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Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
Une semaine après avoir illuminé la planète foot, le Bayern et le Paris SG ont rendez-vous mercredi (21h00) à Munich pour le deuxième acte d'une demi-finale déjà légendaire de Ligue des champions, avec un billet à décrocher pour la finale.
Pour cette double confrontation entre les deux meilleures équipes d'Europe, la magie avait été au rendez-vous il y a huit jours dans un Parc des Princes en fusion derrière son PSG, alors que le Bayern espère cette fois compter sur le soutien de ses 75.000 spectateurs pour renverser la rencontre.
A la clef de cette nouvelle représentation des artistes du match aller, une place en finale le 30 mai à Budapest dans la Puskas Arena contre Arsenal, qui a éliminé l'Atlético mardi soir dans la première demi-finale (1-0, 1-1 à l'aller).
Tenant du titre, le PSG retrouve l'Allianz Arena, théâtre de son premier sacre européen il y a un peu moins d'un an (31 mai 2025) contre l'Inter Milan (5-0), avec un petit but d'avance, après sa spectaculaire victoire 5 à 4 mardi dernier.
Un avantage tellement mince que le scenario complètement dingue du match aller, véritable ode au football d'attaque mené sur un rythme fou avec des joueurs offensifs d'une extrême efficacité des deux côtés, prenant le pas sur les défenses, n'est pas totalement à exclure.
- "Même match, voire pire" -
"On s'attend au même match, voire pire", a appuyé mardi Warren Zaïre-Emery, "ce n'est pas dingue, c'est ce qui va se passer, ce sera le même match avec la même intensité, et ce sera à nous de mettre le même rythme et d'essayer de calmer le match".
La philosophie de jeu des deux entraîneurs, Luis Enrique et Vincent Kompany, résolument portée vers l'attaque, plaide en tous cas en faveur d'une nouvelle nuit de folie.
"A partir du moment où eux décident de faire ce qu'ils ont fait toute cette année, et la saison passée dans ce même stade quand ils ont remporté la finale de la Ligue des champions, il est possible que le match ait une physionomie similaire", a estimé Vincent Kompany.
"On va devoir être plus compétitif que jamais. On va essayer de vaincre l'ambiance et une équipe qui joue un football sensationnel", a souligné Luis Enrique, faisant le parallèle avec les matches de tennis de Rafael Nadal contre Roger Federer ou Novak Djokovic, où l'Espagnol voyait une motivation pour s'améliorer.
- "Scénario passionnant" -
"Ce sera un match de très haut niveau entre les deux meilleures équipes d'Europe, et avec l'idée d'arriver en finale. C'est un scenario passionnant pour tout le monde", a ajouté le natif de Gijon, qui devra faire sans Achraf Hakimi ni le gardien remplaçant Lucas Chevalier (blessés), même s'ils feront le voyage à Munich pour soutenir leurs coéquipiers.
Le PSG dispute sa cinquième demi-finale sur les sept dernières saisons, signe de son enracinement parmi le gratin du foot européen.
Voir Budapest à la fin du mois peut lui permettre de rejoindre un club select de sept équipes, dont le Real Madrid, Liverpool ou le Bayern, qui ont disputé deux finales consécutives de Ligue des champions depuis 1993 et la nouvelle version de la compétition.
Cela validerait surtout encore plus le projet du PSG, qui s'appuie désormais sur un collectif, sans réelle megastar après la période Neymar-Mbappé-Messi.
Paris est à présent tout aussi fort au Parc qu'à l'extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l'insouciance de sa jeunesse. Le quart de finale retour il y a trois semaines à Liverpool (victoire 2-0) en est le meilleur exemple.
Sextuple champion d'Europe, le Bayern vise lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020 (après 1974, 1975, 1976, 2001 et 2013), une victoire contre le... PSG (1-0) sur un but de Kingsley Coman dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid-19.
"On ne va pas changer notre style de jeu et notre ADN, on a été trop performants jusque-là pour ça", a prévenu le milieu de terrain du Bayern Joshua Kimmich.
Verdict en fin de soirée.
O.Norris--AMWN