-
Washington s'en va-t-en guerre contre la Cour pénale internationale, sanctionne sa présidente
-
Israël pointe la "menace" turque après une frappe sur une base syrienne, Ankara dément
-
Nigeria: coup d'envoi de la campagne présidentielle, l'économie et l'insécurité au cœur des préoccupations
-
Israël pointe la "menace" turque après une frappe sur une base syrienne
-
Foot: l'OL ramène le nul de Fenerbahçe en barrage aller de la C1
-
Mort du batteur de ZZ Top Frank Beard
-
Wall Street termine en baisse, mise sous pression par les taux d'intérêt
-
Sophie Adenot est sortie dans l'espace, une première pour une astronaute française
-
Washington sanctionne la présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane
-
Meta accusé d'avoir "appâté" les enfants et "trompé" le public, en ouverture de son procès en Californie
-
Foot: Rodri, le coup en or d'un Barça qui vise encore plus haut
-
La Bourse de Paris de nouveau en baisse avec le pétrole et les taux
-
Négociations de la dernière chance entre Trump et Carney avant de nouveaux droits de douane
-
L'UE salue des mesures prises par Apple pour se conformer à sa législation sur le numérique
-
Fisc piraté: le gouvernement présente ses excuses, une "troisième fuite" repérée et "coupée"
-
Pour se régénérer, l'Amazonie compte sur une poignée d'espèces d'arbres
-
Ukraine : dix morts dans une frappe russe dans le nord-est
-
Des scientifiques percent le mystère de la dent des narvals
-
Real Madrid: après les buts, enfin des titres pour Mbappé ?
-
Foot: Patrick Vieira nommé pour relancer le Sénégal
-
Dans le viseur de Trump, la chaîne ABC contre-attaque en justice
-
Sophie Adenot a débuté sa sortie dans l'espace, une première pour une astronaute française
-
Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron
-
Damas et Washington accusent Israël d'une attaque contre un aéroport militaire syrien
-
Trump affirme qu'aucune discussion n'a lieu ni n'est prévue avec l'Iran
-
Espagne : nouveau séisme à Grenade, trois blessés légers
-
Diana racontée par son frère dans un livre à paraître en septembre
-
Wall Street ouvre en baisse, crispée par la hausse du pétrole et des taux obligataires
-
Après l'indignation des internautes, le Vietnam exonère un ex-député qui avait fauché une adolescente
-
Emeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie: la condamnation de l'Etat à verser 28 millions d'euros à Allianz annulée
-
Mort accidentelle du producteur d'OSS 117 Nicolas Altmayer et de Mathilde Favier, figure de Dior
-
Ebola en RDC: l'épidémie est "loin d'être maîtrisée", alerte l'OMS
-
La Chine rend hommage à l'ex-Premier ministre Zhu Rongji lors de ses funérailles
-
Pakistan : la justice ordonne le transfert d'Imran Khan de la prison à l'hôpital
-
Séisme en Indonésie : 70 morts, hausse importante du nombre de déplacés et de blessés
-
La sécheresse historique devrait peser sur la récolte céréalière en Allemagne en 2026
-
Allemagne : un an de prison pour un Ukrainien ayant aidé Moscou à planifier des sabotages
-
OpenAI encadre l'usage de ChatGPT par les adolescents, sous pression judiciaire et législative
-
Dix jours après les feux, tristes vendanges dans le vignoble varois
-
Philippines: un lycéen se filme tuant un camarade puis se suicide
-
Cyclisme: Roglic au départ de la Vuelta malgré son récent accident
-
Bercy sous le feu des critiques après le piratage du fisc
-
Mort accidentelle du producteur d'OSS 117 Nicolas Altmayer et de Mathilde Favier, responsable chez Dior
-
Le réchauffement, une menace pire qu'escompté pour les personnes âgées, selon une étude
-
Climat: Londres et Google vont tester l'évitement des trainées de condensation d'avions
-
La Maison Blanche et Trump s'emportent contre une journaliste de CNN
-
Une nuit à Beaubourg et les "fantômes" de Charlie Hebdo : Luz fait son entrée littéraire
-
L'hypothèse d'un gel partiel des retraites de nouveau dans le débat
-
Journée décisive pour "encercler définitivement" l'incendie en Belgique
-
La Bourse de Paris freinée par le Moyen-Orient
"Pas de la chair à canon": les Russes continuent d'affluer en Géorgie
Nikita a passé deux jours dans les embouteillages à la frontière avant de pouvoir entrer en Géorgie, une attente interminable que connaissent des milliers de Russes fuyant la mobilisation pour la guerre en Ukraine décrétée par Moscou.
Cette vague d'exilés est la deuxième observée en Géorgie après une première série de départs vers ce petit pays du Caucase juste après le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février.
A la frontière, une ligne de véhicules longue de près de vingt kilomètres s'est formée, tandis que d'autres passent en vélo et même à pied, sac sur le dos ou traînant leurs bagages derrière eux.
"Je n'avais pas d'autre choix que de fuir la Russie", explique Nikita à l'AFP une fois passé du côté géorgien de la frontière, au poste de Kazbegui, situé dans une gorge étroite et rocheuse.
"Quelle raison aurais-je d'aller à cette guerre folle ? Je ne suis pas de la chair à canon, je ne suis pas un meurtrier", poursuit le jeune homme de 23 ans, alors qu'un vautour passe au-dessus de sa tête.
Comme la plupart des hommes interrogés par l'AFP, il n'a pas souhaité donner son nom de famille par peur de représailles.
"Notre président veut nous entraîner tous dans une guerre fratricide, qu'il a déclarée sur des bases totalement illégitimes", ajoute Denis, 38 ans, qui veut simplement "s'échapper".
"Pour moi, ce ne sont pas des vacances sympas en Géorgie, c'est une émigration", développe-t-il avec un sourire triste.
Alexandre Soudakov, un cadre de 32 ans, juge lui que la mobilisation a été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase" après vingt ans d'un pouvoir russe toujours plus autoritaire.
"Les Ukrainiens sont nos frères. Je ne comprends pas comment je pourrais aller les tuer, ou me faire tuer", souligne-t-il.
Il dit désormais réfléchir à demander l'asile en Europe, une fois que sa femme et son fils en bas âge le rejoindront en Géorgie depuis la ville de Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie).
- "Corruption éhontée" -
L'afflux d'exilés russes a reçu un accueil mitigé en Géorgie, un pays où le souvenir douloureux de la guerre de 2008 avec Moscou est encore présent dans les esprits.
Ce conflit de cinq jours a abouti à la reconnaissance par la Russie de deux républiques séparatistes prorusses géorgiennes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, où Moscou stationne des troupes.
Durant les quatre premiers mois de la guerre, 50.000 Russes sont arrivés en Géorgie. Depuis l'annonce de la mobilisation, ils sont environ 10.000 à franchir la frontière chaque jour, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Quelque 40.000 Russes ont également rejoint l'Arménie, un autre pays du Caucase, au cours des quatre premiers mois de guerre. Aucun chiffre n'est disponible à l'heure actuelle sur la période plus récente.
Dimanche, les autorités russes ont pour la première fois reconnu qu'il y avait un important afflux de Russes aux frontières, non seulement dans le Caucase, mais aussi vers le Kazakhstan, la Mongolie et la Finlande.
Les autorités locales à la frontière avec la Géorgie ont évoqué une file d'attente de près de 2.300 voitures pour quitter la Russie.
Nikita explique cette queue par la "corruption éhontée" des agents de police russes, qui ferment par moment la route afin d'"extorquer de l'argent à des gens désespérés".
"Il faut actuellement jusqu'à trois jours pour parcourir vingt kilomètres jusqu'à la frontière géorgienne, mais si vous versez un pot-de-vin à la police, il suffit de quelques heures pour qu'elle vous escorte jusqu'à la frontière", témoigne-t-il.
Alexandre Soudakov confirme, disant avoir payé 1.200 dollars à la police mais qu'il lui a quand même fallu une trentaine d'heures pour atteindre la frontière géorgienne.
"Des millions de personnes suivront, personne ne veut aller à cette guerre, même ceux qui sont empoisonnés par la propagande du gouvernement" russe, prédit Nikita.
Igor, 32 ans, est l'une de ces personnes.
"Je suis patriote, je soutiens Poutine et l'opération militaire spéciale en Ukraine, mais je ne veux pas aller à la guerre parce que je suis l'unique soutien financier de ma famille et que j'ai cette saleté de crédit immobilier", dit-il.
Igor prévoit de travailler à distance pour une société informatique russe depuis la Géorgie, mais il sera obligé de retourner en Russie dans six mois lorsque son passeport expirera.
"La seule chose que je sais, c'est que je serai en vie pendant encore six mois", conclut-il.
O.Karlsson--AMWN