-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
-
Bourses mondiales: la facture de l'IA plombe Wall Street
-
Biodiversité: à quelques heures de la fin de la COP17, peu d'optimisme sur un consensus
-
Mobilisation sociale: sécurité "amplifiée" samedi pour de nouvelles manifestations
-
Espagne : l'identification des victimes de la collision ferroviaire face à l'angoisse des familles
-
BP quadruple ses bénéfices grâce aux prix des carburants
-
Rugby: "s'y filer" ou se défiler, quand les staffs mettent la main à la pâte
-
L'hypothèse de leur vie renversée par une IA ? Trois maîtres de l'informatique témoignent auprès de l'AFP
-
Inde: assailli de critiques, le parc animalier géant de Vantara promet de se réinventer
-
Italie: des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sous haute surveillance
-
Manifestations de samedi à Paris : les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits
-
Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
-
"Les conduire à destination en vie" : les chemins de fer ukrainiens sous les drones russes
-
Zhang Shengmin, le Monsieur propre de l'armée chinoise promu au Politburo
-
Les ports français et européens perturbés par une grève des dockers
-
En France, le PIB recule au 3ème trimestre et "l'économie française est à l'arrêt"
-
La pollution due aux incendies a tué 3.560 Indonésiens en septembre
-
"Ils nous ont tués": le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce sa fermeture
-
La Bourse de Paris hésite, de nombreux résultats à digérer
-
En Syrie, les chauffeurs de taxi se tournent vers l'électrique face à la flambée du pétrole
-
Angleterre: une ONG lève 30 millions de livres pour transformer un immense domaine en sanctuaire de biodiversité
-
Entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la destruction de forêts met à l'épreuve les efforts de paix
Basket: décès de Jerry West, le "logo" de la NBA
Personnage tourmenté qui fut poursuivi toute sa vie par la dépression, Jerry West, décédé mercredi à 86 ans, a marqué la NBA grâce à son talent de scoreur, au point de servir de modèle au logo officiel de la ligue à partir de 1969.
Il était l'"incarnation de l'excellence du basket", a affirmé le club des Los Angeles Clippers, qu'il avait rejoint en 2017 comme consultant, sans dévoiler les causes de son décès. Le commissionnaire de la NBA Adam Silver a lui salué dans un communiqué un "génie du basket" et "une figure majeure de notre ligue depuis plus de 60 ans".
La légende de la balle orange Michael Jordan a regretté la perte "d'un ami, un mentor, comme un grand frère dont je chérissais l'amitié et les connaissances".
Star actuelle des Los Angeles Lakers, club de toujours de Jerry West, LeBron James a salué un "ami cher": "nos conversations vont sincèrement me manquer".
Meurtri par une enfance difficile, Jerry West le fut aussi par une incroyable série de sept échecs en finale de NBA. Le titre suprême finalement décroché avec les Lakers, deux ans avant la fin de sa carrière (1960-1974), ne compensa pas les frustrations du passé.
"Il y a un gouffre dans mon cœur qui ne pourra jamais être comblé", disait ce redoutable shooteur, dont l'un des rares moments de pur bonheur fut la médaille d'or olympique gagnée à Rome aux côtés d'une autre future légende du basket, Oscar Robertson.
Cet arrière/meneur (1,91 m) avait l'irremplaçable talent de marquer dans les moments chauds. "On n'a jamais vu un joueur aussi +clutch+ (accrocheur)", disait son coéquipier Pat Riley, qui fut par la suite un grand entraîneur.
- Huit défaites en neuf finales -
Il termina sa carrière à plus de 27 points de moyenne par match, à une époque où le tir à trois points n'existait pas. Quatorze fois sélectionné au All-Star Game, il était aussi un excellent défenseur.
West était né en 1938 à Cabin Creek, un village de Virginie Occidentale, dans une famille de six enfants où il était battu par son père.
En 1951, à l'âge de 13 ans, il fut traumatisé par la mort de son frère aîné à la Guerre de Corée. Il se réfugia dans la solitude, le mutisme et... le basket, chaque jour pendant des heures.
A l'université, West perdit avec West Virginia en finale de la NCAA contre California, la première d'une longue série de désillusions.
Recruté en 1960 par les Lakers, qui venaient de déménager de Minneapolis à Los Angeles, il forma un duo flamboyant avec un autre grand joueur, Elgin Baylor. Mais à six reprises, ses espoirs se fracassèrent sur l'invincible équipe des Boston Celtics de Bill Russell. Jusqu'à la fin de sa vie, il détesta se rendre dans la grande cité du Massachusetts.
- "General manager" à succès -
Son prestige personnel ne cessa de monter, mais la consécration collective le fuyait. En 1965, il établit un record dans une série de play-offs en marquant 46 points de moyenne en demi-finale contre Baltimore. En 1969, il fut le seul joueur de l'histoire à être élu MVP de la série finale en l'ayant perdue, grâce notamment à ses 42 points lors du match 7 fatal. "C'était affreux, je voulais vraiment arrêter le basket, c'était trop douloureux", dit-il plus tard.
En 1969 la NBA créa son logo actuel, silhouette de Jerry West, inspiré d'une photographie du champion au dribble lors d'un match.
Après les Celtics, les New York Knicks devinrent ses grands rivaux lors de trois finales en quatre ans au début des années 1970. À la deuxième (sa huitième au total!), avec le renfort de la superstar Wilt Chamberlain (arrivée en 1968), West souleva enfin le trophée tant convoité.
Après sa retraite de joueur en 1974, il entraîna les Lakers de 1976 à 1979 puis entra dans l'encadrement et devint manager général à partir de 1982 pendant deux décennies qui correspondirent à l'époque dorée de la franchise (8 titres entre 1980 et 2002). Ce fut lui notamment qui orchestra les recrutements fructueux de Kobe Bryant puis de Shaquille O'Neal.
Il rejoignit ensuite les Warriors de Golden State comme membre du conseil d'administration (2011-2017), avec qui il aura gagné deux titres NBA, puis les Clippers en 2017.
En 2011, marié et père de cinq enfants, il présenta une image très sombre de lui-même dans une autobiographie intitulée "My charmed, tormented life (Ma vie bienheureuse et tourmentée)", où il se décrivait comme une "personne distante, insondable et imprévisible" que ses "démons intérieurs" avaient toujours empêché d'apprécier ses réussites.
O.Norris--AMWN