-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Trump attribue la défaite républicaine à la guerre en Iran
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
En Inde, la préservation des tigres est bénéfique au climat
Parce qu'ils limitent la déforestation, les programmes de protection des tigres en Inde favorisent le stockage naturel du carbone, indispensable dans la lutte contre le réchauffement climatique, selon une étude parue jeudi.
Les trois quarts des populations de tigres sauvages, une espèce menacée à travers le monde, vivent en Inde. La destruction de leur habitat naturel, due au développement urbain et à la déforestation, y a décimé les populations: environ 40.000 "Panthera tigris" (dont les tigres du Bengale) arpentaient les forêts du pays au moment de son indépendance en 1947, pour tomber à 1.500 en 2006, avant de remonter à plus de 3.000 individus en 2023, selon le dernier recensement officiel.
Pour enrayer la chute, l'autorité chargée de la conservation des tigres en Inde (NTCA) a désigné 52 réserves naturelles. Ces sites à protection renforcée sont tenus de réglementer l'exploitation forestière, réduire la déforestation et développer des moyens de subsistance alternatifs pour les - nombreuses - communautés vivant à proximité de ces carnivores sauvages.
Les plus grands des félins ont un atout de poids, celui de figurer parmi les "espèces parapluie", celles dont l'espace vital très vaste. "En les protégeant, on protège en même temps les forêts et l'extrême diversité de faune sauvage qu'elles abritent", dit à l'AFP Aakash Lamba, chercheur à l'Université de Singapour, principal auteur de l'étude publiée dans Nature Ecology and Evolution.
Or l'écosystème forestier est l'un des principaux puits de carbone naturel de la planète car il séquestre le CO2 dans les arbres et le sol. Sa préservation est donc un outil crucial pour lutter contre le réchauffement climatique alors que le géant sud-asiatique, troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre, s'est engagé à baisser ses émissions carbone.
Pour Aakash Lamba, qui a grandi en Inde, la résolution de la crise climatique et de la crise de la biodiversité ne sont pas des questions distinctes. Il a donc voulu recueillir des "preuves tangibles" d'un lien entre protection de la faune et émissions de carbone.
Lui et ses équipes des universités de Singapour et de Princeton (Etats-Unis) ont fait appel à la méthode dite à "contrôle synthétique", utilisée en statistiques pour mesurer l'impact des politiques publiques en comparant les taux de déforestation dans les réserves spécifiquement dédiées aux tigres, à des zones abritant aussi des félins, mais moins strictement protégées.
- Bénéfices pour l'économie -
Résultat: entre 2001 et 2020, l'ensemble des aires étudiées (162) ont perdu plus de 61.000 hectares de forêt. Plus de 75% de cette déforestation est survenue dans les zones sans protection spécifique, comme le sanctuaire de Kotgarh (est de l'Inde) amputé à lui seul de 9.000 ha.
A l'inverse, dans 45 réserves de préservation des tigres, la déforestation a été bien inférieure: près de 6.000 hectares de perte nette ont été évités, ce qui correspond à environ 1 million de tonnes de CO2 évitées.
Cette trajectoire est plus nettement marquée dans les réserves du centre de l'Inde particulièrement "performantes" en la matière. L'étude cite en exemple celle de Nawegaon-Nagzira qui a développé une "connectivité écologique" entre les parcelles de forêt, avec des corridors favorisant les mouvements des différentes populations de tigres. Une stratégie "cruciale pour le brassage génétique qui assure la survie de l'espèce à long terme", explique Aakash Lamba.
Il souligne l'apport de ces politiques pour l'économie du pays, frappé de plein fouet par les conséquences du changement climatique, notamment dans le secteur agricole: le "coût social" du carbone s'y élève à 86 dollars par tonne émise. Selon l'étude, 92 millions de dollars seraient donc "économisés" grâce aux émissions évitées.
En crédit carbone, cela représenterait 6 millions de dollars, soit le quart du budget annuel consacré à la conservation des tigres.
"Cela démontre que les investissements dans la protection de la biodiversité préservent non seulement les écosystèmes et la faune sauvage mais bénéficient aussi à la société", commente le scientifique.
Ses conclusions vont dans le même sens qu'une étude parue en mars dans Nature Climate Change, montrant que la protection ou la réintroduction d'une poignée d'espèces sauvages à travers le monde (baleines, loups, loutres, gnous...) pourrait faciliter la capture de 6,4 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an, essentielle pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris.
A.Jones--AMWN