-
Foot: le patron des arbitres turcs devant un juge
-
Jeux asiatiques: le taekwondo bascule dans le monde virtuel
-
Wall Street dans le vert, ravie des chiffres de l'emploi américain
-
Euro de cyclisme: indispensables ou tue-l'amour, les oreillettes refont débat
-
Espagne: les députés rejettent les textes sur le logement, camouflet pour Pedro Sánchez
-
Malgré ses aveux, le récit de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Kiev accuse Moscou de "saccager" la capitale ukrainienne, paralysée après de nouvelles frappes
-
Affaire Manchester City: le club fait appel, la Fédération pointe des "conséquences majeures"
-
Inde : manifestations pour demander la démission du chef de la commission électorale
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, 564 établissements perturbés
-
Foot: le patron des arbitres turcs comparaît devant un juge
-
La version de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Carburants: le G7 se réunit sur fond de bras de fer entre Washington et Bruxelles
-
Flydubai : un pilote indien au courage salué de toutes parts
-
Pakistan : pourparlers entre les pro-Imran Khan et le gouvernement
-
"SOS" géant pour un lac de la frontière franco-suisse victime de la sécheresse
-
L'inflation dans la zone euro à un nouveau sommet depuis 3 ans
-
Vol flydubai: le pilote raconte son ultime effort pour éviter le crash
-
ATP 500 de Tokyo: Fils bat à nouveau Tiafoe et se qualifie pour les quarts
-
Ukraine : Chaos routier à Kiev après la fermeture d'un pont touché par des frappes russes
-
Récolte de miel 2026 : des abeilles déboussolées par la sécheresse
-
Gazole : l'Europe balaie les menaces de Washington et demande d'agir de façon concertée
-
Suède: Magdalena Andersson à nouveau chargée de former un gouvernement
-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
-
Taïwan reçoit ses deux premiers avions de combat américains F-16V
-
A Lorient, la frégate suédoise prend corps et Naval Group lorgne le Danemark
-
Le Népal face au casse-tête de l'identification par ADN des victimes de la crue
-
La Bourse de Paris prudente, la dette française sous pression
-
En Afrique de l’Ouest, les filières scientifiques se meurent
-
Patron de l'IA le plus en vue du moment, Dario Amodei (Anthropic) reste une énigme
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, syndicats et lycéens reçus par le ministre
-
Europe : un stress thermique record lors de l'été le plus chaud jamais enregistré
-
Les intoxications aux fumées de feux de forêt, angle mort de la protection des pompiers
-
Blocage des lycées: un vendredi sous haute tension, les syndicats reçus par le ministre
-
Gazole: les Européens se réunissent pour tenter de faire baisser les prix, sous forte pression américaine
-
Cancer du sein : prouver l'impact prépondérant du travail, un défi pour les femmes
-
Équipe de France: Michael Olise, le retour du "crack"
-
Foot: Zidane retrouve le Stade de France, théâtre de ses exploits en bleu
-
Le mouvement de blocage des lycées devrait se poursuivre vendredi
-
Après ses aveux, Cédric Jubillar à l'épreuve de la reconstitution du meurtre
-
Flydubai: Trump dit soupçonner l'Iran et menace de le frapper
-
Ryad accuse les Houthis d'avoir mené une attaque à Médine en Arabie saoudite
RDC: "Chef de guerre", Lumbala est comptable des crimes de ses "troupes", plaident les parties civiles
Roger Lumbala était bien un "chef militaire", non un simple politique, et il doit rendre des comptes pour les crimes de ses troupes en République démocratique du Congo (RDC) en 2002-2003, ont plaidé jeudi les parties civiles devant la cour d'assises de Paris qui juge l'ex-rebelle.
Jugé pour complicité de crimes contre l'humanité, Roger Lumbala, 67 ans, a décidé d'emblée, le 12 novembre, de ne pas assister aux débats: il dénie à la justice française toute légitimité pour le juger pour les exactions commises dans le nord-est de la RDC par les soldats de sa faction, le RCD-N, et de son allié du MLC, tous deux soutenus par l'Ouganda voisin.
Mais depuis plus d'un mois, des Congolais sont venus raconter les atrocités dont eux et leurs proches ont été victimes lors d'une offensive contre une faction rivale, baptisée "Effacer le tableau": viols collectifs souvent devant leur famille, esclavage sexuel, travail forcé, mutilations, exécutions sommaires, pillages systématiques, etc.
Dans un verdict attendu lundi, une condamnation par une cour nationale étrangère serait "historique", ont plaidé jeudi les avocats des victimes et des organisations de défense des droits humains.
Elle enverrait un message fort contre "l'impunité" dans des conflits qui, depuis trois décennies, ont fait des millions de morts et de déplacés dans l'est de la RDC, avec comme mobile principal la captation des ressources minières et naturelles.
- "Soldats de Roger Lumbala" -
"Vous jugez la partie émergée de l'iceberg" des atrocités commises lors d'"Effacer le Tableau", mais c'est "un échantillon représentatif", selon Me Henri Thulliez. "Votre décision ne permettra pas de mettre fin à l'impunité mais elle y participera", elle "aidera les victimes et les survivants à se relever", a-t-il poursuivi.
A la veille des réquisitions, les parties civiles se sont employées à démonter le portrait qu'a voulu brosser de lui-même Roger Lumbala durant l'enquête, celui d'un homme politique éloigné des champs de bataille, sans prise sur les opérations militaires.
Certes, a plaidé Me Clémence Bectarte, avocate de plusieurs femmes, "aucune d'entre elles n'a été violée par Roger Lumbala". Mais elles ont toutes été "victimes de soldats que se revendiquent comme soldats des +Effacés+", le nom qu'ils se donnaient, et "comme des soldats de Roger Lumbala". L'ex-rebelle, arrêté en décembre 2020 à Paris, "n'est pas celui qui a violé" mais il est "le chef de guerre qui a permis ces crimes, qui les a rendus possibles".
- Viols systémiques -
Ces viols ne sont "pas des actes isolés" ou des dommages collatéraux, ils sont "une composante essentielle de l'opération +Effacer le tableau+", a plaidé l'avocate, avec notamment pour objectif de fracturer les communautés et de semer la terreur.
Pour sa consoeur Claire Deniau, Lumbala était un "maillon indispensable", un "opérateur local d'un crime économique organisé", la captation des richesses de la RDC, véritable "entreprise mafieuse". "Les soldats" du RCD-N "n'étaient pas payés mais ils avaient carte blanche pour piller", une autorisation qui "venait directement de Roger Lumbala".
Perçu par ses soldats "comme un chef militaire", Roger Lumbala "ne portait peut-être pas l'arme. Mais c'est lui qui fixait la cible. Il n'entrait pas dans les maisons pillées. Mais c'est lui qui ouvrait la porte, par son autorisation. Il ne frappait pas. Mais il encourageait, laissait faire et se félicitait des résultats militaires".
Me Thulliez a ironisé sur un "homme politique dénué de toute opinion politique" animé par "un opportunisme insatiable" et dont le mouvement était "plus sanguinaire que révolutionnaire".
Il a rappelé plusieurs meetings tenus par Lumbala dans deux villes théâtres d'exactions, ou ces témoignages sur cet hélicoptère qui l'a amené avec des munitions pour repartir avec le fruit des pillages. Il a aussi cité des interviews d'époque: "Nos troupes", "Notre territoire", disait alors Lumbala.
X.Karnes--AMWN