre dans la station de métro Réaumur Sébastopol.
"It was awful, I was so afraid", ("C'était horrible, j'ai eu tellement peur"), lance cette touriste qui refuse de donner son nom.
Dans la station de métro République, l'odeur des gaz lacrymogènes flotte encore.
Dans les rues autour de la place de la République, autre foyer des violences, le ménage est bien avancé mais pas fini.
La vitrine éventrée du magasin de l'électroménager Darty, est gardée par deux agents de sécurité et un chien muselé.
Des détritus et des douilles de gaz lacrymogène jonchent encore les trottoirs par endroits. Des vélos calcinés ont été regroupés pour ne pas gêner la circulation.
Devant le magasin de cosmétiques Marionnaud pillé, avenue de la République, les traces du saccage sont encore visibles : vitrine brisée, emballages déchirés abandonnés sur le sol, sacs et éléments de décoration piétinés.
L'alarme retentit toujours. Personne n’est encore venu sécuriser la boutique, dont la vitrine reste béante.
À l’angle de la rue du Faubourg-du-Temple, où se sont déroulés les premiers affrontements, le nettoyage est achevé : les projectiles lancés sur les policiers ont disparu.
Mais sur la place, les déchets s'accumulent encore. Des voitures brûlées et les deux kiosques sont toujours là, témoins des violences de la veille.
L.Mason--AMWN