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En Allemagne, un village converti aux renouvelables défie la crise énergétique
Dans l'Allemagne confrontée à la hausse mondiale des prix de l'énergie, la sérénité à Feldheim, village dans l'est du pays converti aux renouvelables, apparaît comme une exception difficile à transposer à grande échelle.
"Ce qui se passe dans le reste du monde ne nous intéresse pas vraiment", assure à l'AFP Michael Knape, le maire sortant de ce hameau de 130 habitants, doté d'un réseau électrique et de chaleur alimenté entièrement en énergies renouvelables, locales et peu chères.
Depuis le début de la guerre en Iran déclenchée par les frappes israélo-américaines, la hausse des prix du fioul et du gaz inquiète les ménages et les industriels en Europe.
Ce n'est pas le cas à Feldheim, commune de la région rurale du Brandebourg, qui revendique depuis 2010 son "autarcie énergétique".
Présentée comme un exemple de transition énergétique pour les collectivités du monde entier, elle repose sur des conditions locales difficiles à reproduire ailleurs et des investissements importants.
- Economiquement viable -
Feldheim se situe sur une plaine balayée par le vent, qui fait tourner plusieurs dizaines d'éoliennes à proximité, dont une seule suffit pour la consommation d'électricité du village, aussi équipé en panneaux solaires.
Le chauffage est assuré par une installation de biogaz, qui fonctionne au purin et aux déchets céréaliers d'une coopérative agricole locale.
Les soirs de grand froid, une centrale alimentée en copeaux de bois intervient.
Et en l'absence de vent ou de soleil, une batterie de stockage permet d'assurer la continuité de l'approvisionnement, l'un des défis majeurs de la transition énergétique.
"On souhaite que ça reste toujours comme ça, ce modèle nous rend heureux", sourit Petra Richter, 62 ans, habitante de longue date de Feldheim, où la transition énergétique s'est enclenchée après la réunification allemande en 1990.
Comme ses voisins, cette employée dans l'immobilier paye en moyenne 12 centimes bruts le kilowattheure d'électricité, soit deux à trois fois moins qu'ailleurs en Allemagne.
Dans sa cave, des tuyaux amènent l'eau chaude produite à l'extérieur et un échangeur thermique la transfère dans la maison, remplaçant la chaudière au fioul abandonnée il y a 15 ans.
"Je ne peux évidemment pas comparer un petit village à une grande ville", reconnaît le maire Michael Knape, en fonction pendant 24 ans, "mais économiquement ça fonctionne".
Selon cet homme âgé de 56 ans, la commune économise plusieurs centaines de milliers d'euros par an en se passant d'énergies fossiles.
- "Produit d'exportation" -
Avec la guerre au Moyen-Orient, la dépendance de l'Allemagne aux énergies fossiles importées revient au premier plan, quatre ans après son sevrage douloureux du gaz russe entraîné par l'invasion russe de l'Ukraine.
Dans cette période, Feldheim peut devenir "un produit d'exportation à succès", assure Michael Knape.
La commune, visitée en 2024 par l'ancien chancelier Olaf Scholz, veut entretenir cette image, avec un centre d'accueil qui reçoit plus de 3.000 visiteurs par an, à côté d'une nacelle d'éolienne ouverte au public.
Parmi eux figurent des professionnels et des politiques venus du monde entier, des Etats-Unis, d'Inde et même de Corée du Nord, et des écoliers du Brandebourg.
Le hameau est devenu un "exemple d'indépendance face aux crises mondiales liées aux énergies fossiles", ajoute l'ancien maire.
Pour autant, l'autonomie reste relative.
L'essence demeure indispensable pour les habitants qui, comme Petra, n'ont pas de voiture électrique, malgré les stations de recharge locales.
"Nous devons chaque jour utiliser la voiture", assure l'habitante, pour qui la hausse des prix à la pompe n'est "plus tenable".
Et la centrale de biogaz arrive bientôt à échéance d'après elle, ce qui obligerait la commune à envisager de nouveaux investissements.
Pour Petra, l'indépendance de Feldheim n'est pas acquise et il faut "réfléchir à de nouvelles solutions".
L.Davis--AMWN