-
Enlevée, la mère d'une journaliste américaine serait décédée selon une note de ses ravisseurs
-
Basket: Monaco s'offre un quadruplé avec James en vedette surprise
-
Iran: Rubio dans le Golfe veut rassurer des alliés clés
-
Wall Street termine en baisse, vague de ventes massives sur la tech
-
Valérie Masson-Delmotte: "Ma grande peur, c'est qu'on rende invisible la surmortalité des personnes âgées"
-
Lunettes à éclipse: la Société astronomique de France appelle à la "vigilance"
-
En RDC, des chefs veulent hisser la cuisine congolaise au rang de gastronomie
-
A Hanoï, une rare et prudente contestation contre les démolitions de maisons
-
Ebola en RDC: visite prochaine du président Tshisekedi à l'épicentre de l'épidémie
-
Mondial-2026: La course aux buts de Messi et Mbappé réveille Ronaldo
-
Mondial-2026: Le Portugal balaye l'Ouzbékistan, Ronaldo en mode superstar
-
Après la grève, la SNCF sort le carnet de chèques
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections dont cinq immédiatement
-
Un supercalculateur chinois déclaré le plus puissant au monde, une première depuis près de dix ans
-
Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli
-
Fusillade mortelle dans un lycée aux Philippines, l'attaque était préméditée
-
La Bourse de Paris touchée par le coup de semonce sur l'IA
-
Canicule: dans les Ehpad, le plan bleu pour protéger les résidents
-
Les députés favorables à une autonomie de la Corse, prochaine étape incertaine au Sénat
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record en France et attendue en Angleterre
-
Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
-
Carburants: TotalEnergies veut maintenir le plafonnement dans les stations-service rurales
-
Liban: plusieurs tirs de l'armée israélienne dans le sud, deux morts
-
L1: l'entraîneur Gary O'Neil quitte déjà Strasbourg pour Ipswich Town
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse, mais atténuent le coup de chaud sur la tech
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record attendue en Angleterre
-
Lyhanna: Lecornu donne rendez-vous aux parlementaires à l'automne pour la "loi intégrale"
-
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
-
La canicule enchaîne les records, Lecornu mobilise le système de santé
-
Foot: pendant le Mondial, les affaires continuent
-
La relance du logement neuf encore "loin du compte", selon la FFB
-
Wall Street: la tech vacille, le Nasdaq chute de plus de 2% à l'ouverture
-
Blés secs et volailles asphyxiées: l'effet caniculaire en agriculture
-
Une expédition va récupérer le corps de "Green Boots", fameux mort de l'Everest enfin identifié
-
Tensions avec Varsovie: Zelensky absent d'une conférence clé sur l'Ukraine en Pologne
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler immigration
-
Les Bourses mondiales cèdent du terrain face à la débandade de la tech
-
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
-
Mondial-2026: Messi et Mbappé à la course aux buts, Ronaldo attendu au tournant
-
L'IA pourrait surpasser les connaissances de cybersécurité "en quelques mois" (Five Eyes)
-
Canicule : des températures records attendues jusqu'en Angleterre
-
Laurence Ferrari va piloter la couverture de la présidentielle sur CNews
-
La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
Le chef de l'ONU demande "toute la vérité" sur le coût climatique de l'IA
-
L'Iran sera "le seul pays" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs débloqués, selon son ambassadeur
-
Un entrepreneur indien, Kunal Shah, nommé nouveau patron de WhatsApp
-
#MeToo: la justice refuse de rouvrir l'enquête pour viol visant Luc Besson
-
Canicule: la chaleur gagne encore du terrain en Europe
-
Sri Lanka: une unité militaire spéciale pour endiguer une épidémie de dengue
-
La Bourse de Paris recule, la tech inquiète
Mali: les jihadistes du JNIM revendiquent des attaques coordonnées avec la rébellion touareg à travers le pays
Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d'attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien.
Le Mali est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, ces attaques de la part des jihadistes et de la rébellion touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) sont sans précédent.
En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako, la capitale, et contre l'école de gendarmerie, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
Les combats entre l'armée et les assaillants, entamés samedi à l'aube, se sont poursuivis intensément dans l'après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes, en particulier à Kidal, bastion historique des groupes armés indépendantistes dans le nord.
Le FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire de l'Azawad dans le nord du Mali, a annoncé contrôler Kidal. La ville avait été reprise en novembre 2023 par l'armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d'une décennie de contrôle par des groupes rebelles.
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une "victoire", estimant qu'elle est le fruit d'un travail acharné", d'une coordination avec ses "partenaires" et "grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l'Azawad".
Il déclare assumer "la responsabilité" pour les attaques ayant visé samedi "le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l'aéroport international" de Bamako et "les sites militaires dans la ville de Kati" voisine.
Des incertitudes planent sur le sort du ministre de la Défense, du patron du renseignement malien et du chef de la junte malienne.
Selon des habitants, la résidence du ministre a été en grande partie détruite par une forte explosion. Son entourage a démenti des allégations selon lequels M. Camara était blessé.
- "Vaste offensive" -
Samedi après-midi à Bamako, des hélicoptères - qui ont mené des frappes aériennes dans la matinée - tournaient toujours au-dessus de la capitale dans les environs de l'aéroport, a constaté un journaliste de l'AFP. Alors que les rues étaient restées désertes depuis le matin, des passants commençaient à sortir peu à peu pour observer la situation.
Plusieurs artères de la capitale menant à des infrastructures militaires, à l’aéroport et au palais présidentiel de Koulouba étaient bouclées par les forces de sécurité.
"Nous faisons face à une vaste offensive coordonnée dans tout le pays à un niveau inédit depuis 2012, lorsque le gouvernement a perdu la moitié du pays", a commenté auprès de l'AFP Charlie Werb, analyste du cabinet de conseil Aldebaran Threat Consultants (ATC), évoquant de "graves défaillances de sécurité à Bamako".
Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (nord), selon des déclarations sur les réseaux sociaux. Sur X, son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, indique que "plusieurs positions sont déjà passées sous le contrôle des forces de l'Azawad".
Des tirs se poursuivaient également, mais de manière plus espacée, samedi après-midi dans la ville voisine de Bamako, Kati, qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, et une attaque a eu lieu à Sévaré (centre), selon un journaliste de l'AFP et des résidents.
Aucun bilan de victimes n'était disponible dans l'immédiat.
Le Bureau des Affaires africaines des États-Unis a présenté ses "condoléances les plus sincères aux victimes et à leurs familles", et condamné "fermement l'attaque terroriste d'aujourd'hui au Mali".
- Sort du ministre de la Défense ? -
De son côté, l'Union africaine (UA) a dit "condamner fermement" ces attaques, estimant qu'elles "risquent d'exposer les populations civiles à des dangers importants".
Après avoir annoncé que "des groupes armés terroristes, non encore identifiés", avaient attaqué samedi matin "certains points et casernes de la capitale et de l'intérieur" et que des combats étaient en cours, l'armée malienne a déclaré plus tard dans un nouveau communiqué que la situation était "sous contrôle", en dépit de tirs toujours entendus, et que "plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements détruits".
"Le JNIM et le FLA ont lancé des attaques coordonnées au Mali. De nombreuses positions de l'armée et de l'Africa Corps (organisation paramilitaire russe, ex-Wagner) continuent d'être prises pour cible à Kati, Kidal, Sévaré et Gao", a résumé Hasret Kargın, chercheur Afrique au cabinet d'intelligence Mintel World.
"Les chances de reprendre des villes comme Kidal et Gao sans appui aérien militaire sont très faibles. Le soutien aérien sera le facteur décisif pour les deux camps", a-t-il relevé.
Dans son communiqué de samedi soir, le JNIM, fait inédit, s'adresse à la Russie et "annonce" vouloir "neutraliser la partie russe du conflit, en échange de la non-prise de cible de cette dernière et d'une coordination visant à construire une relation future équilibrée et efficace" - en d'autres termes, il propose de ne pas attaquer les Russes au Mali en échange de la neutralité de Moscou dans la situation actuelle.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.
lar-bdi-sd-str-lp-mrb/mba
T.Ward--AMWN