-
Séoul rassure Pyongyang sur ses exercices militaires avec Washington
-
L'Irak va enquêter sur une attaque de drones contre le bureau du Premier ministre du Kurdistan
-
En Zambie, le président sortant Hichilema réélu dans un contexte confus
-
Mineurs et réseaux sociaux : le procès de Meta entre dans le vif du sujet mardi
-
Sophie Adenot va devenir la première Française à sortir dans l'espace
-
Pétrole détecté au large de l'Amazonie: un "passeport pour l'avenir", salue Lula
-
Wall Street recule, minée par la hausse des coûts d'emprunt
-
Gaza: Netanyahu et Kushner envisagent une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Mali, lourdes peines de prison pour un chroniqueur et une influenceuse critiques de la junte
-
Piratage du Fisc: Lecornu demande un audit à l'ANSSI
-
Face à l'incendie en Belgique, des Allemands sommés de quitter leur maison
-
Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Pays de Galles, dernier adieu à Bonnie Tyler sur l'air de "Total eclipse of the heart"
-
Birmanie: cas confirmés de choléra, des centaines d'hospitalisations
-
Russie: un responsable du seul parti antiguerre condamné à 11 ans de prison
-
"On bat tous les records": début des vendanges mardi en Alsace
-
Naufrage d'un ferry au Zimbabwe: le bilan s'alourdit encore à 92 morts
-
Allemagne: le gouvernement divisé sur l'inscription du climat dans la Constitution
-
Présidentielle en Zambie: l'avance de Hichilema s'accroit, arrestations d'opposants
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au lancement d'une semaine pauvre en catalyseurs
-
Qui sont ZeroBytes, les pirates du fisc qui affirment avoir vendu les données volées ?
-
Drogues: Malaysia Airlines élargit ses tests après l'arrestation d'un pilote
-
Taïwan: le président projette un budget de défense record en 2027
-
A Bombay, l'offensive contre les restaurants insalubres fait grincer des dents
-
Le coût de la vie étudiante augmente encore, selon l'Unef
-
Après le séisme en Colombie, la recherche des effets personnels pour se souvenir des morts
-
Virgin franchit une nouvelle étape vers l'exploitation de trains concurrents d'Eurostar en 2030
-
Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon
-
Gaza: Kushner rencontre Netanyahu, après avoir parlé au Hamas
-
Ligue 1: Lyon veut confirmer les promesses de son redressement
-
Incendies : Lecornu accueilli sous les huées en Gironde, promet de ne "rien cacher"
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans
-
La pluie offre un peu de répit en Belgique, mobilisée face à un incendie historique
-
"Homère était des nôtres" : une ville turque revendique la naissance de l'Odyssée
-
Cyclisme: après sa chute au Tour de France, Vingegaard met un terme à sa saison
-
À La Réunion, la seconde main s'impose face au coût de la rentrée scolaire
-
Taïwan : le président proposera des dépenses de défense record en 2027
-
Inde: une décharge de marbre devenue une attraction touristique
-
L'ex-PDG de Grasset Olivier Nora lance sa propre maison d'édition
-
Euro d'athlétisme: beaucoup de finalistes, des médailles mais pas d'or... bilan mitigé pour les Bleus
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, sous les huées des habitants
-
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
-
La Bourse de Paris évolue prudemment face aux incertitudes
-
Olivier Nora lance sa maison d'édition et publiera ses premiers livres en octobre
-
RDC: l'épidémie d'Ebola devient la plus meurtrière de l'histoire du pays
-
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
-
Euro de natation: Marchand et la nouvelle vague bleue répondent présent
-
Israël: des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société
-
Dans le sud du Nigeria, les habitants d'Ayetoro assistent à l'engloutissement de leur village par l'Atlantique
-
Japon: la croissance économique résiste, mais moins qu'attendu
Pour les Indiens, fiers des origines de Rishi Sunak, "la boucle est bouclée"
Les Indiens se réjouissent de la nomination mardi de Rishi Sunak, hindou pratiquant d'origine indienne, au poste de Premier ministre britannique, à un moment-clé des relations entre l'Inde et l'ancienne puissance coloniale.
Ex-banquier et ministre des Finances, Rishi Sunak devient, à 42 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire contemporaine du Royaume-Uni, après une ascension fulgurante en politique. Il est aussi le premier dirigeant britannique d'origine indienne et le premier originaire d'une ancienne colonie britannique.
"Je suis extrêmement heureux", déclare à l'AFP Krishna Kumar, un employé indien du secteur informatique, dans la capitale New Delhi.
"La Grande-Bretagne a gouverné l'Inde pendant plus de 300 ans, désormais une personne d'origine indienne va gouverner le Royaume-Uni", a-t-il poursuivi.
Né le 12 mai 1980 à Southampton, sur la côte Sud de l'Angleterre, Rishi Sunak tient ses origines indiennes de ses grands-parents. Originaires d'une famille du Pendjab dans le Nord de l'Inde, ses parents sont nés dans la diaspora indienne de l'Afrique de l'Est.
Rishi Sunak a épousé la femme d'affaires indienne Akshata Murty, fille du cofondateur du géant informatique indien Infosys.
Lundi, le Premier ministre indien Narendra Modi a adressé ses voeux au "pont vivant" que représentent les Britanniques d'origine indienne.
L'Inde a célébré en août les 75 ans de l'indépendance, quelques semaines avant de devenir la cinquième économie mondiale avec un PIB dépassant celui du Royaume-Uni selon le Fonds monétaire international.
Les colonisés indiens de l'Empire britannique n'auraient jamais imaginé un "développement aussi important" que cette nomination, faisait valoir lundi Basavaraj Bommai, le ministre en chef de l'État du Karnataka (Sud). "La roue de la fortune a totalement tourné".
- "Un partenariat moderne" -
L'ascension de M. Sunak a fait l'objet d'une ample couverture télévisée en Inde.
"Un fils indien s'élève au-dessus de l'Empire - La boucle est bouclée en Grande-Bretagne", pouvait-on lire sur un bandeau de la chaîne d'information NDTV.
Narendra Modi a aussi félicité son nouvel homologue britannique en espérant "transformer (leurs) liens historiques en un partenariat moderne".
M. Sunak prend ses fonctions à un moment où, en Inde, le gouvernement nationaliste hindou s'efforce d'effacer les derniers vestiges symboliques de l'ère coloniale.
En septembre, Narendra Modi avait inauguré une statue de Subhas Chandra Bose, un des héros de l'indépendance, vénéré pour avoir pris les armes contre les Britanniques, mais controversé pour sa collaboration avec l'Allemagne nazie.
L'inauguration avait eu lieu quelques heures seulement avant que la Grande-Bretagne n'annonce le décès de la reine Elizabeth II.
L'an dernier, M. Modi et l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson s'étaient fixé l'objectif de conclure un accord de libre-échange avant les fêtes hindoues de Diwali que l'Inde célébrait lundi même. Un pacte potentiellement important pour Londres cherchant à compenser sa sortie de l'Union européenne.
- "En position de force" -
Mais aucun accord n'a été annoncé, les pourparlers ayant été interrompus par les conservateurs qui craignaient qu'un tel accord ne s'accompagne d'une hausse de l'immigration.
En échange d'une baisse des droits de douane sur les importations britanniques telles que le whisky, l'Inde fait pression pour obtenir davantage de visas de travail et d'études, comme dans les accords conclus par Londres avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande autorisant les moins de 35 ans à vivre au Royaume-Uni pendant trois ans.
Selon Harsh V. Pant, professeur au King's India Institute à Londres, la nomination de M. Sunak pourrait constituer un obstacle supplémentaire à l'accord.
"Étant une personne d'origine indienne, il n'aimerait pas paraître complaisant avec l'Inde. Il devra négocier en position de force", explique M. Pant à l'AFP.
Sa capacité à parvenir à un accord malgré les objections de la base du parti conservateur sera une "balise importante" pour le succès de son mandat, ajoute-t-il.
Rishi Sunak arrive au pouvoir dans une période d'instabilité sans précédent. Il est le cinquième Premier ministre britannique depuis 2016 et la sortie du pays de l'Union européenne -- et le troisième en deux mois.
Dans ce contexte, l'ingénieur Himanshu Singh ne cache pas sa perplexité: "qui sait combien d'heures, de jours ou de semaines, il va durer dans ces fonctions".
P.M.Smith--AMWN