-
La liquidation de l'Institut national de la consommation publiée au JO
-
A la banque centrale des Etats-Unis, le changement de chef dans les limbes
-
Patinage artistique: après une année en or, quelle suite pour Cizeron et Fournier Beaudry?
-
Cyclisme: Vingegaard remporte le Tour de Catalogne, Gilmore décroche la dernière étape
-
A Beyrouth, des bénévoles risquent leur vie pour sauver les animaux sous les bombardements
-
Guerre au Moyen-Orient : début des entretiens entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
Népal: détention prolongée pour l'ex-Premier ministre, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
Le Patriarche latin de Jérusalem empêché d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux
-
L'OMC s'achemine vers un accord a minima sur sa réforme
-
Deux drones non identifiés se sont écrasés en Finlande, selon le gouvernement
-
50 ans d'Apple: cinq anecdotes sur la marque à la pomme
-
Dimanche des Rameaux: la police israélienne empêche le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder au Saint-Sépulcre
-
Apple, 50 ans et un défi existentiel : réussir le tournant de l'IA
-
Funérailles à Beyrouth de trois journalistes libanais tués par une frappe israélienne
-
Deux nouvelles interpellations dans l'enquête sur l'attentat déjoué contre Bank of America à Paris
-
Au Népal, l'ex-Premier ministre devant un juge, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
L'ancien plumassier du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
A Paris Emmanuel Grégoire prend le relais d'Anne Hidalgo à l'Hôtel de ville
-
Corée du Nord: Kim Jong Un assiste à un nouvel essai de moteur de missile à combustible solide
-
Allemagne: la baleine échouée sur la côte baltique s'est libérée
-
Angleterre: un automobiliste percute des piétons, sept blessés graves
-
Au Népal, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
La Réunion: reprise d'éruption au Piton de la Fournaise
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) remporte le GP du Japon et prend la tête du championnat
-
NBA: les Spurs de Wembanyama sereins, Doncic suspendu un match
-
Foot: le Portugal cale contre de solides Mexicains dans leur mythique Azteca
-
L'Iran revendique des attaques contre des sites industriels majeurs dans le Golfe
-
Foot: le Portugal cale contre des Mexicains électriques dans leur mythique Azteca
-
Après sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire s'installe à l'Hôtel de ville
-
Des foules de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Plusieurs millions de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, La Rochelle replonge, Toulon s'enfonce
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry couronnent leur saison avec l'or mondial
-
Tennis: après Indian Wells, Sabalenka titrée à Miami en battant Gauff en finale
-
Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient
-
Des milliers de rassemblements à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Cuba: deux voiliers d’aide humanitaire arrivent à La Havane après une perte de contact
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, Toulon s'enfonce
-
Foot: le Sénégal, déchu de son titre, exhibe le trophée de la CAN et bat le Pérou
-
Trois journalistes libanais, dont un de la chaîne du Hezbollah, tués par une frappe israélienne
-
A Londres, des dizaines de milliers de manifestants contre l'extrême droite
-
Air France tourne une page de son histoire en quittant Orly
-
Mondiaux de patinage: Ilia Malinin sacré pour la troisième fois de suite, Adam Siao Him Fa 5e
-
Voile: Guirec Soudée, skipper le plus rapide contre vents et courants dominants
-
Un attentat à l'explosif devant la Bank of America déjoué à Paris
-
Au pied des terrils, les vestiges industriels de Charleroi attirent les fans d'"urbex"
-
Top 14: Toulouse s'adjuge le choc face à un Montpellier bis
-
Foot: le Sénégal, bien que déchu de son titre, présente le trophée de la CAN-2025 au Stade de France
-
Etats-Unis: nouvelle vague de manifestations contre Donald Trump, la troisième en moins d’un an
-
Des frappes russes font quatre morts en Ukraine, un enfant tué en Russie, selon les autorités
Tanzanie: Samia Suluhu Hassan, présidente à l'élection tâchée de sang
Déjà accusée de diriger un régime répressif avant la présidentielle, Samia Suluhu Hassan, investie lundi, voit sa réputation se teinter de sang, après que des manifestations contre son régime ont été violemment réprimées, l'opposition dénonçant des centaines de morts.
Lundi, le quotidien kényan "The Standard" titrait : "Massacre en Tanzanie", avec des photos de corps en Une, derrière celle de Mme Hassan. Bien peu subsiste de la réputation positive de la cheffe de l'Etat, perçue comme une politicienne chevronnée à l'apparence discrète à son arrivée au pouvoir en 2021.
Des centaines de personnes ont, selon l'opposition, été tuées lors de manifestations contre le pouvoir la semaine dernière. Une source diplomatique interrogée par l'AFP évoque même 2.000 morts.
Seuls quelques pays voisins et de la région semblent se réjouir de la victoire électorale de Samia Suluhu Hassan, 65 ans, qui avait été promue à la tête de la Tanzanie au décès de son prédécesseur John Magufuli en 2021.
Les violences dans le pays ont eu un impact jusqu'au Vatican, où le pape a annoncé dimanche prier pour les "nombreuses victimes".
La présidente semblait pourtant n'avoir pris aucun risque pour les élections présidentielle et législatives dans un pays où les soulèvements populaires sont rares.
Outre la mise en place d'un important dispositif sécuritaire, les deux principaux candidats de l'opposition avaient été soit emprisonné, soit disqualifié, des défenseurs des droits humains décrivant ironiquement la présidentielle comme une bataille entre "Suluhu et Samia".
L'ONG Amnesty international avait dénoncé une "vague de terreur" en amont du scrutin, marquée par "des disparitions forcées, des arrestations arbitraires, des actes de torture et (...) des exécutions extrajudiciaires".
Mais tant de répression a fini par pousser la jeunesse dans la rue.
Au final, Samia Suluhu Hassan a été officiellement élue avec près de 98% des voix, selon la commission électorale. Le principal parti d'opposition Chadema, exclu du scrutin, dénonce une "parodie de démocratie", ponctuée de tricheries massives.
- Première présidente -
Un situation qui contraste avec les espoirs qu'avait suscités en 2021 l'arrivée au pouvoir de "Mama", comme la surnomment affectueusement ses partisans. Après la mort soudaine de son autoritaire prédécesseur John Magufuli, Mme Hassan avait assoupli les restrictions instaurées par ce dernier. Certains opposants rentrent d'exil.
"Elle savait que le gouvernement dont elle avait hérité était profondément contre elle, profondément misogyne... donc elle ne pouvait faire confiance à personne. Il y avait beaucoup de paranoïa", estimait récemment un ancien conseiller interrogé par l'AFP.
Née le 27 janvier 1960 à Zanzibar, au sein d'une famille modeste - père instituteur et mère au foyer -, Mme Hassan est diplômée d'un master en "développement économique communautaire" dans le New Hampshire (Etats-Unis).
Elle débute sa carrière au sein du gouvernement de l'île semi-autonome de Zanzibar, où elle travaille d'abord à des fonctions administratives, puis à un poste de responsable du développement.
Toujours à Zanzibar, elle rejoint de le Programme alimentaire mondial de l'ONU en tant que cheffe de projet, puis dirige l'association des ONG de l'archipel, Angoza.
Sa carrière politique démarre en 2000, lorsqu'elle est nommée membre du Parlement de Zanzibar par le parti présidentiel tanzanien Chama Cha Mapinduzi (CCM), au pouvoir depuis l'indépendance. Elle est plus tard élue à l'Assemblée nationale tanzanienne.
Mme Hassan est plusieurs fois ministre: à Zanzibar (Femmes et Jeunesse, puis Tourisme et Commerce) entre 2000 et 2010, et au niveau national à partir de 2014 comme ministre des Affaires de l'Union, auprès de l'ancien président Jakaya Kikwete.
En 2015, elle forme un ticket gagnant - une première pour une femme - avec John Magufuli, qui dirige le pays d'une main de fer. Cinq ans plus tard, le duo est réélu, dans un scrutin marqué par des irrégularités majeures, selon des observateurs indépendants.
"J'ai peut-être l'air polie et je ne crie pas quand je parle", se décrivait en 2020 celle qui n'était encore que vice-présidente, "mais la chose la plus importante c'est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis."
Lundi, durant son investiture, Samia Suluha Hassan a appelé à "l'unité et la solidarité", dans un pays profondément morcelé.
A.Jones--AMWN