-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar, a rencontré Zelensky à Kiev
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Moyen-Orient: légère accalmie sur les marchés mondiaux avec le repli du brut
-
Devant une base britannique, fascination et inquiétude face aux bombardiers américains
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Skis et canons: la Chine plante ses bâtons sur le juteux marché des sports d'hiver
-
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
-
Philippines: face à l'interdiction, l'avortement s'organise en ligne
-
Pétrole: les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes pour répondre à la demande
-
Le pétrole à 100 dollars, les marchés scrutent le détroit d'Ormuz
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
De fausses images sur la guerre Etats-Unis-Iran continuent de proliférer sur X malgré les avertissements
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Municipales: après la percée de LFI, les alliances à gauche commencent à se nouer
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Le pétrole s'installe à 100 dollars, les marchés suspendus à la guerre au Moyen-Orient
-
Aux Oscars, le sacre de l'Irlandaise Jessie Buckley, intense et magnétique
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
NBA: le Thunder résiste aux Wolves, "SGA" sauve sa série
-
Sur le tapis rouge des Oscars, du noir et blanc, des touches printanières et des broches
-
Birmanie: le nouveau Parlement se réunit à l'ombre de la junte
-
Trump veut enrôler ses alliés et la Chine dans le détroit d'Ormuz
-
Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"
-
"Une bataille après l'autre" triomphe aux Oscars devant "Sinners"
-
Le Michelin dévoile ses nouvelles étoiles à Monaco
-
Nicolas Sarkozy affronte le procès en appel du financement libyen
-
Pétrole: le Japon débloque ses stocks stratégiques
-
"Une bataille après l'autre" démarre fort aux Oscars, "Sinners" réplique
-
Espagne: Joan Laporta réélu président du FC Barcelone
-
Les Oscars débutent pour un duel serré entre "Une bataille après l'autre" et "Sinners"
-
Italie: l'AC Milan s'incline contre la Lazio et laisse filer l'Inter
-
Milan Cortina referme la page des Jeux d'hiver 2026, la France prend le relais
-
WTA 1000 d'Indian Wells: Sabalenka prend sa revanche sur Rybakina pour un premier titre
-
Fin du vote pour la présidentielle au Congo, timide affluence à Brazzaville
Ouverture du procès d'un mari qui faisait violer sa femme inconsciente par des inconnus
Le procès de Dominique P., retraité accusé d'avoir pendant près de dix ans drogué sa femme et invité des inconnus à la violer à leur domicile de Mazan, petite ville du sud de la France, s'ouvre lundi à Avignon. Une affaire rarissime impliquant 50 co-accusés.
Emblématique de la question de la soumission chimique, ce procès devrait se tenir jusqu'au 20 décembre devant la cour criminelle du Vaucluse, exclusivement composée de magistrats professionnels.
Les accusés dont 18 en détention provisoire, sont des hommes, âgés de 21 à 68 ans au moment des faits.
Pompier, artisan, infirmier, gardien de prison, ou encore journaliste; célibataires, mariés ou divorcés: la matinée sera consacrée à l'appel des accusés, qui devront décliner leur identité et profession. "Il n'y a pas de profil type du violeur. Le violeur, c'est Monsieur Tout-le-Monde", expliquait à l'AFP Véronique Le Goaziou, chercheuse associée au Laboratoire méditerranéen de sociologie, spécialiste des violences sexuelles avant le procès.
La majorité sont venus une fois, dix plusieurs fois, jusqu'à six nuits parfois. Ils ne souffrent d'aucune pathologie psychique notable, selon des experts, qui pointent toutefois leur sentiment de "toute-puissance" sur le corps féminin.
Beaucoup maintiennent qu'ils pensaient seulement participer aux fantasmes d'un couple libertin.
Mais, selon le mari et principal accusé, 71 ans aujourd'hui, "tous savaient" que son épouse était droguée à son insu. Et pour l'instruction, "chaque individu disposait de son libre arbitre" et aurait pu "quitter les lieux".
Un total de 92 faits de viols ont été recensées. Depuis 2011, quand le couple vivait encore en région parisienne, mais principalement à partir de 2013, après leur déménagement à Mazan (Vaucluse), ville de 6.000 habitants, et jusqu'en 2020. A chaque fois l'ex-employé EDF administrait à son épouse un puissant anxiolytique.
Pour les hommes, recrutés sur coco.fr, un site de rencontres fermé depuis juin car accusé d'être un repaire de prédateurs sexuels, les consignes étaient strictes, afin de ne pas réveiller la victime: ni parfum ni odeur de cigarette, et se réchauffer les mains en les passant sous l'eau chaude.
- "Aucun souvenir" -
Et Gisèle P., l'ex-épouse, ne s'est rendue compte de rien et a tout appris à 68 ans, lorsque l'enquête a débuté à l'automne 2020, après presque 50 ans de vie commune: son mari venait d'être surpris dans un centre commercial en train de filmer sous les jupes de clientes.
En fouillant son ordinateur, les enquêteurs découvrent de nombreuses photos et vidéos d'elle, visiblement inconsciente, violée par des inconnus.
Pour elle, le procès s'annonce comme "une épreuve absolument terrible", a confié Me Antoine Camus, un de ses avocats, qui défend aussi ses trois enfants et ses cinq petits-enfants. Elle "va vivre pour la première fois, en différé, les viols qu'elle a subis pendant dix ans", car elle n'en a "aucun souvenir", a-t-il expliqué à l'AFP avant l'ouverture du procès.
Avec les autres parties civiles, Gisèle P. sera entendue jeudi, après deux journées consacrées à la lecture du rapport d'enquête (mardi) et à la déposition des enquêteurs (mercredi), selon un calendrier prévisionnel prévoyant 69 jours d'audience.
Dominique P., qui participait aux viols et les filmait, ne réclamait aucune contrepartie financière.
L'homme qui se dit prêt à "affronter son épouse, sa famille", selon son avocate, Béatrice Zavarro, devrait être interrogé le 10 septembre par la cour, qui se penchera dans les jours suivants sur le cas de quatre autres accusés.
Le procès progressera ensuite par groupes de cinq à sept accusés chaque semaine, pendant plus de deux mois, afin de décortiquer les responsabilités de chacun dans un dossier de procédure de 31 tomes.
Le réquisitoire est prévu les 13 et 14 novembre, avant trois semaines de plaidoiries des avocats des accusés. Le délibéré pourrait durer du 9 au 13 décembre mais la cour criminelle s'est donné une marge en prévoyant comme date finale du procès le 20 décembre.
Traqué par le pôle "cold cases" de Nanterre en région parisienne, le principal accusé a été mis en cause dans deux autres dossiers, un meurtre avec viol à Paris en 1991 qu'il nie, et une tentative de viol en Seine-et-Marne en 1999, qu'il reconnaît, après avoir été confondu par son ADN.
J.Williams--AMWN