-
L'économie française a rebondi au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,2%
-
Les Bourses européennes ouvrent prudemment après une série de résultats d'entreprises
-
BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
-
Japon: les survivants du séisme face à la chaleur et à la crainte de nouvelles secousses
-
Jeux du Commonwealth: le petit-fils d'Idi Amin Dada disqualifié de son combat de boxe
-
Séisme au Japon: le bilan monte à 30 morts, les survivants face à la chaleur
-
Optimisme en Gironde avec un mégafeu "stabilisé" et une météo "favorable"
-
Singapour: simple amende pour un Français poursuivi pour une paille léchée
-
Ukraine: huit morts dans des bombardements russes, dont six d'une même famille
-
Séisme au Japon: le bilan monte à 28 morts
-
Mégafeu en Gironde: en sous-sol, un "feu zombie" qui risque de couver plusieurs mois
-
La folle jeunesse de la Voie lactée racontée par une "archéologue galactique" auréolée d'un prix
-
IA: pourquoi Doctolib va-t-il utiliser nos données de santé pour des recherches scientifiques ?
-
Cinq choses à savoir sur la Crimée, une péninsule annexée par la Russie
-
Le long d'un Danube asséché, bateaux échoués et pêcheurs sans travail
-
Drones, blackouts et bains de mer: l'été en trompe-l'oeil de la Crimée annexée
-
L'Insee dévoile la croissance française du 2e trimestre, après un recul au 1er trimestre
-
Les Etats-Unis reprennent leurs bombardements sur l'Iran
-
Le mégafeu dans le sud-ouest de la France n'a "pas progressé", espoir d'accalmie pour jeudi
-
Un labo de meth démantelé place le Nigeria sur la carte du trafic de drogue international
-
Nouvelles frappes américaines en Iran après les avertissements de Trump
-
Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed, les taux obligataires s'envolent
-
Le mégafeu de Gironde n'a "pas progressé", un retour à la "normale" envisageable
-
Trump avertit qu'il va frapper "fort" l'Iran
-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
-
La Bourse de Paris finit en baisse, entre résultats, Moyen-Orient et tech en recul
-
Après un remaniement chaotique, le chancelier allemand promet de "mieux faire"
-
L'ex-conseiller Covid Anthony Fauci refuse de répondre à nouveau au Sénat américain
-
La canicule est de retour et se déplace vers le Sud-Est
-
Airbus retrouve de l'élan après un début d'année poussif dans les livraisons d'avions
-
Stations-service, pharmacies, ports... Cuba ouvre de nombreux secteurs au privé
-
Chikungunya: un premier cas autochtone identifié cette saison en France
-
Megafeu: sur la presqu'île huppée du Cap-Ferret, les derniers irréductibles
-
La sécheresse frappe les Balkans, le Danube au plus bas en Serbie
-
Le gouvernement souhaite créer une "filière" des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies
-
Les marchés encaissent une flambée des prix du pétrole et une vague de ventes dans la tech
-
Levée de boucliers contre la Fifa, sommée de renoncer aux investissements privés
-
Trump avertit qu'il va frapper "fort" l'Iran, après des attaques contre des bases américaines
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par l'envolée du pétrole
-
Accusée d'être une "propagandiste" du Kremlin, la chroniqueuse russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d'expulsion
-
Xenia Fedorova, la Russe que la France veut expulser
-
En Gironde, le mégafeu à la merci de la chaleur et des vents
-
La canicule est de retour, jusqu'à 42°C dans le Sud-Ouest
Surexploitée, la précieuse mangrove kényane "se relève" grâce aux habitants
Le long d'une rive balafrée par la déforestation, Joseph Mwandenge Mangi désigne un palétuvier solitaire, espèce d'arbre autrefois abondante dans l'estuaire où le puissant fleuve Sabaki rencontre l'océan Indien: "C'est le dernier. Il n'y en a plus".
Pour les habitants de cette zone de la côte orientale du Kenya, cet arbre miraculé est un rappel du travail à mener pour retrouver l'équilibre naturel brisé par des décennies de surexploitation.
Durant des générations, les communautés locales ont puisé dans les richesses naturelles offertes par le Sabaki: bois, bois de chauffage, eau douce, fruits de mer, terres agricoles fertiles, plantes pour la médecine traditionnelle...
Entretenue, cette zone humide côtière recèle de nombreux atouts face au changement climatique: stockage du carbone, filtrage de la pollution de l'eau, protection naturelle contre les phénomènes météorologiques extrêmes et la montée du niveau de la mer.
Mais des années d'exploitation incontrôlée ont infligé de terribles dégâts aux mangroves, vasières, bassins d'eau douce et dunes de sable qui jalonnent l'embouchure du deuxième plus long fleuve du Kenya.
Le bois de mangrove -utilisé de manière durable pendant des siècles pour construire des maisons traditionnelles swahili- a été massivement utilisé pour soutenir l'essor rapide des villes, comme la cité balnéaire voisine de Malindi.
Pour pêcher, les habitants ont notamment utilisé des moustiquaires qui ont piégé jusqu'à la plus petite des espèces marines.
- Allié naturel -
"Le paysage a changé. À l'époque, nous avions une immense forêt avec des éléphants et des singes", raconte Francis Nyale, un des chefs communautaires âgé de 68 ans, debout au milieu d'une clairière de souches de mangrove noueuses.
Un peu plus loin en aval, là où les eaux brunes du Sabaki rencontrent les vagues bleues de l'océan, une équipe de bénévoles plante de jeunes arbres de mangrove le long de la rive.
Depuis plusieurs années, des habitants ont choisi de redonner vie, arbre par arbre, à l'estuaire meurtri.
Ils en ont planté des dizaines de milliers, oeuvrant à la renaissance de forêts, estime Francis Kagema, le coordinateur régional du groupe de protection de l'environnement Nature Kenya.
Et ces efforts donnent de premiers signes de réussite.
Accroupi au milieu d'un bosquet d'arbres, Francis Kagema montre des grappes de minuscules pousses vertes jaillissant du sol sombre, preuve d'une régénération naturelle, d'un écosystème en voie de guérison.
"S'agissant des mangroves, leur capacité à se relever (...) et à repeupler leurs zones d'autrefois est assez encourageante", souligne-t-il.
Les mangroves sont précieuses pour la planète: leurs arbres peuvent absorber cinq fois plus de carbone que les forêts terrestres et agissent comme une barrière contre les tempêtes et l'érosion.
Protéger les mangroves coûte 1.000 fois moins cher au kilomètre que de construire des digues, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui parraine le projet de restauration du Sabaki.
"Des zones humides saines - cruciales pour atténuer le changement climatique, pour la biodiversité, la santé et la prospérité humaines - rapportent bien plus qu'elle ne coûtent", estime Leticia Carvalho, coordinatrice principale du PNUE pour les eaux marines et douces.
- Diplomatie locale -
Au-delà des bénéfices environnementaux, elles offrent des avantages économiques.
Selon le PNUE, un hectare de mangrove peut fournir l'équivalent de 33.000 à 57.000 dollars par an (30.000 à 52 000 euros) de services économiques.
À Sabaki, les guides locaux complètent leurs revenus en amenant visiteurs et groupes scolaires observer les hippopotames et les oiseaux qui peuplent l'estuaire.
Des travaux sont également en cours pour améliorer les installations touristiques et développer l'apiculture traditionnelle.
Convaincre les quatre villages des environs de l'estuaire de l'intérêt de défendre l'environnement nécessite de la diplomatie, souligne Joseph Mwandenge Mangi, qui dirige un groupe communautaire de protection de l'estuaire.
Ils travaillent avec les pêcheurs pour qu'ils abandonnent les pratiques non-durables et les gardes forestiers bénévoles qui surprennent des bûcherons dans l'estuaire gèrent les infractions en interne pour ne pas braquer les populations.
"Nous ne les emmenons pas à la police. Nous leur parlons. Nous voulons qu'ils comprennent qu'il y a quelque chose de bénéfique dans ces arbres plutôt que de les couper", explique Mangi.
Selon Jared Bosire, chef de projet dans un groupe de protection de l'océan Indien baptisé Convention de Nairobi, la communauté du Sabaki fait la preuve que les approches locales de défense de l'environnement apportent des bénéfices mutuels.
"Nous avons l'espoir que les leçons tirées pourront être reproduites ailleurs", estime-t-il.
Plus de 80% des mangroves ont déjà disparu le long des parties occidentales de l'océan Indien. "Si nous n'avons pas ces arbres", affirme Mangi, "nous perdons notre patrimoine".
C.Garcia--AMWN