-
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
-
Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook
-
La destruction des forêts tropicales ralentit mais reste inquiétante
-
Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats
-
Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe
-
À Mayotte, un projet d'aéroport qui attend toujours de décoller
-
Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ?
-
Ligue des champions: Atlético Madrid-Arsenal, deux "losers" face à leur destin
-
Play-offs NBA: Victor Wembanyama et les Spurs au deuxième tour
-
La cigarette électronique progresse chez les lycéens
-
Sans les Britanniques, "vous parleriez français", plaisante Charles III face à Trump
-
Fin de vie: le Sénat reprend l'examen de la réforme en commission, après un report
-
TotalEnergies s'apprête à présenter des bénéfices trimestriels dopés par la flambée du prix des hydrocarbures
-
Espagne: l'ancien bras droit de Pedro Sánchez prend la parole à son procès pour corruption
-
Après Orban, place à Magyar: la Hongrie et l'UE reprennent langue
-
Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis
-
Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains
-
Au procès libyen, Sarkozy de retour à la barre pour répondre à Guéant
-
A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles
-
Ligue des champions: dans un match fou, le PSG prend une mince avance face au Bayern
-
Masters 1000 de Madrid: Fils et Sinner passent les 8es sans frayeur, Sabalenka stoppée en quarts
-
L'ex-directeur du FBI Comey accusé d'avoir menacé la vie de Trump
-
WTA 1000 de Madrid: la N.1 mondiale Sabalenka éliminée par Baptiste malgré six balles de match
-
Ligue des champions: "Kvara" et Dembélé, les hommes des grands soirs
-
Ligue des champions: le PSG domine le Bayern dans un match fou
-
Affaire Kimmel/Trump: la licence de la chaîne ABC menacée, l'opposition dénonce une censure
-
Affaire Kimmel/Trump: le régulateur ordonne un examen des licences de la chaîne ABC
-
Aux côtés de Charles, Trump succombe à son "faible" pour la monarchie
-
Quand les tirs au gala de la presse ravivent des théories du complot sur Trump
-
Reprise de la vie nocturne au Caire avec la fin des économies d'électricité
-
Wall Street termine en recul, entraînée par la tech
-
Devant le Congrès américain, Charles III appelle les Etats-Unis à rester fidèles à leurs alliés occidentaux
-
Guerre au Moyen-Orient et inflation: les vacances d'été des Français sous contraintes, selon une étude
-
Pétrole: les Emirats annoncent leur retrait surprise de l'Opep
-
L'ex-directeur du FBI James Comey, cible de Donald Trump, de nouveau inculpé
-
La série comique "Alice and Steve" primée à Canneseries
-
Embourbé dans l'affaire Mandelson, Starmer échappe à une enquête parlementaire
-
Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions
-
Un artiste s'enferme un mois dans une cage pour dénoncer l'emprise des Gafam
-
Masters 1000 de Madrid: Fils et Sinner passent les 8es sans frayeur, Ruud se fait peur
-
Devenu Cocoland, le site internet Coco de nouveau au coeur d'une enquête
-
Devant le roi Charles, Trump loue l'amitié avec le Royaume-Uni
-
La Bourse de Paris termine prudente, avant une fin de semaine cruciale
-
Tour de Romandie: Godon s'offre le prologue, le jaune et Pogacar
-
Allemagne: la baleine échouée depuis des semaines hissée sur une barge, étape clé du sauvetage
-
Le suspect plaide coupable du projet d'attentat contre un concert de Taylor Swift à Vienne
-
Devant le roi Charles, Trump loue la "relation particulière" entre Etats-Unis et Royaume-Uni
-
Les Bourses européennes terminent dans la prudence
-
Voitures électriques: BYD annonce une chute de son bénéfice net
-
Pakistan : à la frontière avec l'Afghanistan, des camions bloqués et des Afghans expulsés dans l'attente
En Andalousie, la détresse de femmes atteintes de cancer du sein, "oubliées" du système de santé
"Pourquoi m'ont-ils oubliée?" Comme Anabel Cano, des centaines de femmes ont développé sans le savoir un cancer du sein pendant des mois, faute de suivi, après avoir pourtant fait une mammographie de dépistage en Andalousie, et fustigent aujourd'hui les autorités de cette région du sud de l'Espagne.
"Bon sang, on m'a opérée presque un an après ma mammographie! Et si on l'avait fait plus tôt?", s'interroge aujourd'hui cette ancienne femme de ménage de 52 ans, qui a dû subir une mastectomie et n'a plus qu'un sein.
En novembre 2023, elle passe une mammographie de dépistage. "Si on ne te rappelle pas dans les quinze jours, c'est que tout va bien", lui assure-t-on alors, une phrase que toutes les femmes interrogées par l'AFP assurent avoir entendue.
Les mois passent et, sans nouvelles, Anabel Cano a l'esprit tranquille, jusqu'à ce qu'elle soit finalement convoquée pour un nouveau contrôle, un an plus tard, qui révélera son cancer.
Depuis, elle a été la première victime de ces défaillances sanitaires à déposer plainte contre le Système de santé andalou (SAS) - la santé étant en Espagne, pays très décentralisé, du ressort des régions.
- 230 cas de cancer recensés -
En septembre, c'est l'association Amama Andalucia (Association des femmes avec un cancer du sein) qui fait éclater le scandale, après avoir recensé les alertes de ses adhérentes pendant des mois.
A ce jour, sa présidente Angela Claverol dit avoir reçu les signalements de quelque 4.000 femmes inquiètes de n'avoir jamais été recontactées après des mammographies.
Certains de ces tests révélaient pourtant des anomalies nécessitant un suivi et des contrôles dans les semaines suivantes. Parmi ces cas, au moins 230 femmes ont développé un cancer, et trois sont mortes, selon le dernier décompte, encore provisoire, de l'avocat d'Amama Andalucia Manuel Jimenez.
Evoquant d'abord trois ou quatre cas, le gouvernement andalou de droite, mis sous pression par des manifestations devant le Parlement régional ou des hôpitaux, parle désormais de 2.317 femmes concernées par un manque de suivi.
En revanche, les autorités locales assurent à l'AFP qu'aucun cas de cancer ou de décès ne lui a été signalé.
A Madrid, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a mis en cause le gouvernement régional, lui reprochant d'être responsable d'un "processus de privatisation" de la santé à l'origine d'une dégradation des services: "Il aurait suffi auparavant d'un appel bref pour épargner une immense souffrance à beaucoup de gens, mais cet appel n'est jamais arrivé."
"S'ils l'avaient pris en charge à temps, tout ce que je me serais épargné... Avec cette maladie, le temps compte. Et pas qu'un peu", abonde Amparo Perez, une ancienne coiffeuse âgée de 56 ans.
Après avoir été dépistée en juin 2023, elle a attendu des mois avant d'apprendre qu'il lui fallait faire des examens complémentaires, puis de devoir subir une double mastectomie en février 2024.
Comme beaucoup, Rosario Castro, elle-même victime des défaillances du système de santé andalou et membre d'Amama, s'indigne aussi de la réaction des autorités locales, jugée largement insuffisante: "Comment se fait-il que nous soyons capables de prendre des appels bénévolement et qu'eux n'aient même pas mis un numéro à disposition?"
- "Personne ne sait" -
Au siège de l'association, à Séville, les femmes traversant ces épreuves se retrouvent, entre une mosaïque clamant "Haut les seins" pour promouvoir l'autopalpation et des prospectus proposant des cours de flamenco pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie.
"Personne ne sait" ce qu'il s'est passé, se lamente sa présidente Angela Claverol. "Omission, négligence ou incompétence, c'est pareil. Cette affaire a révélé l'état de la santé publique andalouse", minée par "les économies, une mauvaise gestion", dénonce-t-elle.
Conséquences d'un système "ultra-bureaucratisé" dépendant des bases de données, comme le suggère Rafael Ojeda, président du syndicat de médecins SMA? Effets d'une privatisation du secteur au détriment du service public, comme le pense, à l'instar du gouvernement central, la présidente de l’association Défenseur du patient Carmen Flores, qui a déposé plainte auprès du procureur?
L'enquête ouverte par le parquet andalou pour "défauts dans la prestation des services de santé" permettra peut-être de l'éclaircir.
Le gouvernement régional a de son côté annoncé un plan d'urgence de 12 millions d'euros, promettant des embauches supplémentaires, et plusieurs responsables ont été contraints de démissionner.
Mais la colère est loin d'être retombée, et pourrait coûter cher aux élus locaux, à quelques mois d'élections régionales qui seront très scrutées.
S.Gregor--AMWN