-
Après l'hécatombe hivernale, les macareux rescapés regagnent l'Atlantique
-
"Un homme qu'on aurait voulu comme frère": l'adieu intime et populaire à Bruno Salomone
-
Russie: un port touché par une attaque de drones ukrainienne près de la Finlande
-
Le 21 avril 2002 de Lionel Jospin, la défaite d'une vie face à Le Pen
-
Grèce: indignation et vives tensions à l'ouverture du procès de la collision ferroviaire de Tempé
-
L'UE "préoccupée" par les informations suggérant que la Hongrie a transmis des données sensibles à Moscou
-
La justice allemande rejette l'action d'activistes climatiques contre BMW et Mercedes-Benz
-
Au lendemain des municipales, zizanie à gauche, appel à l'union à droite
-
Attaque à Londres contre un service d'ambulance de la communauté juive
-
NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire
-
Le pétrolier de la flotte fantôme russe, intercepté par la France, arrivé à Marseille
-
Russie: Max, l'application "tout-en-un" préférée des autorités
-
La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient
-
Décès de Lionel Jospin à l'âge de 88 ans
-
UE : Ursula von der Leyen en Australie en vue d'un accord commercial
-
L'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision mortelle sur une piste
-
Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027
-
Le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies, avertit le chef de l'AIE
-
USA: l'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision sur une piste
-
Climat: la Terre a accumulé une chaleur record en 2025, selon l'ONU
-
NBA: nouveau triple-double pour Jokic, les Wolves gagnent enfin à Boston
-
Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé
-
Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz
-
A Houston, la guerre au Moyen-Orient bouleverse le Davos de l'énergie
-
Au lendemain des municipales, l'heure des leçons pour les partis
-
Retour de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Grégoire élu maire de Paris haut la main, défaite cuisante pour Dati
-
Retour progressif de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Espagne: le Real bat l'Atlético lors d'un derby fou et reste au contact du Barça
-
Christophe Barthès, premier maire RN de Carcassonne
-
Masters 1000 de Miami: nouvelle sortie prématurée pour Alcaraz, battu au 3e tour
-
Benoît Payan, un maire de Marseille enfin élu et triomphant face au RN
-
Mondiaux d'athlé en salle: Hodgkinson supersonique sur 800 m, "Super Sunday" pour les Britanniques
-
Emmanuel Grégoire, l'habile et discret héritier à Paris
-
MotoGP: triomphe pour Bezzecchi et Aprilia au Brésil
-
Foot: fin de carrière pour Dimitri Payet, roi sans couronne
-
Après les municipales, retour aux affaires judiciaires pour Dati
-
Une mère et son fils disparus en Aveyron, d'importants moyens déployés pour les retrouver
-
Pluies diluviennes au Kenya : déjà 81 morts en mars
-
Nouvelles attaques de colons israéliens contre plusieurs villages en Cisjordanie
-
Espace: Moscou reprend les lancements depuis un pas de tir ayant été endommagé à Baïkonour
-
Ligue 1: Olivier Giroud punit l'OM, Lyon sombre encore
-
L1: L'OM rechute contre Lille et voit ses rivaux revenir
-
France 3 Ile-de-France à nouveau en grève, pas de soirée électorale
-
Biathlon: Mazet veut poursuivre "l'excellent travail" en vue des JO-2030
-
Régionale allemande: le parti de Merz en tête et l'AfD en forte progression
-
Biathlon: pour la der à Oslo, des Bleus lessivés mais avec toujours plus de globes
-
Le nombre de cas de méningite en Angleterre revu à la baisse
-
Un chroniqueur de l'émission d'Hanouna hospitalisé après un coup violent hors antenne
-
Angleterre: Tottenham au fond du trou après une lourde défaite
Le 21 avril 2002 de Lionel Jospin, la défaite d'une vie face à Le Pen
Dimanche 21 avril 2002. Lionel Jospin, livide, s'exprime devant une France tout aussi hébétée que lui. Tout juste éliminé dès le premier tour de l'élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen, il se retire de la vie politique et devient le visage de la désillusion de la gauche.
Depuis des semaines, les sondages testent son futur duel avec le président de droite sortant Jacques Chirac. Le Premier ministre socialiste parviendra-t-il à le déloger de l'Elysée?
Cette question n'est pas tranchée, mais sa présence au second tour est acquise aux yeux de tous.
Quelques jours avant le 21 avril, Lionel Jospin est questionné par un journaliste de télévision qui lui demande, juste comme ça, d'imaginer "une minute" qu'il ne passe pas au deuxième tour: pour qui voterait-il alors?
Le socialiste est pris d'un grand éclat de rire. "J'ai une imagination normale, mais tempérée par la raison quand même", dit-il, "ça me paraît assez peu vraisemblable hein, donc on peut passer à la question suivante".
Les dernières enquêtes d'opinion indiquent certes une montée de Jean-Marie Le Pen, le patron du Front national. Des médias soulignent que l'outsider commence à rêver du second tour, fort de la "banalisation" de l'extrême droite.
Mais la marche paraît très haute. Depuis 1969, la gauche participe toujours au second tour de l'élection présidentielle.
A moins d'une heure de l'annonce des résultats, de premières estimations donnent le Front national deuxième. A la télévision, des présentateurs fébriles conseillent aux téléspectateurs de se préparer à une "surprise".
A 20H00, l'annonce des résultats sonne la France. Jacques Chirac affrontera Jean-Marie Le Pen.
- "une certaine sérénité" -
L'épicentre du séisme se situe au QG de campagne de Lionel Jospin.
Des militants éclatent en sanglots, certains poussent des cris déchirants. Quelques-uns s'enlacent pour tenter de se réconforter. D'autres encore, comme le fils de Lionel Jospin, restent tétanisés.
Jean-Marie Le Pen, dont le visage apparaît à l'écran, est hué par les troupes socialistes: "Cochon, collabo", entend-on.
Il faut attendre 22H30 pour que le candidat malheureux prenne la parole. Assommé, le visage fermé, il est applaudi par ses troupes.
"Le résultat du premier tour de l'élection présidentielle, qui vient de tomber, est comme un coup de tonnerre", dit Lionel Jospin, estimant que l'extrême droite au second tour "est un signe très inquiétant pour la France et pour notre démocratie".
"Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche, qui ont rendu possible cette situation, j'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique", annonce le candidat, visiblement ému.
"Non!", lancent certains dans la foule.
Son discours met fin à trente ans d'une carrière tournée toute entière vers le pouvoir. Mais le séisme du 21 avril le dépasse largement.
L'extrême droite au second tour est désormais une réelle possibilité, une leçon formatrice pour le Front national, qui deviendra plus tard Rassemblement national.
Tandis que des milliers de manifestants convergent pour exprimer leur "dégoût" face au résultat, la gauche se prépare à glisser, à contre-coeur, un bulletin Chirac au second tour.
Laurent Fabius, alors ministre socialiste, évoque un "coup de massue", le futur président François Hollande une "défaite lourde, injuste et cruelle".
Jean-Luc Mélenchon, futur leader de La France insoumise, est encore au Parti socialiste. Le choc est tel que ce grand fumeur arrête soudainement la cigarette, et plonge dans une déprime.
Ce soir d'avril colle à Lionel Jospin pour le reste de sa vie.
En 2025, invité sur le plateau de C L'Hebdo sur France 5, il laisse paraître une pointe d'agacement quand il est (encore) questionné sur sa grande défaite.
"Je m'en suis remis, progressivement, assez vite. J'ai regretté ce que nous n'avons pas pu faire", dit-il. Tout en assurant, plus de 20 ans après, avoir trouvé "une certaine sérénité".
P.Costa--AMWN