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Le nouveau gouvernement allemand opère d'emblée un tour de vis migratoire
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Le nouveau gouvernement allemand opère d'emblée un tour de vis migratoire
A peine en place, le nouveau gouvernement allemand a durci sa politique migratoire en annonçant mercredi que la plupart des demandeurs d'asile vont être refoulés aux frontières, au moment où l'extrême droite ne cesse de progresser dans les sondages.
Et il s'est immédiatement attiré une mise en garde de la Pologne voisine tandis que la Suisse a "regretté" la décision.
Quelques heures après son entrée en fonction, le ministre conservateur de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, a annoncé qu'il annulait une directive d'un de ses prédécesseurs, datant de 2015 et émise en pleine crise migratoire européenne, au cours de laquelle l'Allemagne avait accueilli plus d'un million de réfugiés en provenance de Syrie et d'Afghanistan principalement.
A l'époque, le ministre de l'Intérieur, le conservateur Thomas de Maizière, avait demandé à la police fédérale "d'autoriser l'entrée de ressortissants de pays tiers sans documents légitimant leur séjour et sans présentation d'une demande d'asile".
Avec l'annulation de cette directive, le nouveau gouvernement du conservateur Friedrich Merz tourne définitivement la page de la politique d'accueil longtemps généreuse du pays, initiée en son temps par Angela Merkel.
Concrètement, M. Dobrindt a ordonné à la police des frontières de refouler les demandeurs d'asile sans papiers, "sauf les groupes vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes".
"L'Allemagne doit pouvoir prendre des décisions pour réduire les chiffres de l'immigration illégale et des demandes d'asile", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse à Berlin.
- "Clarté, cohérence et contrôle" -
La politique migratoire devrait donc retrouver "clarté, cohérence et contrôle", a-t-il martelé.
"Nous ne le ferons pas sous la forme d'une surcharge de nos voisins. Nous ne procéderons pas non plus à la fermeture des frontières mais il s'agit de renforcer le contrôle des frontières et, grâce à ce renforcement, d'augmenter le nombre de refoulements", a-t-il continué.
M. Dobrindt a tenté ainsi de rassurer les voisins de l'Allemagne, dont certains, comme la Pologne, sont déjà très critiques des contrôles qui ralentissent considérablement la circulation des travailleurs frontaliers.
L'annonce de ces mesures a toutefois immédiatement fait réagir le chef du gouvernement polonais Donald Tusk. Ce dernier a ainsi prié le chancelier Friedrich Merz "de se concentrer sur les frontières extérieures de l'UE" et préserver la zone Schengen, lors d'une conférence de presse commune à Varsovie.
Dans un entretien mercredi à la chaine de télévision Die Welt, M. Merz a dit avoir informé à l'avance les dirigeants français Emmanuel Macron et Donald Tusk de ses contrôles renforcés.
"Nous savons que les contrôles aux frontières intérieures ne peuvent être qu'une transition. Mais ils sont tout simplement nécessaires tant que nous avons une migration irrégulière aussi élevée dans l'Union européenne", a-t-il ajouté, soulignant que l'Allemagne, pays situé au centre de l'Europe, était l'un des plus touchés par ce phénomène.
Selon des chiffres du ministère allemand l'Intérieur, le nombre de demandes d'asile a augmenté de 2020 à 2023, puis diminué en 2024.
Au total, 250.945 personnes ont demandé l'asile en Allemagne en 2024, soit une baisse 28,7% par rapport à l'année précédente.
Selon des chiffres officiels publiés début mai, plus de 53.000 personnes ont été refoulées aux frontières allemandes depuis octobre 2023.
Ce tour de vis sur l'immigration, sujet qui a dominé la campagne électorale des législatives allemandes après une série d'attaques commises par des étrangers, était attendu.
Déjà quelques semaines avant d'entrer en fonction, le chancelier avait annoncé qu'il en ferait l'un des dossiers prioritaire de son gouvernement, notamment pour regagner la confiance des électeurs partis à l'extrême droite.
Dans certains sondages récents, le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), arrivé deuxième aux législatives, s'est hissé en tête, dépassant les conservateurs.
La popularité de cette formation anti-migrants, classé vendredi "extrémiste de droite" par les services du Renseignement intérieur, inquiète le nouveau gouvernement de Friedrich Merz.
Selon un rapport du Renseignement, publié mercredi dans la presse, le mouvement pratique une "agitation continue" contre les migrants, les réfugiés et les musulmans, les présentant comme un "collectif menaçant".
F.Schneider--AMWN