-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Trump attribue la défaite républicaine à la guerre en Iran
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
A Gaza, les conditions de vie aggravent les risques de brûlures
Des bandages enserrant son corps et sa tête, Attia al-Sawarifi, 50 ans, attend sa première greffe de peau dans un hôpital de Gaza. En cause? Non pas la guerre mais les conditions de vie de l'enclave qui font des milliers de brûlés chaque année.
Comme ailleurs dans la bande de Gaza, le système des égouts du quartier d'Attia est rudimentaire. En tentant de le déboucher, l'homme a versé de la soude caustique en trop grande quantité.
"La soude a giclé et a brûlé ma tête, mes mains et mes jambes", raconte-t-il, en attendant sa première greffe à l'hôpital al-Chifa, dans le centre de l'enclave paupérisée de 2,3 millions d'habitants sous strict blocus israélien depuis 15 ans.
Dans les couloirs de l'hôpital, un petit garçon gémit et réclame sa mère en sortant de la salle d'opération où il a été soigné pour de graves brûlures.
L'enfant jouait avec un briquet lorsque celui-ci est tombé, allumé, sur une flaque d'essence, causant un embrasement et des brûlures au troisième degré sur 45% du corps.
"Nous avons effectué de nombreuses opérations sur ce garçon. Il a fallu nettoyer les blessures puis faire des greffes de peau en plusieurs étapes car nous n'avons pas de banque de tissus pour greffe", explique Dr Jamal al-Assar, spécialiste des grands brûlés à l'hôpital al-Chifa, le plus grand de Gaza.
Bien que confrontés à un manque criant de matériel, les médecins de l'enclave palestinienne soignent des milliers de brûlés par an.
La plupart s'ébouillantent avec des liquides, d'autres sont victimes d'incendies, du réseau électrique défaillant ou de brûlures chimiques.
- "Problèmes chroniques" -
A Gaza, les brûlures sont un "problème sanitaire chronique", estime l'ONG Médecins sans frontières (MSF) qui a vu le nombre de grands brûlés augmenter ces dernières années dans ses cliniques, passant de 3.675 en 2019 à plus de 5.500 l'an passé. La plupart sont des enfants de moins de cinq ans.
MSF mène un projet qui fournit aux grands brûlés des masques thérapeutiques 3D créés sur mesure grâce à un ordinateur. Avec des sangles réglables qui le maintiennent sur le visage, le masque exerce une pression sur la peau et facilite la cicatrisation.
Ce masque est une solution dans un territoire où le matériel est "cher et difficile à trouver", explique le Dr Abed al-Hamid Qaradaya, en charge de la kinésithérapie pour la clinique MSF.
Celle-ci a été endommagée par un raid aérien israélien l'an passé lors d'une nouvelle guerre avec le Hamas, qui contrôle ce territoire palestinien.
Pour expliquer le nombre de grands brûlés, l'ONG blâme notamment les conditions de logement "dangereuses" dans l'enclave, où de "nombreuses personnes vivent dans des maisons surpeuplées, insalubres, sans accès suffisant à l'électricité et au chauffage", estime MSF.
Le Dr Assar de l'hôpital al-Chifa pointe lui aussi le réseau électrique défaillant: nombre d'enfants jouent avec des prises abîmées et d'autres habitants manipulent parfois des générateurs défectueux.
Un autre médecin, Medhat Saidam, se rappelle aussi de plusieurs "catastrophes", évoquant notamment des incendies déclenchés par des bougies non surveillées, l'un d'eux ayant tué six membres d'une même famille.
- Tentatives de suicide -
Mais ces accidents sont moins nombreux, souligne-t-il, grâce à un meilleur approvisionnement en électricité. Selon l'ONU, les Gazaouis ont reçu en moyenne 12 heures d'électricité par jour cette année, contre sept il y a cinq ans.
Avec l'arrivée de l'hiver, les médecins craignent un nouvel afflux de brûlés, les habitants de Gaza utilisant souvent des moyens dérisoires pour se chauffer, note le Dr Saidam de l'hôpital al-Chifa.
Il souligne la gravité des "problèmes économiques" de la population dans ce territoire où le taux de chômage avoisine 50%, et affirme avoir constaté une hausse des tentatives de suicide.
Dans son unité, un patient de 20 ans a tenté de s'immoler par le feu. Cela fait deux mois qu'il est hospitalisé.
Pour Dina Khila, mère d'un garçon de quatre ans qui s'est brûlé en renversant un plat, il ne faut pas sous-estimer l'impact psychologique des brûlures.
"Il me veut toujours à ses côtés et est devenu très sensible", raconte-t-elle aux côtés de son fils Yasser, qu'une sucette peine à réconforter.
P.Silva--AMWN