-
"Flottille pour Gaza": des Français relatent violences et humiliations
-
Après des problèmes techniques, SpaceX retente vendredi le lancement de sa fusée Starship
-
Comment le foot français a fini par se mobiliser pour le journaliste Christophe Gleizes
-
Coupe de France: finale sous surveillance après les bagarres impliquant des supporters niçois
-
Ebola: le risque pour la santé publique en RDC est maximal, alerte l'OMS
-
Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste
-
Les entreprises n'échapperont pas au gel des allègements de charges redouté
-
"Flottille pour Gaza": les Français rentrés à Paris rapportent violences et humiliations
-
Discussions Iran/Etats-Unis: le chef de l'armée pakistanaise en route pour Téhéran
-
La Cour d'appel doit dire si Bolloré contrôlait Vivendi lors de sa scission
-
Nouvel espoir de paix: les Bourses européennes finissent en hausse
-
Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison"
-
Crash mortel de l'émission Dropped: Procès pour quatre personnes et la société de production
-
Au moins six morts et 15 disparus dans une frappe ukrainienne sur un lycée en territoire occupé par les Russes
-
Hantavirus: un nouveau cas confirmé chez un membre d'équipage hospitalisé aux Pays-Bas
-
Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient
-
Wall Street ouvre en hausse, mise sur un accord entre Washington et Téhéran
-
L'avenir de la verrerie Duralex menacé par une trésorerie "tendue"
-
Dinosaures: les os géants d'un camarasaure exposés pour la première fois à Angoulême
-
Ebola: le risque en RDC passe d'élevé à "très élevé", annonce le chef de l'OMS
-
Roland-Garros: Sinner en quête d'éternité, sur fond de grogne financière
-
Duralex: un audit en cours en raison d'une situation de trésorerie "tendue"
-
En RDC, le désarroi et la colère des proches des victimes d'Ebola
-
Foot: Guardiola à Manchester City, clap de fin et héritage éternel
-
Le fondateur de Slow Food, Carlo Petrini, est décédé
-
Quantique et semi-conducteurs: Macron débloque 1,55 milliard d'euros et exhorte l'Europe à investir massivement
-
Gabriel Attal candidat à la présidentielle, mêlée ouverte dans le bloc central
-
Gabriel Attal, l'héritier rebelle d'Emmanuel Macron
-
En pleine vague de chaleur, l’Inde invite à utiliser l’électricité avec discernement
-
Groenland: manifestation après l'ouverture du nouveau consulat américain
-
Foot: Michael Carrick garde les rênes de Manchester United
-
Alexandre Bompard, un dirigeant conforté mais chahuté à la tête de Carrefour
-
La police britannique examine une accusation d'agression sexuelle visant l'ex prince Andrew
-
Mondial-2026: l'Angleterre sans Alexander-Arnold, Palmer ni Foden, avec Toney
-
Foot: l'entraîneur espagnol Alvaro Arbeloa confirme son départ du Real Madrid
-
Un mort et 35 blessés dans une frappe ukrainienne sur un collège en territoire occupé, selon Moscou
-
L'ambassade américaine pavoise des tuk-tuk de Delhi à l'effigie de Trump
-
Allemagne: début d'année solide et confiance en hausse, mais la guerre en Iran pèse
-
Bornes de recharge de voitures: Que Choisir Ensemble dénonce une "opacité tarifaire"
-
Allègements de cotisations patronales: de quoi parle-t-on ?
-
Honduras: 25 morts dans deux attaques attribuées au crime organisé
-
Le Japon teste une thérapie utilisant des anime contre la dépression
-
Accros à la malbouffe des touristes, des singes de Gibraltar pratiquent l'automédication
-
Les animaux, des victimes aussi reconnues par la justice
-
Dans l'est de Allemagne, une gigantesque éolienne et le vent contraire de l'extrême droite
-
Carrefour: les actionnaires devraient accorder un 4e mandat à Bompard lors de l'assemblée générale
-
PFAS, Cadmium... A Paris, un laboratoire national à l'avant-garde des mesures sur les polluants
-
La Bourse de Paris grimpe face aux espoirs d'un accord au Moyen-Orient
-
Samsung: les salariés votent sur l'accord prévoyant une super prime IA
-
A Fessenheim, le démantèlement de l'ancienne centrale nucléaire se prépare
Le Pakistan bombarde Kaboul et déclare "une guerre ouverte"
Le Pakistan a bombardé vendredi plusieurs grandes villes afghanes, dont la capitale Kaboul, le gouvernement pakistanais ayant déclaré une "guerre ouverte" aux autorités talibanes à la suite d'une offensive afghane lancée la veille à sa frontière.
Longtemps proches, le Pakistan, puissance nucléaire, et l'Afghanistan s'affrontent sporadiquement depuis que les dirigeants talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021.
Le Pakistan accuse les autorités afghanes d'abriter des activistes armés qui lancent des attaques sur le territoire pakistanais, ce que l'Afghanistan dément. La plupart de ces hostilités ont été revendiquées par les talibans pakistanais (TTP), groupe armé qui se réclame de la même idéologie que les talibans afghans.
Des coups de feu et des tirs d'artillerie ont été entendus vendredi par des journalistes de l'AFP en territoire afghan, près du poste-frontière stratégique de Torkham, l'un des rares restés ouverts entre Afghanistan et Pakistan.
Près du poste-frontière, le camp d'Omari, qui accueille des Afghans rapatriés en masse du Pakistan, a essuyé des tirs nocturnes, poussant des personnes à fuir.
"J'ai vu du sang, (des tirs) ont blessé deux ou trois enfants et deux ou trois femmes", a déclaré vendredi à l'AFP Gander Khan, rapatrié afghan de 65 ans.
Les heurts se sont intensifiés dernièrement. Depuis les combats d'octobre, qui ont fait 70 morts de part et d'autre, la frontière commune reste largement fermée.
-"Guerre ouverte"-
Le Pakistan a frappé dans la nuit plusieurs sites afghans dont les villes de Kaboul et Kandahar et la province frontalière de Paktia (est). Une "réponse appropriée" à l'attaque afghane de la veille, selon le ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsin Naqvi.
"Notre patience a atteint ses limites. C'est désormais la guerre ouverte entre nous et vous", a déclaré le ministre de la Défense pakistanais, Khawaja Asif, sur X.
"Nos troupes ont toute la capacité nécessaire pour écraser toute ambition agressive", a renchéri le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur le compte X de son gouvernement.
A Kandahar, Zabihullah Mujahid, porte-parole des autorités talibanes, a répondu que son gouvernement souhaitait résoudre le conflit par le "dialogue".
"Nous avons insisté à plusieurs reprises sur la nécessité d'une solution pacifique et souhaitons toujours que le problème soit résolu par le dialogue", a déclaré M. Mujahid lors d'une conférence de presse. Et d'ajouter : "A l'heure actuelle, des avions de reconnaissance pakistanais, survolent l'espace aérien afghan".
Des journalistes de l'AFP à Kaboul ont entendu plusieurs violentes explosions, ainsi que des avions de chasse tôt vendredi jusqu'à l'aube.
A Kandahar (sud), où réside le chef suprême des talibans Hibatullah Akhundzada, un autre journaliste de l'AFP a également indiqué avoir entendu des avions.
Les rues de Kaboul étaient calmes après le lever du jour, en ce vendredi du mois de ramadan. Des journalistes de l'AFP n'ont pas observé de présence renforcée des forces de sécurité dans la ville ni aux points de contrôle.
En réponse aux bombardements nocturnes, les autorités talibanes ont annoncé vendredi de nouvelles frappes à "grande échelle contre des positions" pakistanaises.
- Poste-frontière -
Jeudi, l'armée afghane avait lancé des "attaques massives" à la frontière, en riposte à des bombardements pakistanais le week-end dernier.
Islamabad avait assuré vouloir viser des camps "terroristes" en réponse à des attentats-suicides au Pakistan. Selon une source sécuritaire pakistanaise, "plus de 80" membres de groupes armés ont été tués dans ces bombardements.
Le gouvernement taliban a confirmé vendredi les frappes pakistanaises.
Le ministère afghan de la Défense a indiqué que huit de ses soldats avaient été tués lors de l'offensive terrestre de jeudi.
Le chef du service de communication de l'armée pakistanaise, le général Ahmed Sharif Chaudhry, a déclaré aux journalistes vendredi que "274 membres du régime taliban et terroristes" avaient été tués, ainsi que 12 soldats pakistanais lors des dernières opérations.
Il est difficile de vérifier de manière indépendante les bilans des pertes annoncés par chacune des parties.
Le ministère pakistanais de l'Information a accusé l'Afghanistan d'avoir "ouvert le feu unilatéralement".
- Offres de médiation -
Selon la mission de l'ONU en Afghanistan, les bombardements du week-end dernier, les plus importants depuis octobre, ont tué au moins 13 civils. Le gouvernement taliban a affirmé qu'au moins 18 personnes avaient péri.
Avec ces frappes nocturnes, "le Pakistan semble avoir étendu ses frappes, qui ne visent plus seulement le TTP (talibans pakistanais) mais désormais aussi le régime taliban", a observé sur X Michael Kugelman, spécialiste de l'Asie du Sud, notant une "escalade significative et dangereuse".
Une brève trêve entérinée le 19 octobre avait été jugée caduque neuf jours plus tard par Islamabad qui avait accusé l'Afghanistan d'orchestrer des attentats menés par les TTP.
Depuis, des cycles de négociations ont échoué à désamorcer le conflit, même si une intervention de l'Arabie saoudite a permis de faciliter la libération de trois soldats pakistanais capturés par les Afghans en octobre.
Les ministères iranien, puis chinois, des Affaires étrangères ont proposé vendredi d'œuvrer à la médiation entre les deux pays voisins.
Les chefs de la diplomatie saoudienne et pakistanaise se sont aussi entretenus au téléphone des moyens "de réduire les tensions" dans la région, selon un communiqué publié vendredi par Ryad.
burs/phs/lgo/ega/lth/emp/thm
L.Durand--AMWN