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Somalie: Premières élections à Mogadiscio en près de 60 ans, sous haute sécurité
Les Somaliens du grand Mogadiscio votaient jeudi pour des élections locales, les premières au suffrage direct depuis près de 60 ans dans la capitale de ce pays instable, qui a annoncé un important dispositif de sécurité contre d'éventuelles attaques.
Un correspondant de l'AFP, qui a pu visiter douze bureaux de vote jeudi, a constaté que les longues files du matin, remplies d'électeurs excités à l'idée de remplir pour la première fois de leur existence leur devoir de citoyen, s'étaient fortement rétrécies dans l'après-midi.
"J'ai fait la queue pendant des heures avant de pouvoir mettre mon bulletin dans l'urne. J'étais tellement heureux de faire partie de tout ça", s'est réjoui Ali Salad, 51 ans.
"C'est un grand jour", a commenté Guhad Ali, 37 ans, en montrant l'un de ses auriculaires taché d'encre, prouvant qu'il a voté.
Plus de 10.000 membres des forces de sécurité sont déployés dans la capitale, selon le gouvernement, qui se bat depuis 2006 contre les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda.
Si la guerre fait encore aujourd'hui rage à 60 kilomètres de Mogadiscio, la sécurité s'est nettement améliorée dans la capitale.
Ce qui n'a pas empêché, en moins d'un an, un attentat raté contre le convoi présidentiel, des tirs d'obus près de l'aéroport et l'assaut d'un centre de détention.
"La sécurité est assurée à 100%", a affirmé à la presse Moalim Mahdi, un cadre de la police. "Nous demandons aux gens d'avoir confiance dans les forces de sécurité déployées" jeudi, a-t-il poursuivi.
Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle prévue en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud.
"Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction", a lancé celui-ci, juste après avoir voté au théâtre national, appelant chaque citoyen à emprunter "le chemin de la démocratie".
Les principaux partis d'opposition ont cependant boycotté l'élection. La coalition pour le futur de la Somalie a notamment affirmé via l'un de ses cadres, l'ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, ne pas la considérer "légitime", ni son résultat.
- "Pas inclusif" -
"Il s’agit d’une élection orchestrée par un parti pour tenter de prétendre organiser un scrutin, afin d’obtenir une prolongation de mandat qui ne sera pas acceptée", a-t-il encore lancé.
Un son de cloche qu'a pu entendre l'AFP en s'entretenant avec des Somaliens ayant boudé le scrutin. "Je ne suis pas allé voter et je sais que le processus n'est pas inclusif", a notamment déclaré Mohamed Yare.
Près de 400.000 électeurs inscrits - sur plus de 2 millions d'habitants de cette région - sont attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils doivent départager 1.600 candidats pour 390 sièges locaux.
Le vote direct en Somalie avait été aboli après l'arrivée au pouvoir du dictateur Siad Barre en 1969.
Depuis sa chute en 1991, le système politique dans la plupart du pays s'est articulé autour de la myriade de clans et sous-clans qui composent la société.
Le suffrage universel est cependant déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n'a jamais été reconnue au niveau international.
En mai 2023, l'Etat semi-autonome du Puntland (Nord) avait organisé des élections locales au suffrage universel, mais y avait ensuite renoncé.
Le gouvernement fédéral a approuvé en août 2024 le retour au suffrage direct - une volonté cependant largement perçue comme une stratégie du président Hassan Sheikh Mohamud pour prolonger son règne.
Le scrutin pilote de jeudi, organisé selon le principe "un homme, une voix", a été reporté à trois reprises cette année.
Selon une note de l'International Crisis Group datant de septembre, la situation actuelle en Somalie évoque la crise politique de Mohamed Abdullahi "Farmajo". Des affrontements entre factions claniques avaient eu lieu en 2021 à la suite de son incapacité à organiser des élections législatives et présidentielle avant l'expiration de son mandat.
Alors que l'échéance se rapproche, aucun consensus n'a été trouvé sur la manière dont se déroulera le scrutin législatif et présidentiel de 2026, l'opposition menaçant d'organiser un processus parallèle si le gouvernement fédéral insiste pour un vote direct.
Y.Nakamura--AMWN