-
Mondial féminin de basket: cette fois, pas de regrets pour les Bleues écrasées par les Américaines
-
Athlétisme: Bednarek et Jeffersen-Wooden sacrés sur 200 m aux Ultimate, "double double" pour les Américains
-
En Irlande, Trump mêle allègrement diplomatie, business et golf
-
Elections en Suède: la gauche en tête, l'extrême droite recule
-
Angleterre: derby triomphal pour Manchester City, les soucis pour Coventry
-
Tour d'Espagne: Enric Mas, la revanche du mal-aimé
-
L1: malgré un retard à l'allumage, Lens ramène un point du Mans
-
Le gouvernement Trump réticent à freiner l'IA, les démocrates y voient une urgence
-
MotoGP: Marc Marquez, sur Ducati, en tête du Championnat après son triomphe à Saint-Marin
-
En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky
-
France Inter sans voix à cause de la grève contre l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Ligue 1: Lille enchaîne face à Troyes et s'empare de la tête
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli, sur Mercedes, remporte le Grand Prix d'Espagne
-
Ceuta : plus de 5.300 migrants sont retournés au Maroc en un mois, selon le gouvernement espagnol
-
Entre les Emirats et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? La Suède à l'heure du choix
-
En Russie, la croisade ultraconservatrice du gouverneur Filimonov
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie : six morts, 129 personnes encore recherchées
-
張國榮70歲誕辰音樂會西九舉行 唐鶴德錄音致意
-
Entre Dubaï et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre
-
鏈球選手周柏言身形被質疑 教練指出其香港青年紀錄成績
-
iPhone 18預購後出現可疑扣款 四間銀行調查未授權交易
-
EasyJet France: l'appel à la grève des pilotes repoussé à fin septembre
-
《浪花男女》辦特別謝票場 馮志強談票房與導演客串拍攝
-
Guide familial : Les meilleurs jeux vidéo pour découvrir le médium ensemble
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie: six morts, 130 personnes encore recherchées
-
Galaxy Tab S12系列效果圖曝光 Ultra擬配雙鏡頭及瀏海螢幕
-
Restrictions ZFE en Espagne : Palma et Málaga bannissent les véhicules récents dès 2027
-
Réunis en Inde, les dirigeants des Brics font l'éloge de leur coopération
-
OpenAI n'entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman
-
Abdominaux : le rôle réel de la sangle abdominale et les mythes à déconstruire
-
Un mort dans le naufrage d'un ferry en Indonésie, 140 personnes encore recherchées
-
فليك يضم حمزة عبد الكريم إلى قائمة برشلونة بعد أربعة أهداف في الإعداد
-
حمزة قورقماز يناقش العلاقة بين وضوح المبادئ واحترام الاختلاف
-
بزشكيان يؤكد رفض الاستسلام وسلطات إيران تعلن مقتل شخص في استهداف سفينة
-
اليورو يستقر في البنوك المصرية وأعلى سعر للبيع 59.85 جنيه
-
Hong Kong rase des villages pour bâtir sa Silicon Valley
-
Le Laos, "batterie" à plat de l'Asie du Sud-Est
-
Au delà de l'irrigation des cultures, l'eau essentielle à l'élevage
-
Après le conflit au Moyen-Orient, les Brics au chevet de la croissance mondiale
-
Après un été éprouvant, les éleveurs tiennent leur salon à Rennes
-
Basket: les Bleues s'offrent une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
Désert médical: à Mulhouse, 5.000 patients orphelins de leurs généralistes
"Ça fait peur, qu'est-ce qu'on va devenir s'il n'y a plus de médecins?": à Mulhouse, le départ en retraite des trois généralistes de la maison de santé du quartier populaire de Bourtzwiller laisse quelque 5.000 patients sans suivi médical.
Il y a quelques semaines, la salle d'attente lumineuse de cette maison de santé moderne et fonctionnelle pouvait accueillir une trentaine de patients en même temps.
Mais en ce vendredi matin, elle est vide, et il n'y a de toute façon plus de chaises pour s'installer : depuis le 1er juillet, les trois généralistes qui y exerçaient depuis 2018 sont partis à la retraite. Aucun médecin n'a pris la relève, seules des infirmières et des kinésithérapeutes y exercent. Au total, une vingtaine de professionnels.
Lancées il y a plusieurs années pour trouver des successeurs, les recherches ont été intenses, mais vaines : "On n'a jamais réussi à trouver des collaborateurs", soupire Isabelle Willemain, 63 ans, qui a exercé "pendant 36 ans" à Bourtzwiller.
- "Infernal" -
Les raisons en sont multiples. Parmi elles, le fait que Mulhouse ne soit pas une ville universitaire ou encore le manque d'attractivité de ce quartier pauvre, où vivent environ 15.000 personnes, avance Mehdi Kacem, jeune généraliste de 34 ans qui a choisi de s'installer dans une autre partie de l'agglomération.
Pour équiper son futur cabinet, le trentenaire est justement venu chercher du matériel médical racheté à ses confrères désormais retraités.
A ses yeux, l'approche du métier des jeunes médecins est aussi un élément explicatif : "on va privilégier la vie de famille", explique ce fils de médecin, qui dit avoir vu son père "se faire absorber complètement par l'hôpital".
Dans ce qui fut son cabinet ces cinq dernières années, le Dr Willemain rembobine l'histoire de la maison dans laquelle elle a exercé avec son époux et une troisième médecin.
Elle visait à réduire les inégalités d'accès aux soins et à offrir une couverture médicale de proximité. Mais "on a très vite été dépassés par le travail, pourtant d'une "grande variété" et "très intéressant", confie-t-elle. "A la fin, on avait 5.000 patients (...) les deux derniers mois, on rentrait à minuit tous les soirs en commençant à 08H00. C'était infernal".
Depuis, leurs patients se sont reportés vers SOS Médecins, les urgences ou les centres de soins non programmés, autant d'établissements qui ne sauraient remplacer le suivi régulier d'un médecin traitant, souligne le Dr Frédéric Tryniszewski, président de SOS Médecins Mulhouse.
Désormais seules en première ligne, les infirmières tentent de faire face comme elles le peuvent : "pour l'instant, on tient", soupire Céline Bohrer, 43 ans.
Elles gèrent les patients qui arrivent "sans ordonnance pour des soins infirmiers" et qu'on est "obligé de réorienter vers l'hôpital" de Mulhouse, pourtant "déjà tendu".
Et "avant de partir", les trois généralistes ont "fait des prescriptions sur 12 mois" pour les patients souffrant de pathologies chroniques, explique Isabelle Willemain. Histoire d'assurer la continuité dans l'attente d'une solution.
- "Peur" -
Elle pourrait voir des internes, chapeautés par des médecins en retraite, dispenser des soins, un projet en réflexion avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) et la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Mulhouse.
"Ils pourraient prendre en charge une partie des patients, le temps pour eux de trouver un médecin traitant", explique le Dr Tryniszewski, qui préside la CPTS. Un projet qui ne devrait toutefois pas voir le jour avant novembre, voire le printemps prochain.
En attendant, dans sa petite demeure à un jet de pierre de la maison de santé, Jacqueline Schreiber s'inquiète : "ça fait peur, (...) qu'est-ce qu'on va devenir s'il n'y a plus de médecins?", s'interroge cette dame de 79 ans.
"Moi, je me débrouille encore toute seule mais il y a plein de personnes qui sont alitées, qui ne peuvent plus rien faire. Il leur faut absolument un médecin".
S.Gregor--AMWN