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Ouverture du procès d'un Saoudien jugé pour l'attentat du marché de Noël à Magdebourg
Près de onze mois après l'attaque à la voiture bélier sur le marché de Noël de Magdebourg, le procès de l'auteur présumé, un médecin saoudien islamophobe, s'est ouvert lundi dans cette ville de l'est de l'Allemagne.
Pendant plus de quatre mois d'audience, la justice tentera d'éclaircir les motivations de Taleb Jawad al-Abdulmohsen, 51 ans, un réfugié au profil atypique, affichant sur les réseaux sociaux sa sympathie pour le parti d'extrême droite allemand, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), et son hostilité envers l'islam et le gouvernement allemand.
Longue barbe poivre et sel, l'accusé a brandi en souriant légèrement à l'ouverture du procès un ordinateur avec la date "septembre 2026". Il n'a pas donné d'explication, cependant il s'agit du mois où auront lieu des élections régionales en Saxe-Anhalt, où est situé Magdebourg, et où le parti AfD est donné gagnant dans les sondages.
Taleb Jawad al-Abdulmohsen est inculpé du meurtre de six personnes et de tentative de meurtre dans 338 cas, dont 309 concernant des blessés.
Cet attentat en pleine période des fêtes avait enflammé le débat autour de l'immigration et de la sécurité durant la campagne des législatives de février dernier, après plusieurs attaques au couteau dont certaines commises par des étrangers.
- "Sournois" -
Le procès, organisé à Magdebourg même, a nécessité la construction d'une immense salle d'audience, une structure légère provisoire pouvant accueillir les centaines de participants au procès.
L'accusé risque une condamnation à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté, selon l'acte d'accusation.
Le soir du 20 décembre, ce psychiatre avait foncé au volant d'une puissante voiture dans la foule présente pour le marché de Noël de cette ville proche de Berlin.
Un garçon de neuf ans et cinq femmes âgées de 45 à 75 ans ont été tués.
L'acte d'accusation insiste sur le caractère "sournois" de l'attaque, avec une voiture utilisée en tant qu'arme, et les "basses motivations" du suspect, qui aurait planifié, seul, son crime pendant plusieurs semaines.
Son objectif était de tuer "autant de personnes que possible" d'après les enquêteurs.
L'homme aurait agi par "frustration" suite à "un litige civil et à l'échec de diverses plaintes pénales" de sa part.
Arrivé en Allemagne en 2006, il était connu des autorités et avait notamment été condamné à une amende pour menace de crimes.
Sur les réseaux sociaux, l'accusé multipliait les déclarations confuses, hostiles à la religion musulmane avec laquelle il avait rompu et empreintes de conspirationnisme d'extrême droite, notamment quant à une "islamisation" de l'Europe.
Le suspect était animé par une "islamophobie marquée" et était influencé par "les idéologies d'extrême droite", avait décrit en janvier la ministre de l'Intérieur de l'époque, Nancy Faeser.
Il avait aussi dénoncé un prétendu manque de soutien des autorités allemandes chargées de l'asile aux réfugiés saoudiens.
- Failles dans la sécurité -
Le procès se penchera aussi sur les failles dans les mesures de sécurité autour du marché de Noël, pourtant considérablement renforcées en Allemagne après l'attentat islamiste de décembre 2016 à Berlin qui avait fait douze morts.
Cette année, quelques villes ont annulé cette tradition en raison du coût de ces dispositifs.
"Les autorités de sécurité font particulièrement attention aux marchés de Noël, cela va de soi", a rappelé vendredi Sarah Frühauf, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"Nous continuerons à aller au marché de Noël", dit de son côté à l'AFP dans les rues de la ville, Birgit Lange, employée de 57 ans. "Si on se cache tous, cela n'aide personne".
Le drame de Magdebourg avait accru la pression sur le chancelier social-démocrate d'alors, Olaf Scholz, à un moment où l'Allemagne se trouvait en état d'alerte contre le risque d'attentats en pleine campagne électorale.
Le parti d'extrême droite AfD avait organisé un rassemblement dans cette cité trois jours après le drame, avant de décrocher une deuxième place historique aux législatives de février.
Quarante-cinq audiences sont prévues jusque mars, selon le tribunal, avec plusieurs centaines de parties civiles, d'avocats, de journalistes et de participants.
S.F.Warren--AMWN