-
Incendies en Europe : les derniers développements
-
Özgür Özel, le visage d'une opposition turque combative
-
Onze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine, le géant russe de l'e-commerce visé
-
Inde: pas d'avancée dans les discussions entre gouvernement et étudiants en colère
-
Allemagne: Jürgen Klopp face au plus grand défi de sa carrière
-
La Bourse de Paris semble décidée à bien finir la semaine
-
Foot: Jürgen Klopp nommé sélectionneur de l'Allemagne
-
Nouvelle attaque de drones ukrainiens contre des entrepôts du géant de l'e-commerce russe
-
Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" après des violences meurtrières en Cisjordanie
-
Face au "plus gros feu de la saison", 40.000 personnes évacuent le Cap-Ferret
-
Iryna Terekh, l'architecte de la frappe en profondeur ukrainienne
-
Nouvelle attaque de drones ukrainiens contre des entrepôts du géant d'e-commerce russe
-
Incendies: ordre d'évacuer le Cap-Ferret, plus de 10.000 hectares parcourus dans le Sud-Ouest
-
Inde: discussions annoncées entre le gouvernement et les étudiants frondeurs
-
Incendies: Paris sollicite l'aide européenne, état d'urgence en Espagne
-
Japon: deux morts sur le mont Fuji, une femme de 99 ans secourue
-
Athlétisme: aux championnats de France à Albi, le regard tourné vers l'Euro malgré les absences
-
Dix ans après le meurtre d'une voix critique, les Cambodgiens toujours réduits au silence
-
Andy Burnham installe son Downing Street "du Nord" à Manchester
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: des dizaines de milliers d'évacués, des renforts aériens attendus
-
Nouvelles frappes américaines en Iran, le pétrole au-dessus des 100 dollars le baril
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: 29.000 évacués, des renforts aériens attendus
-
Confiance et crédibilité, maitres mots des six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Le ministère américain de la Justice annule les citations à comparaître de journalistes du New York Times
-
Aux Etats-Unis, les restrictions sur plusieurs peptides en passe d'être levées malgré les inquiétudes
-
Débat télévisé entre les six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Gironde: 4.800 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, les pompiers défendent "maison par maison"
-
Wall Street plombée par la dégringolade de la tech et les craintes sur l'énergie
-
La médaille Fields couronne quatre jeunes mathématiciens, dont deux Chinois
-
L'Iran et les Etats-Unis se disent déterminés à poursuivre leurs attaques
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre LFI
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, entre risque géopolitique et résultats
-
Gironde: 3.400 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, l'incendie "contenu"
-
Tour de France: Richard Carapaz remporte la 18e étape au sommet d'Orcières-Merlette
-
Wall Street ouvre en nette baisse, plombée par la chute d'Alphabet et Tesla
-
Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre
-
La circonstance aggravante de racisme retenue dans le meurtre de Crépol
-
Gaza: la sécurité alimentaire s'améliore mais reste fragile, selon l'ONU
-
Gironde: 3.100 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, des habitations menacées
-
La dix-neuvième étape du Tour: la folie en 21 virages
-
La BCE maintient ses taux mais note "l'incertitude" due à la guerre au Moyen-Orient
-
L'UE inflige 890 millions d'euros d'amendes à Google, risquant la colère de Trump
-
La France vient de subir sa 3e vague de chaleur la plus longue jamais mesurée
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, plus de 20.000 évacués et le spectre de 2022
-
EasyJet pique du nez, plombé par le conflit au Moyen-Orient
-
Violents incendies en Europe du Sud, des milliers de personnes évacuées
-
Le marché en plein essor des peptides sous la loupe d'experts aux Etats-Unis
-
Encerclés par les milices, les Soudanais craignent un cycle de guerres sans fin
-
Au sommet des Alpes suisses, une balançoire géante pour attirer les estivants
-
Fronde étudiante en Inde: Modi promet de punir les fraudeurs, les manifestants persistent
En Corée du Sud, la lutte contre l'oubli de femmes forcées à se prostituer pour l'armée US
En Corée du Sud, des voix s'élèvent contre la démolition d’un ancien centre d’internement géré par les autorités, où des femmes contraintes à la prostitution pour des soldats américains stationnés dans le pays, ont subi de force traitements et dépistages d'infections sexuellement transmissibles.
La démolition programmée de cette bâtisse, appelée autrefois la "maison des singes" et recouverte aujourd'hui de graffitis, fait débat parmi des femmes victimes de ces traitements forcés visant à protéger la santé des militaires américains.
"On l'appelait +maison des singes+ car les femmes y étaient enfermées comme des singes", explique à l'AFP Choi Hei-shin, militante et spécialiste du sujet.
Situé dans une forêt de Dongducheon (nord), le bâtiment doit être rasé en octobre par des bulldozers, dans le cadre d'un projet touristique.
Kim Un-hui a été emmenée de force dans ce centre d'internement dans les années 1970, faute de pouvoir fournir un test de dépistage négatif aux infections sexuellement transmissibles (IST) aux autorités sud-coréennes au moment de son arrestation sur une base américaine. Elle y a été enfermée et contrainte à recevoir une injection de pénicilline.
Cela a été si douloureux qu'elle eut le sentiment que quelqu'un "la poignardait encore et encore", raconte Mme Kim aujourd'hui âgée de 66 ans.
Elle explique avoir dû partager une pièce exiguë avec vingt autres femmes. L'une d'elles s'est évanouie après avoir reçu une dose bien trop importante de pénicilline, puis s'est blessée en tombant sur un châssis de lit.
Les soignants "sont restés là sans rien faire", se souvient Mme Kim, hantée par ce souvenir.
Le combat contre la démolition de la "maison des singes" s'inscrit dans une lutte plus large, celle de la reconnaissance des souffrances des femmes affirmant avoir été piégées et forcées de travailler dans des bordels administrés par Séoul.
Contrairement aux "femmes de réconfort", raflées à travers l'Asie pour servir d'esclaves sexuelles aux soldats japonais durant la Seconde Guerre mondiale, les dizaines de milliers de femmes victimes de ces établissements militaires des années 1950 à 1980 ont fait l'objet d'une attention très limitée.
- "Crime d'Etat" -
En 2022, un arrêt historique de la Cour suprême sud-coréenne a établi que le gouvernement avait "défendu et encouragé la prostitution" auprès des femmes sud-coréennes, leur infligeant une "perte de dignité" et des "souffrances mentales".
Mme Kim explique avoir répondu à une offre d'emploi de serveuse. Celle-ci cachait en réalité un trafic sexuel. Un proxénète l'a ainsi amenée de force dans un bordel militaire.
D'après les témoignages de survivantes, de nombreuses femmes sont décédées après avoir consommé de force de la drogue ou subi d'atroces traitements médicaux contre les IST.
"Les autorités ont administré aux victimes plus de dix fois la quantité de pénicilline jugée sans danger", affirme Kim Eun-jin, directrice de Durebang, une organisation qui soutient les survivantes.
Certaines ont été indemnisées par l'Etat sud-coréen, mais les efforts pour obtenir des excuses de Washington, qui dispose encore de soldats dans le pays, sont restés vains.
"Nous avons vu nos collègues mourir malades, se suicider", avaient alerté 73 rescapées dans une lettre adressée en 2009 au président américain d'alors, Barack Obama.
"Les autorités militaires américaines en Corée du Sud sont directement intervenues dans la prostitution (en place) près des bases militaires pour la +santé et le confort des troupes américaines+ (...) Il s'agissait clairement d'un crime d'Etat", dénonçaient-elles.
- tombes anonymes -
A quelque six kilomètres de la "maison des singes" se trouve un cimetière, dont les trois quarts des tombes sont celles de femmes soumises à la prostitution, au service des troupes américaines.
Celles-ci seront bientôt toutes déplacées pour que la zone puisse être transformée en parc et accueillir des touristes.
Des journalistes de l'AFP ont constaté que la plupart des sépultures, anonymes, étaient envahies par les mauvaises herbes. Des pancartes sur place demandent aux proches de prendre contact avec les gestionnaires du cimetière.
Mais nombre des femmes travaillant dans les bordels, pétries de honte, ont coupé les ponts avec leurs familles. Cela explique pourquoi "elles ont été enterrées sans nom", souligne la chercheuse Choi Hei-shin.
Les bordels installés près de bases américaines ont injecté beaucoup d'argent dans l'économie sud-coréenne:ajoutés aux bars et barbiers fréquentés par les soldats américains, ces secteurs représentaient 25% du PIB sud-coréen dans les années 1960-1970.
L'Etat "profitait de leurs corps, les utilisaient comme de simples outils", ajoute Mme Choi.
Aujourd'hui, les survivantes demandent réparation.
"Nous avons été maltraitées par notre propre pays", estime Mme Kim. "Ils essaient d'effacer (notre histoire) de l'histoire."
C.Garcia--AMWN