-
Wall Street recule, minée par la hausse des coûts d'emprunt
-
Gaza: Netanyahu et Kushner envisagent une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Mali, lourdes peines de prison pour un chroniqueur et une influenceuse critiques de la junte
-
Piratage du Fisc: Lecornu demande un audit à l'ANSSI
-
Face à l'incendie en Belgique, des Allemands sommés de quitter leur maison
-
Gaza: Netanyahu et Kushner discutent d'une supervision militaire américaine du désarmement du Hamas
-
Au Pays de Galles, dernier adieu à Bonnie Tyler sur l'air de "Total eclipse of the heart"
-
Birmanie: cas confirmés de choléra, des centaines d'hospitalisations
-
Russie: un responsable du seul parti antiguerre condamné à 11 ans de prison
-
"On bat tous les records": début des vendanges mardi en Alsace
-
Naufrage d'un ferry au Zimbabwe: le bilan s'alourdit encore à 92 morts
-
Allemagne: le gouvernement divisé sur l'inscription du climat dans la Constitution
-
Présidentielle en Zambie: l'avance de Hichilema s'accroit, arrestations d'opposants
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, au lancement d'une semaine pauvre en catalyseurs
-
Qui sont ZeroBytes, les pirates du fisc qui affirment avoir vendu les données volées ?
-
Drogues: Malaysia Airlines élargit ses tests après l'arrestation d'un pilote
-
Taïwan: le président projette un budget de défense record en 2027
-
A Bombay, l'offensive contre les restaurants insalubres fait grincer des dents
-
Le coût de la vie étudiante augmente encore, selon l'Unef
-
Après le séisme en Colombie, la recherche des effets personnels pour se souvenir des morts
-
Virgin franchit une nouvelle étape vers l'exploitation de trains concurrents d'Eurostar en 2030
-
Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon
-
Gaza: Kushner rencontre Netanyahu, après avoir parlé au Hamas
-
Ligue 1: Lyon veut confirmer les promesses de son redressement
-
Incendies : Lecornu accueilli sous les huées en Gironde, promet de ne "rien cacher"
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans
-
La pluie offre un peu de répit en Belgique, mobilisée face à un incendie historique
-
"Homère était des nôtres" : une ville turque revendique la naissance de l'Odyssée
-
Cyclisme: après sa chute au Tour de France, Vingegaard met un terme à sa saison
-
À La Réunion, la seconde main s'impose face au coût de la rentrée scolaire
-
Taïwan : le président proposera des dépenses de défense record en 2027
-
Inde: une décharge de marbre devenue une attraction touristique
-
L'ex-PDG de Grasset Olivier Nora lance sa propre maison d'édition
-
Euro d'athlétisme: beaucoup de finalistes, des médailles mais pas d'or... bilan mitigé pour les Bleus
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, sous les huées des habitants
-
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
-
La Bourse de Paris évolue prudemment face aux incertitudes
-
Olivier Nora lance sa maison d'édition et publiera ses premiers livres en octobre
-
RDC: l'épidémie d'Ebola devient la plus meurtrière de l'histoire du pays
-
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
-
Euro de natation: Marchand et la nouvelle vague bleue répondent présent
-
Israël: des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société
-
Dans le sud du Nigeria, les habitants d'Ayetoro assistent à l'engloutissement de leur village par l'Atlantique
-
Japon: la croissance économique résiste, mais moins qu'attendu
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans (médias)
-
"Gouvernement, ouvre les yeux", exhorte l'un des près de 13.000 déplacés du séisme en Indonésie
-
A Uckange, les plantes au secours des sites industriels pollués
-
Un adulte sur deux obèse : la Polynésie française tente d'enrayer le phénomène
-
Kushner doit rencontrer Netanyahu lundi, après avoir parlé au Hamas
-
Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Egypte, avant une visite en Israël
Equateur: dans Guayaquil, paralysée et en guerre ouverte contre les narcotrafiquants
Un véhicule s'arrête devant un poste de police: deux agents observent anxieux derrière un mur, l'un d'eux brandissant un pistolet. Dans le port équatorien de Guayaquil paralysé par l'état d'urgence et la violence des narcotrafiquants, le moindre mouvement est devenu suspect.
Au coeur de ce port de 2,8 millions d'habitants, poumon économique de l'Equateur, les gangs montrent depuis mardi leur puissance de feu : fusillades, attaques à l'explosif, attentats à la voiture piégée contre des commissariats, des stations service ou un hôpital sont lancés en représailles d'un transfèrement de prisonniers.
A proximité du principal établissement pénitentiaire de Guayaquil (sud-ouest), appelé Guayas 1, on entend encore de temps en temps des coups de feu et des explosions.
Le soir venu les rues se vident. Le couvre-feu est en vigueur à partir de 21H00 (02H00 GMT) : les policiers sont alors en alerte maximum.
L'administration pénitentiaire attribue les tirs et les attaques à la grenade à des détenus "membres de groupes criminels organisés", cette prison étant contrôlée par des bandes de trafiquants de drogue.
Dans la ville déserte, les forces de l'ordre patrouillent toutes lumières éteintes.
Les postes de contrôle installés à travers la ville sont une cible facile pour les gangs, qui peuvent apparaître à tout moment et déclencher des fusillades meurtrières.
Les stations-service, d'habitude ouvertes 24 heures sur 24, ferment dès la tombée de la nuit. Des cônes oranges empêchent les véhicules d'y pénétrer.
-"Danger de mort"-
Dès qu'une voiture apparaît, l'alerte est donnée. "C'est devenu un travail ou l'on est à chaque instant en danger de mort", déclare sous couvert d'anonymat un jeune employé de 21 ans.
Il craint d'être tué "sans pitié" par des hommes armés. "Nous devons empêcher aussi que quelqu'un passe et laisse dans la station un sac, une valise, sans qu'on s'en aperçoive", dit-il, ajoutant avoir vu "des bombes exploser".
En cas d'attaque, sa mission est claire : couper l'électricité de la station-service afin d'éviter une explosion.
Le président Guillermo Lasso a qualifié cette situation de "guerre ouverte" et n'a pas hésité à étendre l'état d'urgence en vigueur depuis mardi à une troisième province, à mobiliser l'armée et à la déployer dans la prison de Guayas 1, tombée entre les mains d'une poignée de gangs : les "Lobos", "Choneros", "Tiguerones" ou "Chone Killer".
"Ce gouvernement ne cédera pas aux narco-terroristes : ils ne pourront pas imposer leur volonté dans le pays", a déclaré le chef de l'Etat.
L'état d'urgence est en vigueur dans les provinces de Guayas et Esmeraldas depuis mardi et désormais aussi à Santo Domingo de los Tsáchilas (ouest), totalisant six millions d'habitants, soit un tiers de la population totale de l'Equateur, dont les garanties constitutionnelles sont restreintes pendant 45 jours.
Les images de centaines de détenus couchés par terre, torse nu et mains liées dans le dos, ont fait le tour des réseaux sociaux.
Les violences ont fait depuis mardi huit morts et 23 blessés, pour la plupart des policiers et des militaires.
Quinze policiers et militaires ont notamment été blessés jeudi au cours d'une nouvelle mutinerie dans la prison de Guayas 1, investie par 1.300 policiers.
Les narcotrafiquants, dont certains sont liés aux cartels mexicains, livrent une guerre dans les rues et dans les prisons en Equateur, où des massacres ont fait près de 400 morts depuis février 2021.
Situé entre la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, cet Etat est passé du statut de pays de transit de drogue à celui d'important centre de distribution vers l'Europe et les Etats-Unis.
En 2021, les autorités ont mis la main sur une quantité record de 210 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne. Depuis le début de l'année, les saisies totalisent 160 tonnes.
F.Bennett--AMWN