-
Mineurs et réseaux sociaux : le procès de Meta entre dans le vif du sujet mardi
-
Sophie Adenot va devenir la première Française à sortir dans l'espace
-
Pétrole détecté au large de l'Amazonie: un "passeport pour l'avenir", salue Lula
-
Wall Street recule, minée par la hausse des coûts d'emprunt
-
Gaza: Netanyahu et Kushner envisagent une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Mali, lourdes peines de prison pour un chroniqueur et une influenceuse critiques de la junte
-
Piratage du Fisc: Lecornu demande un audit à l'ANSSI
-
Face à l'incendie en Belgique, des Allemands sommés de quitter leur maison
-
Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Pays de Galles, dernier adieu à Bonnie Tyler sur l'air de "Total eclipse of the heart"
-
Birmanie: cas confirmés de choléra, des centaines d'hospitalisations
-
Russie: un responsable du seul parti antiguerre condamné à 11 ans de prison
-
"On bat tous les records": début des vendanges mardi en Alsace
-
Naufrage d'un ferry au Zimbabwe: le bilan s'alourdit encore à 92 morts
-
Allemagne: le gouvernement divisé sur l'inscription du climat dans la Constitution
-
Présidentielle en Zambie: l'avance de Hichilema s'accroit, arrestations d'opposants
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au lancement d'une semaine pauvre en catalyseurs
-
Qui sont ZeroBytes, les pirates du fisc qui affirment avoir vendu les données volées ?
-
Drogues: Malaysia Airlines élargit ses tests après l'arrestation d'un pilote
-
Taïwan: le président projette un budget de défense record en 2027
-
A Bombay, l'offensive contre les restaurants insalubres fait grincer des dents
-
Le coût de la vie étudiante augmente encore, selon l'Unef
-
Après le séisme en Colombie, la recherche des effets personnels pour se souvenir des morts
-
Virgin franchit une nouvelle étape vers l'exploitation de trains concurrents d'Eurostar en 2030
-
Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon
-
Gaza: Kushner rencontre Netanyahu, après avoir parlé au Hamas
-
Ligue 1: Lyon veut confirmer les promesses de son redressement
-
Incendies : Lecornu accueilli sous les huées en Gironde, promet de ne "rien cacher"
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans
-
La pluie offre un peu de répit en Belgique, mobilisée face à un incendie historique
-
"Homère était des nôtres" : une ville turque revendique la naissance de l'Odyssée
-
Cyclisme: après sa chute au Tour de France, Vingegaard met un terme à sa saison
-
À La Réunion, la seconde main s'impose face au coût de la rentrée scolaire
-
Taïwan : le président proposera des dépenses de défense record en 2027
-
Inde: une décharge de marbre devenue une attraction touristique
-
L'ex-PDG de Grasset Olivier Nora lance sa propre maison d'édition
-
Euro d'athlétisme: beaucoup de finalistes, des médailles mais pas d'or... bilan mitigé pour les Bleus
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, sous les huées des habitants
-
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
-
La Bourse de Paris évolue prudemment face aux incertitudes
-
Olivier Nora lance sa maison d'édition et publiera ses premiers livres en octobre
-
RDC: l'épidémie d'Ebola devient la plus meurtrière de l'histoire du pays
-
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
-
Euro de natation: Marchand et la nouvelle vague bleue répondent présent
-
Israël: des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société
-
Dans le sud du Nigeria, les habitants d'Ayetoro assistent à l'engloutissement de leur village par l'Atlantique
-
Japon: la croissance économique résiste, mais moins qu'attendu
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans (médias)
-
"Gouvernement, ouvre les yeux", exhorte l'un des près de 13.000 déplacés du séisme en Indonésie
-
A Uckange, les plantes au secours des sites industriels pollués
Lula ou Bolsonaro: le Brésil à deux jours d'une présidentielle très serrée
Après une campagne à couteaux tirés et un premier tour plus serré que prévu, le Brésil élit dimanche son prochain président: l'ex-chef d'Etat de gauche Lula ou le président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Le pays d'Amérique latine aux dimensions continentales se prépare à cette échéance depuis mars 2021, lorsque la Cour Suprême avait permis à Luiz Inacio Lula da Silva de faire un come-back politique en annulant les condamnations controversées qui l'avaient envoyé 18 mois en prison pour corruption.
Lula, qui a fêté ses 77 ans jeudi, a beau être le favori des sondages depuis des mois, l'écart s'est resserré avec Bolsonaro, 67 ans, qui a obtenu un meilleur score que prévu au premier tour (43% contre 48%).
A deux jours du vote, les analystes n'excluent pas que la 6e campagne présidentielle de l'inoxydable fondateur du Parti des travailleurs (PT) échoue au poteau.
Selon le dernier sondage jeudi de l'institut de référence Datafolha, l'ancien syndicaliste est crédité de 53% des votes exprimés, contre 47% pour Bolsonaro.
Les deux candidats, qui se détestent, se retrouvent vendredi soir pour un dernier débat télévisé qui promet d'être très tendu.
"Cette course va se terminer sur le fil", prédit pour l'AFP Brian Winter, rédacteur en chef de Americas Quarterly, "chaque vote va compter, je ne parierais pas sur le résultat".
Bolsonaro a bénéficié d'une dynamique après ce premier tour rassurant pour lui. Ses alliés ont par ailleurs fortement progressé aux élections des gouverneurs et aux législatives qui se déroulaient parallèlement au 1er tour de la présidentielle, le 2 octobre.
Quel que soit le nom du nouveau président élu pour quatre ans, il devra gouverner avec une droite radicale plus puissante.
- "Des cicatrices" -
Mais Bolsonaro semble avoir douté de sa victoire ces derniers jours, relançant ses attaques contre le système électoral brésilien "frauduleux" qu'il avait mises en sourdine.
Il n'acceptera le résultat des élections que s'"il ne se passe rien d'anormal", a-t-il prévenu récemment.
Il vient de lancer une offensive sur des irrégularités présumées dans la diffusion de propagande électorale à la radio qui auraient desservi sa campagne, privée selon lui de la diffusion de quelque 150.000 spots. Mais le Tribunal supérieur électoral (TSE) a rejeté mercredi sa demande d'enquête.
Dans ce contexte, beaucoup redoutent un remake brésilien de l'assaut du Capitole en janvier 2021 par des sympathisants du président américain défait Donald Trump, modèle de Jair Bolsonaro.
Mais les analystes estiment qu'il manque à Bolsonaro le soutien de l'armée et des institutions pour faire un véritable coup de force s'il perd.
Il peut toutefois essayer, d'autant qu'il peut compter sur un socle de partisans prêts à tout. Et, "comme on l'a vu aux Etats-Unis, cela laisse des cicatrices pour le pays", dit Brian Winter.
- Débauche d'attaques -
Ce dernier mois de campagne a donné lieu à une débauche d'attaques et d'insultes personnelles, surtout sur les réseaux sociaux, un champ de bataille plus important que jamais.
Le camp Bolsonaro a accusé Lula de vouloir fermer les églises, promouvoir l"'idéologie de genre" dans les écoles et pactiser avec Satan. Le camp Lula a accusé Bolsonaro de pédophilie et de cannibalisme.
Ces joutes ont laissé peu de place aux vrais problèmes des 215 millions de Brésiliens, telles la relative faiblesse de l'économie, l'inflation et la faim dont souffrent 33 millions d'entre eux.
Lula a surtout fait campagne autour du succès de ses deux mandats (2003-2010) à une époque du boom économique permis par l'envolée des matières premières pour la plus grande économie d'Amérique latine.
Et même si les charges qui pesaient contre lui autour de l'enquête tentaculaire sur les pots de vin liés à Petrobras ont été annulées, Lula incarne toujours pour des millions de Brésiliens la corruption.
Mais il garde des soutiens irréductibles, telle Ana Gabriele dos Santos, employée d'un ranch dans la région semi-aride du Sertao, fief de Lula, dans le Nord-est.
"On était pour Lula à l'époque, on est pour Lula aujourd'hui", dit à l'AFP la jeune femme dont la famille a toujours voté pour le chef du PT.
Bolsonaro peut de son côté capitaliser sur une légère reprise économique avec un reflux du chômage comme de l'inflation, ainsi que sur la défense des valeurs ultra-conservatrices: Dieu, famille, patrie.
"Il est l'un des nôtres", lance Gilberto Klais, un entrepreneur qui exhibe un autocollant géant sur sa voiture, jaune et vert comme les couleurs du drapeau brésilien, dans l'Etat méridional du Parana, un bastion bolsonariste.
Mais en fait, une foule de Brésiliens voteront surtout dimanche pour le candidat qu'ils détestent le moins.
O.Karlsson--AMWN