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A Gaza, une nuit de bombardements sur des habitants qui essayaient de reconstruire leur vie
Le visage déformé par la douleur, des femmes pleurent la mort de deux enfants tués lors d'une nouvelle vague de frappes israéliennes, penchées sur les petits corps gisant sur le sol à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Ailleurs dans le territoire palestinien, se répètent des scènes similaires. Comme à Nousseirat, dans le centre, où un homme effondré touche une dernière fois le visage de son enfant. Le corps est enveloppé de tissu blanc, déjà maculé de sang.
"Nous avons dîné et nous nous sommes assis, et puis c'est comme si le Jour du Jugement dernier était arrivé. Toutes ces pierres étaient sur nous", témoigne Mounir Mayman depuis Nousseirat, où des habitants inspectent dans les gravats les impacts causés par les frappes.
"Nous sommes restés plus de deux heures pendant qu'ils déblayaient les décombres", dit-il.
Au moins 100 Palestiniens sont morts, selon les hôpitaux de Gaza et la Défense civile. Parmi eux 35 enfants, selon cette organisation de secours opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas.
L'armée israélienne dit avoir mené une série de frappes contre "des dizaines" de cibles, après la mort d'un de ses soldats mardi à Rafah (sud).
- "Explosions toute la nuit" -
Malgré l'annonce par Israël d'une reprise du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre, la peur d'un retour de la guerre est prégnante.
Dans la matinée, des panaches de fumée noire s'élèvent dans le nord du territoire, ravagé par la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
"Les bombardements n'ont pas cessé, il y a eu des explosions toute la nuit", témoigne auprès de l'AFP Khadija al-Housni, qui vit sous une tente dans le camp de réfugiés d'al-Chati, dans la ville de Gaza.
"Nous venions tout juste de commencer à respirer à nouveau, à essayer de reconstruire nos vies, quand les bombardements ont repris, ramenant la guerre, les explosions et la mort", dit cette femme de 31 ans.
"Nous sommes épuisés et au bord de l'effondrement", réagit Jalal Abbas, 40 ans, qui vit sous une tente à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza.
"Le retour de la guerre est ce que nous redoutions le plus. Je m'attendais à une escalade et à la reprise des bombardements, car Israël trouve toujours des prétextes", dit-il encore.
La question du retour des otages est "une excuse", "un prétexte" utilisé par Israël, dit-il, en référence aux accusations de violation du cessez-le-feu portées par Israël contre le Hamas, qui n'a rendu depuis le 10 octobre que 15 des 28 dépouilles d'otages encore retenues à Gaza.
Mercredi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti que les dirigeants du mouvement islamiste ne bénéficieraient d'aucune immunité.
- "Souffrance sans fin?" -
Un cessez-le-feu, négocié sur la base du plan du président américain Donald Trump, a apporté un certain répit pour les habitants de la bande de Gaza qui, par centaines de milliers, ont tenté de retrouver leurs maisons dans un territoire jonché de plus de 61.000 tonnes de gravats.
A Khan Younès, dans la nuit, des équipes de la Défense civile, en chasubles orange, balayaient de leurs lampes torches des pièces recouvertes de gravats et des tentes, selon des images de l'AFPTV.
Autour d'elles, des hommes tentaient aussi, à la lumière de leurs téléphones, d'inspecter les dégâts.
D'autres images montrent plusieurs corps, dont un recouvert d'un sac en plastique blanc acheminé à l'hôpital Nasser, pleurés par des proches. On y voit aussi des enfants pris en charge, comme ce garçon, pansement sur le bras, dont un médecin palpe le crâne.
"Sommes-nous condamnés à vivre dans une souffrance sans fin?", interroge Khadija al-Housni.
F.Schneider--AMWN